Une gifle au goût public est le titre d'un manifeste écrit par les futuristes russes à une époque où les artistes bolcheviques pensaient pouvoir révolutionner les formes sociales et plastiques. Cette énergie créatrice a été déviée. D'autres attaques, d'autres actions ont été entreprises par des mouvements artistiques européens puis américains. Dada, le Bauhaus, les happenings, les events ont déconstruit les formes du goût, du public et même de l'art en réinventant de nouveaux processus de création. Et après ? Sur fond de déclin du public , longuement commenté par les philosophes, la commande publique a ressurgi augmentée d'un rouage : les médiateurs chargés d'ajuster la création à la réception, ou, au contraire, le public à l'oeuvre. Cependant des artistes, partant du même constat, ne se contentent plus de faire oeuvre dans un espace public institutionnel et engagent des pratiques artistiques et conceptuelles créatrices de nouvelles façons d'exister avec les autres et avec la ville. Les transformations sociales ne se réaliseront pas sans une révolution des mentalités, celle-ci ne se passera pas d'une reconquête des moyens de la production de la subjectivité non plus que d'une reconception du collectif. Théoriciens et artistes regardent dans le même sens, recherchent, expérimentent les conditions qui contribueraient à construire de nouvelles modalités d'un monde commun.Gaëtane Lamarche-Vadel, docteur en philosophie, a été chercheur au CERFI ; elle enseigne la philosophie esthétique à l'École nationale supérieure d'arts de Dijon. Auteur de nombreux articles et ouvrages sur l'art, l'architecture, le paysage, elle a publié aux Éditions de la Différence, en 1994, De la duplicité. Figures du secret au XVIIe siècle.
Nombre de pages
295
Date de parution
18/10/2007
Poids
336g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782729117023
Titre
La Gifle au goût public... et après ?
Auteur
Lamarche-Vadel Gaëtane
Editeur
DIFFERENCE
Largeur
130
Poids
336
Date de parution
20071018
Nombre de pages
295,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En juillet 1968, Gaëtane Vadel rencontre Bernard Lamarche. Très vite, ils enchaînent les meublés et associent, hors mariage, leurs noms respectifs en un seul bloc, créant ainsi une sorte de trait d'union amoureux qui deviendra leur signature. "Le nouveau nom, issu de la fusion clandestine et magique de deux états civils, les positionne tous les deux au début d'un cycle de vie. Ils sont co-auteurs du roman de leur vie, d'une fiction et d'une imposture juridique". Avec délicatesse et pudeur, l'auteure narre les circonstances de ce "hold-up patronymique" aux conséquences troublantes, et mène de front une réflexion sur ce geste transgressif envers les normes de la nomination, pour mieux éclairer deux destins et une époque.
Derrière les murs du jardin éclôt l'amour courtois. Le jardin secret est le lieu éponyme de la Vierge. Les herbes du paradis, épices et plantes odoriférantes, y croissent naturellement. A la renaissance le jardin secret abrite les miracles de la nature. Outre les traditionnelles simples des jardins médiévaux, il accueilles des fleurs rares et pérégrines venues des tous les pays, Egypte, Turquie, Indes Occidentales récemment découvertes. Médecins botanistes, géographes, ambassadeurs les ramènent de leurs expéditions lointaines.
La multiplication des espaces publics dans les projets urbains conduit à une génération d??uvres destinées à l'espace public de plus en plus diversifiées. L'accroissement des propositions s'enrichit d'une grande disparité des pratiques artistiques, d'une porosité des disciplines, mais est aussi accéléré par un éventail grandissant des commanditaires et un développement du curatoriat. Phénomène social, économique, artistique, la prodigalité de ces espaces d'art public est aussi la conséquence de l'intérêt qu'ont porté les chercheurs en sciences sociales à l'espace public qui, en tant que concept, continue d'assurer un rôle essentiel de distanciation et de rassemblement, de réflexion et d'échange. Une lente mais sûre symbiose de l'entertainment et du social rejoint la représentation de la démocratie vendue comme une image de bien être et de réussite sociale. Conscients de cette dérive, des artistes inventent toutes sortes de lignes tangentielles aux représentations coagulées de l'art et de l'espace public afin de détricoter leur union et de trouver parmi les bris de leur défaite des interstices ou des trous par où passera l'ébauche ou la promesse d'un espace public actualisé par ses usagers.Gaëtane Lamarche-Vadel, critique d'art et membre du collectif de rédaction de Multitudes, a été chercheuse au CERFI de 1973 à 1980 et a collaboré à la revue Recherches. Elle a enseigné à l'université de Paris VIII, à l'école d'architecture Paris la Seine et a été jusqu'en 2013 professeur de philosophie esthétique à l'École Nationale Supérieure d'Art de Dijon, HDR Sorbonne. Elle a dirigé des recherches sur l'art/la ville/l'espace public et est l'auteur de nombreux ouvrages dont : La Duplicité (La Différence, 1994), Les Jardins secrets de la renaissance (L'Harmattan, 1997), De ville en ville. L'art au présent (L'Aube, 2001), Anthologie de textes (Mercure de France, 2004), Pour-voir Emscher Park (HEAD Genève, 2005), La Gifle au goût public.. et après ? (La Différence, 2005), Chronique du chantier de l'arsenal (Ensadijon/Presses du réel, 2013), Politiques de l'appropriation (L'Harmattan, 2014).
Chef-d'?uvre inachevé, à classer entre le Manuscrit trouvé à Saragosse et Les 120 Journées de Sodome, Le Grand Romande Ladislav Klima, écrit entre 1907 et 1915 et fort maltraité par l'histoire, a été découvert par le public français en 1991, cinq ans avant sa première édition intégrale en Tchéquie. La réédition que nous proposons aujourd'hui dans le cadre des ?uvres complètes de Klima ajoute au texte, devenu introuvable, un apparat critique qui éclaire tout ensemble les racines philosophico-fantasmatiques, la double naissance, la mort programmée et la résurrection des membra disjecta de cette superbe folie, " non plus ultra d'immoralité, de malfaisance et d'extravagance ", qui remplit une lacune de taille dans la révolution du roman moderne communément associée aux noms plus connus de l'Autriche-Hongrie finissante. " Grand ", dit le titre. " Hénaurme ", comme dirait l'autre. Entre le roman noir, le fantasme nu, la féerie et l'exercice pratique de métaphysique appliquée, entre les enfers et les " surmondes ", l'Italie, l'Inde et les déserts d'Arabie, le romantisme échevelé et un picaresque teinté de scatologie, la fresque férocement irréaliste et gaiement anachronique n'obéit qu'à sa propre démesure, touchant à tout, depuis les réincarnations successives de la Vierge jusqu'à l'aménagement sanitaire de la drôle de machine volante inventée, semble-t-il, par l'empereur Guillaume Ier. Au lecteur de se laisser emporter, à ses risques et périls, par l'irrépressible surenchère de l'imaginaire, dans un mouvement de progression à l'infini, ponctué d'abîmes.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.