Nous tenons (avec Aristote, ou Hegel, Compte aussi bien) que la philosophie n'existe que du système, que par là, seulement, elle n'est pas une pratique quelconque de transformation de soi. Que toute philosophie, s'il en est une encore possible, se doit donc " exposer " (aux deux sens reçus) selon les trois intérêts où la Raison reconnaît son devoir. Celle qui prend, en ce livre ? ce risque sur soi, propose trois maîtres-mots : constitution, négation, symphonie. Pour chacun d'eux choississant l'une des déterminations dont il est susceptible, choix qui s'avèrent s'entre-exprimer, sinon se commander, en une sorte qu'une orientation s'en désigne. - Constitution, en effet, s'affirme, ou non, toute : si on élit le second énoncé, quelque chose d'elle choit, que la négation seule relève. - Négation, cependant se dit en deux sens, selon que simplement elle nie, ou bien qu'elle suraffirme. - Symphonie, enfin, peut-être éclectisme, accord déréglé, ou hiérarchie. - C'est comme veut la " division ", le terme de droite qu'on a toujours posé. - Ni la constitution n'est toute ni la négation simple ni la symphonie sans principe. - A ces trois décisions nouées tient la véracité, comme parti pris du Réel, qu'il faut éprouver à la théorie, à la pratique, à l'esthétique.
Nombre de pages
375
Date de parution
01/02/1993
Poids
410g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782864321637
Titre
LA VERACITE. Essai d'une philosophie négative
Auteur
Lardreau Guy
Editeur
VERDIER
Largeur
141
Poids
410
Date de parution
19930201
Nombre de pages
375,00 €
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Abandonnant provisoirement le genre du pur traité, Lardreau a écrit là un texte de {fiction} qui tient à la fois du roman et du théâtre, et qui se propose de mettre en scène et en figures un certain nombre de thèses politiques et théoriques. De ce point de vue, {la Mort de Joseph Staline} peut être considéré comme un contrepoint littéraire et bouffon aux thèses de {l'Ange}, des {Maîtres penseurs} ou de {la Barbarie à visage humain}. Ce qui, ailleurs, s'exprime philosophiquement est, là, mis à la portée de tous dans une prose fulgurante et parfois désopilante.On y découvre un Staline plus vrai que nature, personnage tragique et comique à la fois, barbare et grotesque, sanguinaire et truculent, philosopheur et analphabète. On y retrouve l'univers des procès, des camps, de la répression, le marxisme aussi, dont l'auteur estime qu'il est au fondement du stalinisme. Drame shakespearien du totalitarisme moderne...
Ce n'est pas livre sur Deleuze mais, à son occasion, quelques réflexions simplement. Et puisqu'il fut " historien de la philosophie ", on s'intéresse d'abord à la drôle de façon dont il usa de cette discipline - elle-même, au reste, assez drôle -, qui longtemps lui fit masque, derrière quoi il put retarder l'offre de ses propres pensées. Qu'il y fallût, comme on montre, la manière et l'art exquis du faussaire importe moins, somme toute, que la question que soulève la possibilité même de ce retard qu'est-ce, en effet, que la philosophie en personne, pour tolérer que son exercice soit différé ? Comme les histoires de Deleuze, ensuite, s'inventent grâce à plusieurs catégories dont il est douteux que la métaphysique ne les rencontre pas nécessairement (immanence, multiplicité, vie, etc.), il était certainement opportun d'évaluer celles-ci, jusqu'aux conséquences vulgaires qu'elles emportent, et de peser, à rebours, les effets qui engendrent les catégories directement hostiles (transcendance, unité, dialectique, etc.). Si bien que, parti pourtant d'un pas prudent, on a dû arriver à quelques décisions un peu brutales - dont heureusement un nom simple, après tout, résume et paraphe le choix : matérialisme.
Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
L'héroïne de Boulder gagne sa vie comme cuisinière sur un vieux navire marchand. C'est la situation parfaite : la solitude, le provisoire, une cabine et l'océan, un port où rencontrer des femmes. Jusqu'à ce qu'un jour l'une d'entre elles réussisse à l'arracher à la mer et à l'entraîner dans l'aventure d'une procréation assistée. Qu'est-ce que la maternité va provoquer chez cette femme qu'elle a rencontrée dans un bar en Patagonie ? Et elle, acceptera-t-elle de se laisser enfermer entre les quatre murs d'une maison pour faire mentir le surnom de Boulder que lui a donné son amoureuse, et qui désigne des grandes roches isolées au milieu du paysage dont personne ne sait d'où elles viennent ni pourquoi elles sont là ? Le ton ironique, les évocations érotiques sans fausse pudeur, le style implacable et vibrant comme le personnage, tout contribue à faire de ce deuxième roman un texte rebelle intense et poétique.