Dans la petite ville de Bruance, elle-même personnage de ce récit, Sylvestre, à peine remis d'une infection invalidante, enseigne la peinture aux "Soyeux", la petite académie des arts. S'il a fait son deuil des lointains et des carnets de voyage, Sylvestre, dans une bourgade où l'ennui guette, ne perd pas le sentiment de l'autre rive. Son attention est durablement retenue par des enfants qui ont récemment migré, depuis le Caucase, et dont il découvre, dans son atelier, les aspirations. Les échanges réactivent son goût de l'errance et des cultures. Saurait-il se lancer dans l'apprentissage d'une langue rare et difficile pour communiquer, lorsque l'élève ne possède pas un mot de français ? Et ainsi s'aventurer dans un voyage virtuel et initiatique ? Dans cette invitation au voyage, nous retrouvons l'univers de Gérard Laplace et ses thèmes privilégiés : l'enracinement et le périple imaginaire, la rencontre et l'euphorie, la rêverie de la langue, déjà présents dans La pierre d boire, La façon des Insulaires, Child on board (Orizons) ou Le village et son nom (A pierre vue). Autant de récits qui, d'un trait délicat, dessinent en creux l'autoportrait de l'auteur.
Nombre de pages
216
Date de parution
28/06/2021
Poids
343g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791030902723
Titre
L'abricotier
Auteur
Laplace Gérard
Editeur
ORIZONS
Largeur
155
Poids
343
Date de parution
20210628
Nombre de pages
216,00 €
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François est "géographe imaginaire" s'amusent ses pairs... Peut-être parce que sa géographie est romanesque, qu'il inspire de curieuses thèses à ses étudiants... Voyageur, il a deux complices avec lesquels il s'aventure hors des sentiers battus. Mais le jour où François fait l'acquisition d'une maison, ses horizons vont se bouleverser. Ce livre peut se lire comme un récit de voyage, un roman de formation, un manuel de toponymie initiatique, une réflexion déroutée sur la vocation du géographe...
Un grand parc arboré entre vieille ville et rivière. Sur le mode du vagabondage, tout au long d'un été caniculaire, Jérôme cherche l'inspiration et des personnages. Il s'abîme dans ses rêveries ordinaires, observe ce qui dans une ville se perd, mue ou éclot.L'image d'un bateau-lavoir devenu lieu d'artistes, aujourd'hui disparu, le hante.Il en cultive le souvenir quand Armine, une jeune artiste, le sollicite pour un texte critique. Elle se consacre à un nouvel ars moriendi, la finitude est son objet d'étude, elle invente de nouveaux rituels et cultive les vanités. Accueillant avec un vif intérêt cette commande, Jérôme se met à l'écriture. Mais ce texte critique connaît une seconde vie, il se prolonge, gamberge, s'enrichit de méditations et de tableaux, s'agrafe à la fable de La jeune fille et la mort, se fait parfois cabinet de curiosités et devient cet ouvrage entre les mains des lecteurs.
Sans aspirer à être complet, les vingt contributions ici réunies peuvent être lues comme un abrégé de l'histoire du livre, de l'Antiquité au XXème siècle : de la tablette au volume, de la propagation du livre par l'imprimerie à la mise en question de l'autorité de l'Eglise, de la lente émancipation à un potentiel subversif et à son pouvoir énigmatique, de son éclatement à son sacrifice. Le livre est ainsi un point de cristallisation de la culture. Et dans ce domaine, il y a toujours profit de comparer ce qui est à ce qui fut.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.