Ce livre comprend trois parties. Il traite d'abord de l'évolution du rapport qu'entretient depuis le commencement la géographe universitaire avec le concept de région. Puis il aborde la manière dont se construisent les régions dans toute leur complexité, ce qui laisse entendre qu'elles existent et que nous pouvons les étudier. Enfin, des géographes, principalement d'origine africaine, soutiennent à l'instar de tous les auteurs québécois de cet ouvrage que la région existe et que si elle n'existait pas, il faudrait la créer (Belhedi). Depuis 2011, des géographes reconnus, pour la plupart, ont soutenu cette initiative visant à alimenter un débat sur le devenir de la géographie : une démarche qui ne pouvait provenir d'une géographie institutionnelle enfermée dans le confort et l'indifférence d'une société où tout ce qui ne semble pas rentable à première vue doit s'effacer. Un ouvrage indispensable pour réfléchir et débattre de la question des régions en géographie à une époque où ce thème, autrefois central dans la discipline, disparaît depuis un moment déjà des préoccupations de la géographie universitaire.
Nombre de pages
366
Date de parution
23/09/2019
Poids
558g
Largeur
155mm
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EAN
9782343182681
Titre
La question des régions én géographie. Perspectives internationales
Maltraités au quotidien, comme beaucoup d'autres travailleurs et travailleuses dans la société néolibérale d'aujourd'hui, les préposés aux bénéficiaires - ou 2 aides-soignants - doivent mériter à chaque jour le droit de demeurer en vie. C'est pour survivre à sa condition de misérable qu'un 41 jour le préposé de Notre-Dame, c'est-à-dire de l'Hôpital Notre-Dame de Montréal, s'est inventé un personnage, celui d'espion du gouvernement dans la place. Le préposé de Notre-Dame, c'était moi. Grâce à ce personnage, j'ai pu transcender le mépris que j'y subissais au quotidien, tout comme mes autres collègues préposés. Mais contrairement à ces derniers, sous mon couvert d'espion, à tous les matins je me rendais à Notre-Dame remplir ma tâche de préposé en courant, avide de ne rien manquer.
Nous évoluons dans un monde en crise. Dans le milieu du travail, et à l'hôpital en particulier, cette crise est souvent liée à une perte de confiance favorisée par des conflits de valeurs d'où découle une souffrance au travail. Les difficultés qui émergent, incitent à la recherche de réponses rapides, instantanées, tant dans la gestion que dans l'organisation du travail ; ces réponses s'accommodent d'une conception managériale de l'hôpital. Mais les modèles de management, hors de toute investigation clinique, sont à l'origine d'un défaut de coopération. Dans ce contexte, l'éthique pose, et doit poser la question de la relation à l'Autre, aux Autres. Manager une équipe au sein d'organisations de plus en plus complexes, en tenant compte des évolutions liées aux nouvelles offres de soins, est un exercice difficile. Aussi manager est un art qui exige du cadre de santé, une posture éthique. Pour le cadre de santé, avoir le souci de l'Autre, savoir dire, savoir faire sans porter atteinte à son intégrité, relève de cette vigilance qu'apporte la réflexion éthique. Cet ouvrage nous amène, à partir de situations concrètes, à nous placer dans la problématique de relations de management éthiques au quotidien.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...