Marie-Galante, c'est l'histoire de deux personnes sur une île, de deux voyages, et d'une année qui s'écoule entre les deux. C'est un livre d'amour écrit au présent, dans le présent vif et aigu d'un échange continuel. Le premier voyage à Marie-Galante a lieu en 2016. Paul et Emmie aiment les îles, leur géographie, leur solitude, et poursuivre là pour l'un, la lecture et l'écoute, pour l'autre, la peinture et l'écrit. Ils décident de revenir l'année suivante, exactement au même endroit. Dans une continuation. Dans le bonheur du dernier amour. Lannée entre ces deux voyages est retranscrite à travers leurs dialogues. Lesjoies, les contrariétés, les activités, leur plaisir à se retrouver, se réveiller le matin ensemble, à parler de cinéma, de peinture, d'édition, de musique, dans un flux ininterrompu de pensées et de désir. Avec le deuxième voyage, nous retrouvons le premier. Et si Marie-Galante était une Utopie, une sorte de Youkali, comme dans l'opéra Marie-Galante de Kurt Weill ? Mais il n'y a pas de Youkali. Le livre s'arrête au seuil.
Nombre de pages
97
Date de parution
22/11/2018
Poids
114g
Largeur
117mm
Plus d'informations
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EAN
9782072821028
Titre
Marie Galante
Auteur
Landon Emmelene
Editeur
GALLIMARD
Largeur
117
Poids
114
Date de parution
20181122
Nombre de pages
97,00 €
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La baie de la Rencontre raconte un retour, celui de George, en Australie, sa terre natale. Mais par où aborder ce pays ? Par son histoire ? La culture des Aborigènes est étouffée par celle des colons, en partie falsifiée... Par l'histoire de sa famille ? George l'a comme oubliée. Au cours de sa vie de sculpteur et de chercheur, il s'est trouvé un guide très sûr : Charles-Alexandre Lesueur, dessinateur de l'expédition scientifique française qui partit vers les terres australes au début du XIXe siècle. Et un point de repère : le temps géologique, bien avant l'apparition de l'homme. Muni de ces boussoles, il s'imprègne jour après jour du pays en prenant des notes, en faisant des prélèvements de terre, en visitant des sites fossiles encore secrets, quand la mort soudaine de sa petite soeur Peggy vient interrompre brutalement sa quête. George n'y renonce pas pour autant et va trouver refuge en Tasmanie, où, à la faveur de minuscules épiphanies, un équilibre se dessine enfin entre lui et son pays, infiniment fragile et infiniment grand.
Paul et Emmie vivent dans la plénitude un amour solaire. Le 2 janvier 2018, ils sont victimes d'un accident de voiture. Paul meurt, Emmie survit de justesse. Comment faire pour rester debout quand son amour est tué sous ses yeux ? Emmie essaie de se raccrocher à ce qu'il lui reste de vie : la mer et la navigation, la peinture et le temps géologique, la mort et la naissance, l'amitié et l'amour de Paul.
Trois soeurs - Fanny, Susannah, et Diotime qu'un tragique événement a rendue aveugle - fréquentent à Paris I'Ecole des beaux-arts. Ce qu'elles aiment par-dessus tout. c'est peindre - mais la peinture, de nos jours, est jugée obsolète. Alors les voici qui s'évadent. Par jeu, elles se choisissent d'autres professeurs: Alexander Cozens, inventeur d'une célèbre méthode d'apprentissage de la peinture paysagère par taches; et son fils, John Robert Cozens, peintre lui aussi, avec qui elles s'improvisent des amours dignes du XVIIIe siècle anglais et de la tradition du Grand Tour. Voyageant par l'esprit, elles conjuguent érotisme, création et liberté, suivant l'exemple de leur tante George, qui régulièrement navigue entre l'Europe et l'Australie. Dans un permanent et très fluide aller-retour entre les lieux et les époques, Emmelene Landon compose un roman-paysage dont se redessine sans cesse l'horizon narratif. Car le réel et l'imaginaire échangent ici leurs propriétés, suggérant d'autres chemins d'écriture, d'autres désirs de beauté: une manière atypique d'insuffler aux Temps modernes un puissant courant de vie intérieure.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.