Mathématiques et musique. Les labyrinthes de la phénoménologie
Lanciani Albino
MILLON
29,40 €
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EAN :9782841371136
Qu'est-ce qui relie, dans les tréfonds de notre être-au-monde, les entreprises créatives de la musique et des mathématiques ? Qu'est-ce qui fait des mathématiques une musique des nombres et de la musique une mathématique des sons ? Cet ouvrage essaye de répondre à ces questions. Prenant son départ dans la phénoménologie de l'acte créatif, l'analyse atteint la région où la phénoménologie touche la dimension du symbolique. C'est la volonté de rester dans ce no man's land, là où les dimensions du phénoménologique et du symbolique s'entrecroisent et se mélangent, qui permet d'apercevoir la place où chaque homme impliqué dans l'activité créatrice trouve ses moyens et ses limites. La constitution d'un espace-temps qui est, en même temps, mathématique et musical, est le centre de cette entreprise. Le milieu où le musical et le mathématique se transforment et se confondent l'un dans l'autre devient alors le lieu où l'analyse peut étudier des objets qui ne sont pas complètement donnés, des objets qui demeurent in fieri. Ces constitutions partielles, toujours sur le point de se condenser en produits de la langue logique ou de disparaître dans une sorte de babillage créatif, assurent la tenue et la possibilité des institutions symboliques des mathématiques et de la musique. Mais surtout ces objets assurent l'étrange capacité de ces deux institutions symboliques : la capacité de se nourrir et de proliférer mystérieusement de et sur elles-mêmes, en y trouvant les raisons de leur futur.
Nombre de pages
275
Date de parution
19/06/2001
Poids
366g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782841371136
Titre
Mathématiques et musique. Les labyrinthes de la phénoménologie
Auteur
Lanciani Albino
Editeur
MILLON
Largeur
135
Poids
366
Date de parution
20010619
Nombre de pages
275,00 €
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L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
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