Oruno D. Lara est un historien connu pour ses travaux qui opèrent une véritable rupture avec une vision traditionnelle de l'histoire. Ses recherches l'ont conduit à porter sur le monde au présent un regard critique qui révèle une histoire longtemps méconnue ou ignorée : traites négrières, systèmes esclavagistes, systèmes coloniaux, destruction des systèmes. Dans ce livre d'entretiens, Oruno D. Lara évoque sa jeunesse en Guadeloupe, explique sa formation d'historien associant mathématiques et sciences humaines, musique et littérature, son parcours de chercheur universitaire atypique. Un dialogue croisé dans lequel les deux historiens fondateurs du Centre de Recherches Caraibes-Amériques, Oruno D. Lara et Inez Fisher-Blanchet, exposent avec clarté et lucidité leurs conceptions d'une histoire spatiale des Caraïbes-Amériques aux dimensions multiples.
Nombre de pages
260
Date de parution
15/01/2008
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296049321
Titre
Tracées d'historien
Auteur
Lara Oruno D. ; Fisher-Blanchet Inez
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
280
Date de parution
20080115
Nombre de pages
260,00 €
Disponibilité
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Combien sont-ils à s'obstiner à glorifier Mortenol en voulant imposer un mythe. Mortenol pour eux, sert d'oriflamme aux cavalcades meurtrières des conquêtes européennes en Afrique, à Madagascar et en Indochine. Ils veulent mettre un nom, "Commandant Mortenol", sur l'impasse de la colonisation et masquer ainsi les crimes perpétrés... L'historien guadeloupéen expose les conclusions de ses investigations : l'origine du patronyme, la famille, l'enfance en Guadeloupe, la carrière dans la marine et, pendant la Grande Guerre, ses fonctions à la Défense Contre-Aéronefs du Camp Retranché de Paris.
La terre de Guadeloupe est " riche e! fertile ", nos " voisins nous l'envient ". Sa jeunesse " atteint l'excellence en de nombreux domaines " et ".s'exporte dans le monde entier ". Son esprit d'entreprise est " audacieux et dynamique ". Elle se classe " parmi les premières régions de France pour la création d'entreprises ". Elle fait " rayonner bien au-delà de ses petites frontières " ses artistes et ses sportifs. Que demander de mieux ? Nous vivons dans un paradis et nous l'ignorions ! La Guadeloupe est-elle ce paradis que décrit la brochure publiée en 2011 sous l'égide du congrès des élus départementaux et régionaux, qui propose à notre réflexion un " projet de société " et une " société de projets " ? A travers un texte limpide, Oruno D. Lara, historien, répond à cette enquête en cours. II utilise sa méthode scientifique pour traquer les contradictions et repenser les ambitions du texte officiel émanant des élus. Alors que la mondialisation étend ses grandes ailes, Oruno D. Lara invite à reconsidérer la Guadeloupe sous les décombres du système colonial et du système esclavagiste. Pour sortir des maux actuels, il n'offre pas de solution miracle ni ne cherche à brouiller les pistes réelles, en se réfugiant dans le cadre confortable et sécurisant de l'assimilation. Il s'emploie à penser historiquement l'archipel et son voisinage dans la galaxie caraïbe.
Cet ensemble d'études consacrées à la Méditerranée des Caraïbes décrypte les années 1759-1770. Elles constituent le prologue d'un processus de révoltes, de destruction du système esclavagiste, l'affirmation d'une volonté d'indépendance qui balaient le champ d'îles et les portions continentales, sonnant la fin du vieux monde colonial aristocratique. Avec la guerre de Sept Ans débute une séquence historique dans la serre chaude des Caraïbes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...