Cultures de cour, cultures du corps. XIVe-XVIIIe siècle
Lanoë Catherine ; Da Vinha Mathieu ; Laurioux Brun
SUP
22,00 €
Epuisé
EAN :9782840507635
Dans toute l'Europe occidentale, du Moyen Âge jusqu'à l'Époque moderne, se sont épanouies des sociétés de cour qui ont accordé au corps une place nouvelle, assurant sa promotion dans le jeu politique et social. Ainsi, les stratégies de son maintien, de son entretien et de son apparence tiennent une place toute particulière au sein de cet univers hiérarchisé. En se fondant sur l'exploitation de sources très variées (littéraires, iconographiques ou comptables) et en s'attachant à décrire non seulement les normes et les représentations de cette culture du corps, mais encore les pratiques et les techniques auxquelles elle a donné naissance - savoir-faire, gestes, accessoires, aménagements spécifiques les contributions rassemblées dans ce volume proposent des éclairages inédits et précis sur les sociétés curiales européennes. Elles traitent aussi bien des usages des parfums et des cosmétiques, ou encore des perruques, que des régimes de santé, des bains thérapeutiques ou de propreté, d'hygiène dentaire ou même des " commodités ". Par-delà les anecdotes et les clichés persistants, elles démontrent que les questions de santé, d'hygiène et de beauté ont été au coeur des préoccupations des individus qui peuplaient les cours.
Nombre de pages
310
Date de parution
16/06/2011
Poids
570g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840507635
Titre
Cultures de cour, cultures du corps. XIVe-XVIIIe siècle
Auteur
Lanoë Catherine ; Da Vinha Mathieu ; Laurioux Brun
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
570
Date de parution
20110616
Nombre de pages
310,00 €
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Epuisé
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Le mouvement des gilets jaunes de 2019 a souligné, une nouvelle fois, que le vêtement et les couleurs sont politiques. Pourtant, le regard des historiens s'est peu porté, en amont de la production des discours et des symboles, sur les conditions matérielles et techniques de la construction de cette dimension. Et si le vêtement lui-même a donné lieu à des enquêtes menées sous cet angle, les accessoires de la parure ont rarement été abordés alors que, d'une manière ou d'une autre, ils renforcent la performativité du message politique. En se concentrant sur le cas de la France de l'Ancien Régime jusqu'au XXIe siècle, les contributions rassemblées dans ce dossier entendent montrer de quelles façons les couleurs, les matériaux, les formes, les agencements des vêtements et des parures qui leur sont associées - fleurs, bijoux, broderies, rubans, perruques et autres accessoires - deviennent politiquement opératoires. Riches, complexes, sans cesse renouvelés par l'investissement des pouvoirs qui les accréditent et par les acteurs sociaux qui en font usage, ces systèmes vestimentaires et de parure revêtent des idées et se prêtent particulièrement à la construction et à l'affichage d'un message ou d'une identité politiques, qu'ils intègrent l'ordre établi, le soutiennent, le critiquent ou le subvertissent.
Blancs d'Espagne et de céruse, rouge de carmin et rouge végétal, poudres d'odeur et à poudrer, pommades de concombres et de limaçons..., autant de produits colorés, parfumés et parfois toxiques, pour le visage ou les cheveux, dont les femmes et les hommes de l'époque moderne ont fait usage dans l'élaboration de leur parure. Grâce à l'exploitation d'un vaste corpus de sources, imprimées et manuscrites, et à des approches méthodologiques croisées, ces cosmétiques sont ici l'objet d'une histoire inédite et globale. Ce livre rend compte aussi bien de leur composition que de leurs appellations, de leurs vocations et de leurs usages différenciés dans le Paris de l'Ancien Régime. A l'origine destinés à paraître à la cour et à témoigner de la valeur supérieure de la noblesse dans une société d'ordres, les cosmétiques autorisent progressivement la construction d'apparences plus individualisées, sinon naturelles, et renforcent la promotion de nouveaux critères de beauté. La lumière est aussi portée sur les modalités de leur production. Un temps confinée dans l'espace domestique, rattachée à la cuisine et à la thérapeutique, empreinte d'un esprit magique, la confection des cosmétiques glisse bientôt dans l'univers concurrentiel des arts et métiers, et en particulier entre les mains des gantiers-parfumeurs. Dans leur laboratoire et leur boutique, ces artisans mettent au point tout un ensemble de savoirs et de techniques, aussi hybrides et composites que le sont les matières premières qu'ils emploient: amidon et graisses diverses, pigments, épices et parfums. Ils ?uvrent aussi à la création d'un environnement et d'un vocabulaire marchands spécifiques, à la définition de stratégies commerciales qui leur permettent de conquérir un public qui n'appartient plus seulement à la sphère des privilégiés. Avec l'entrée progressive dans un monde de consommation, les cosmétiques se diffusent dans la société: un marché de la beauté émerge au XVIIIe siècle que les différentes institutions de la monarchie éclairée tentent de contrôler, en des termes économiques, scientifiques et sanitaires.
Nous sommes accros aux plastiques.Nous sommes accros aux plastiques. Leur production explose année après année, ils sont présents dans notre vie quotidienne sous de multiples formes. De quoi sont-ils faits ? Comment interagissent- ils avec leur environnement ? avec nous ? comment se transforment-ils, se dégradent-ils en déchets micro puis nano scopiques ? Peut-on les recycler, les « bio-dégrader » ? comment finissent-ilsdans les sols, les rivières et les océans, nos propresorganismes ? Peut-on maîtriser cette submersion plastique ? Quarante chercheurs de Sorbonne Université, du Muséum national d'Histoire naturelle, des diplomates, des élus répondent à ces questionsdans une langue simple et pédagogique. Une lecture éclairante à l'heure où les Nations Unies tentent d'élaborer un traité international pour endiguer la pollution plastique.
Conçu pour les étudiants qui passent les agrégations de lettres modernes et classiques 2015, ce volume valorise les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens du Spleen de Paris, écrit par Baudelaire, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l’approche du poème en prose.L'ouvrage est destiné aux étudiants qui préparent les agrégations de lettres modernes et de lettres classiques en 2015, ainsi qu'aux chercheurs qui s'intéressent à Baudelaire. Longtemps négligé au profit des Fleurs du mal, Le Spleen de Paris suscite aujourd'hui un regain d'intérêt. Les études recueillies dans ce volume valorisent les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens de l??uvre, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l'approche du poème en prose. La « fortune » du Spleen de Paris jusqu'à aujourd'hui n'est pas en reste et fait l'objet d'une attention particulière.