A l'historien, le philosophe demande d'abord : l'histoire, comme discours, se soutient-elle d'un réel, évanoui certes, mais qu'il s'agit de restaurer ? Ou bien l'histoire, comme objet, n'est-elle suscitée que du discours qui la nomme, dont le "réel" s'épuise en la cohérence du rêve bien lié de l'historien ? Une chose, alors, est ce que celui-ci articule sur son discours, où le nominalisme s'impose ; une autre, ce qu'il relève en l'exercice d'un métier, où le réalisme est requis. Restituant les façons dont les gens ont pensé, il admet que des noms ont été réellement proférés. Cette convention, par quoi surgit une positivité, renvoie à son tour à une éthique de la connaissance. C'est à ce souci éthique que s'attachent ces Dialogues, également indispensables aux philosophes et aux historiens.
Nombre de pages
215
Date de parution
11/10/2013
Poids
265g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782361650421
Titre
Dialogues avec Georges Duby
Auteur
Lardreau Guy ; Duby Georges
Editeur
PETITS PLATONS
Largeur
121
Poids
265
Date de parution
20131011
Nombre de pages
215,00 €
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Abandonnant provisoirement le genre du pur traité, Lardreau a écrit là un texte de {fiction} qui tient à la fois du roman et du théâtre, et qui se propose de mettre en scène et en figures un certain nombre de thèses politiques et théoriques. De ce point de vue, {la Mort de Joseph Staline} peut être considéré comme un contrepoint littéraire et bouffon aux thèses de {l'Ange}, des {Maîtres penseurs} ou de {la Barbarie à visage humain}. Ce qui, ailleurs, s'exprime philosophiquement est, là, mis à la portée de tous dans une prose fulgurante et parfois désopilante.On y découvre un Staline plus vrai que nature, personnage tragique et comique à la fois, barbare et grotesque, sanguinaire et truculent, philosopheur et analphabète. On y retrouve l'univers des procès, des camps, de la répression, le marxisme aussi, dont l'auteur estime qu'il est au fondement du stalinisme. Drame shakespearien du totalitarisme moderne...
Nous tenons (avec Aristote, ou Hegel, Compte aussi bien) que la philosophie n'existe que du système, que par là, seulement, elle n'est pas une pratique quelconque de transformation de soi. Que toute philosophie, s'il en est une encore possible, se doit donc " exposer " (aux deux sens reçus) selon les trois intérêts où la Raison reconnaît son devoir. Celle qui prend, en ce livre ? ce risque sur soi, propose trois maîtres-mots : constitution, négation, symphonie. Pour chacun d'eux choississant l'une des déterminations dont il est susceptible, choix qui s'avèrent s'entre-exprimer, sinon se commander, en une sorte qu'une orientation s'en désigne. - Constitution, en effet, s'affirme, ou non, toute : si on élit le second énoncé, quelque chose d'elle choit, que la négation seule relève. - Négation, cependant se dit en deux sens, selon que simplement elle nie, ou bien qu'elle suraffirme. - Symphonie, enfin, peut-être éclectisme, accord déréglé, ou hiérarchie. - C'est comme veut la " division ", le terme de droite qu'on a toujours posé. - Ni la constitution n'est toute ni la négation simple ni la symphonie sans principe. - A ces trois décisions nouées tient la véracité, comme parti pris du Réel, qu'il faut éprouver à la théorie, à la pratique, à l'esthétique.
Un petit cafard angoissé nommé Martin part à l'aventure dans le corps de Heidegger. Sur les bords du rein, dans un univers de côtes et de chair peuplé par des fourmis fanatiques, des machines devenues folles et des vers poètes, qui saura lui dire pourquoi il existe?
Athènes, 51 après J.C. Un curieux voyageur débarque au port du Pirée. Sur la route qui le mène au centre de la ville, il voit défiler des monuments funéraires, des statues de héros, et même un hôtel dédié au dieu inconnu. Le voyageur s'appelle Paul de Tarse, et ce dieu inconnu, c'est lui qu'il est venu annoncer. Un jeune homme d'Athènes rencontré à l'Aréopage, nommé Denys, décidera de partir à la recherche de ce dieu.
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