La poudre et le fard - Une histoire des cosmétiques
Lanoë Catherine
CHAMP VALLON
27,00 €
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EAN :9791026712992
Blancs d'Espagne et de céruse, rouge de carmin et rouge végétal, poudres d'odeur et à poudrer, pommades de concombres et de limaçons... , autant de produits colorés, parfumés et parfois toxiques, pour le visage ou les cheveux, dont les femmes et les hommes de l'époque moderne ont fait usage dans l'élaboration de leur parure. Grâce à l'exploitation d'un vaste corpus de sources, imprimées et manuscrites, et à des approches méthodologiques croisées, ces cosmétiques sont ici l'objet d'une histoire inédite et globale. Ce livre rend compte aussi bien de leur composition que de leurs appellations, de leurs vocations et de leurs usages différenciés dans le Paris de l'Ancien Régime. A l'origine destinés à paraître à la cour et à témoigner de la valeur supérieure de la noblesse dans une société d'ordres, les cosmétiques autorisent progressivement la construction d'apparences plus individualisées, sinon naturelles, et renforcent la promotion de nouveaux critères de beauté. La lumière est aussi portée sur les modalités de leur production. Un temps confinée dans l'espace domestique, rattachée à la cuisine et à la thérapeutique, empreinte d'un esprit magique, la confection des cosmétiques glisse bientôt dans l'univers concurrentiel des arts et métiers, et en particulier entre les mains des gantiers-parfumeurs. Dans leur laboratoire et leur boutique, ces artisans mettent au point tout un ensemble de savoirs et de techniques, aussi hybrides et composites que le sont les matières premières qu'ils emploient ? : amidon et graisses diverses, pigments, épices et parfums. Ils oeuvrent aussi à la création d'un environnement et d'un vocabulaire marchands spécifiques, à la définition de stratégies commerciales qui leur permettent de conquérir un public qui n'appartient plus seulement à la sphère des privilégiés. Avec l'entrée progressive dans un monde de consommation, les cosmétiques se diffusent dans la société? : un marché de la beauté émerge au xviiie siècle que les différentes institutions de la monarchie éclairée ten tent de contrôler, en des termes économiques, scientifiques et sanitaires.
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Nombre de pages
384
Date de parution
22/02/2023
Poids
594g
Largeur
155mm
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EAN
9791026712992
Titre
La poudre et le fard - Une histoire des cosmétiques
Auteur
Lanoë Catherine
Editeur
CHAMP VALLON
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155
Poids
594
Date de parution
20230222
Nombre de pages
384,00 €
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Le commerce des apparences Catherine Lanoë - Les cosmétiques à Paris sous l'Ancien Régime. Eugénie Briot - Le jeu social des élégances olfactives dans le Paris du xix e siècleLa construction de l'événement politique Cédric Coraillon - Les deux morts de Louis XIIIThierry Allain - Enkhuizen, 1772 : fête civique et reconstruction identitaire en HollandeJean-Paul Depretto - La réception du XX e congrès du PCUS dans la région de GorkiLes plis de l'Affaire Pierre Gervais, Romain Huret, Pauline Peretz - Une relecture du "dossier secret" : homosexualité et antisémitisme dans l'Affaire DreyfusLectures Lectures croisées du Journal d'un notaire dauphinois au xviii e siècleJean Vassort - Les comptes de CandyPhilippe Lejeune - Pierre-Philippe Candy, diariste sexuel
Le mouvement des gilets jaunes de 2019 a souligné, une nouvelle fois, que le vêtement et les couleurs sont politiques. Pourtant, le regard des historiens s'est peu porté, en amont de la production des discours et des symboles, sur les conditions matérielles et techniques de la construction de cette dimension. Et si le vêtement lui-même a donné lieu à des enquêtes menées sous cet angle, les accessoires de la parure ont rarement été abordés alors que, d'une manière ou d'une autre, ils renforcent la performativité du message politique. En se concentrant sur le cas de la France de l'Ancien Régime jusqu'au XXIe siècle, les contributions rassemblées dans ce dossier entendent montrer de quelles façons les couleurs, les matériaux, les formes, les agencements des vêtements et des parures qui leur sont associées - fleurs, bijoux, broderies, rubans, perruques et autres accessoires - deviennent politiquement opératoires. Riches, complexes, sans cesse renouvelés par l'investissement des pouvoirs qui les accréditent et par les acteurs sociaux qui en font usage, ces systèmes vestimentaires et de parure revêtent des idées et se prêtent particulièrement à la construction et à l'affichage d'un message ou d'une identité politiques, qu'ils intègrent l'ordre établi, le soutiennent, le critiquent ou le subvertissent.
Accessoires emblématiques de la France de l'Ancien Régime, les gants, les perruques et les éventails sont au coeur de cet ouvrage. Le propos, cependant, ne relève pas de l'histoire de la mode et du luxe. Grâce à la mobilisation d'un corpus de sources original - archives manuscrites et objets de collection - et à la mise en oeuvre d'une approche transdisciplinaire, il s'attache bien davantage à combiner l'histoire des parures du corps à celle des techniques de leur production, afin d'éclairer les fondements de la e culture des apparences o des XVIIe et XVIIIe siècles. En effectuant l'analyse matérielle des objets (matériaux, couleurs, parfums, design...), en prospectant virtuellement les ateliers des gantiers, des perruquiers et des éventaillistes, de Paris à Toulouse en passant par Vendôme et Grasse, il donne à voir les pratiques, les gestes et les savoirs des artisans au travail. Il dévoile aussi toute l'ampleur de la sous-traitance de diverses tâches auprès d'une abondante main-d'oeuvre féminine qui tresse les cheveux des perruques, peint les feuilles des éventails, coud et brode les gants... Outre ses apports dans le domaine de l'histoire du travail féminin, ce livre propose une véritable révision historiographique qui révèle "l'esprit" de la technique et souligne la place que les artisans ont occupée dans les processus de croissance économique de la modernité.
Lanoë Catherine ; Da Vinha Mathieu ; Laurioux Brun
Dans toute l'Europe occidentale, du Moyen Âge jusqu'à l'Époque moderne, se sont épanouies des sociétés de cour qui ont accordé au corps une place nouvelle, assurant sa promotion dans le jeu politique et social. Ainsi, les stratégies de son maintien, de son entretien et de son apparence tiennent une place toute particulière au sein de cet univers hiérarchisé. En se fondant sur l'exploitation de sources très variées (littéraires, iconographiques ou comptables) et en s'attachant à décrire non seulement les normes et les représentations de cette culture du corps, mais encore les pratiques et les techniques auxquelles elle a donné naissance - savoir-faire, gestes, accessoires, aménagements spécifiques les contributions rassemblées dans ce volume proposent des éclairages inédits et précis sur les sociétés curiales européennes. Elles traitent aussi bien des usages des parfums et des cosmétiques, ou encore des perruques, que des régimes de santé, des bains thérapeutiques ou de propreté, d'hygiène dentaire ou même des " commodités ". Par-delà les anecdotes et les clichés persistants, elles démontrent que les questions de santé, d'hygiène et de beauté ont été au coeur des préoccupations des individus qui peuplaient les cours.
Alors que la pollution plastique touche désormais les fosses abyssales, que les projets d'extraction minière profonde se multiplient et que s'est tenue à Nice une Conférence décisive des Nations Unies sur le devenir de l'océan, cet ambitieux ouvrage collectif croise histoire, sociologie, anthropologie et droit pour tenter de restituer aux environnements sous-marins un peu de leur profondeur historique. De la pêche des huîtres perlières dans les Caraïbes du XVIe siècle aux habitats sous-marins destinés à abriter l'homo aquaticus au temps de la Guerre froide, en passant par la colonisation verticale du Maghreb à la fin du XIXe siècle, ces études apportent un éclairage inédit sur les interactions de longue durée entre les sociétés humaines et les fonds marins.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.