Au IVe siècle, par-delà la reconnaissance du christianisme par l'édit de Milan (313), l'empereur Constantin incite vivement l'Eglise à s'organiser, en commençant par éclaircir les difficultés rencontrées avec Arius, prêtre d'Alexandrie niant la divinité de Jésus. La rédaction du Credo (concile de Nicée en 325) qui en découle illustre des liens qui se tissent entre Eglise et pouvoir politique. Si avec Clovis, Charlemagne, saint Louis ou encore Louis XIII, des relations étroites se nouent entre Eglise et pouvoir politique, en revanche, les spoliations, injonctions et interdictions de la République à l'égard de l'Eglise, jusqu'à l'interdiction de la célébration de messes publiques en mars 2020 en France montrent que les relations s'avèrent également marquées par de vives tensions. Par un ensemble de 20 contributions, cet ouvrage entend proposer mises au point scientifiques et réflexions pour éclairer un sujet qui demeure d'actualité à travers les siècles.
Nombre de pages
362
Date de parution
03/11/2022
Poids
567g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782379990342
Titre
Église et pouvoir politique
Auteur
Laloux Ludovic ; Filardo Gautier
Editeur
SPM LETTRAGE
Largeur
155
Poids
567
Date de parution
20221103
Nombre de pages
362,00 €
Disponibilité
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Issu d'une thèse de doctorat en histoire religieuse, soutenue en 1999 à l'Université de Lille III, le présent ouvrage en conserve la rigueur universitaire, tout en étant largement remanié afin d'être accessible au grand public. Le sérieux de la recherche est garanti par un appareil critique étoffé et précis. L'utilisation de sources totalement inédites bouleverse l'approche qui avait prévalu jusqu'alors pour l'étude de la période qui s'est écoulée depuis le concile Vatican II. Fréquemment développée, la thèse relative aux orientations de l'Église de France au cours du XXe siècle, à propos des mouvements de l'Apostolat des laïcs, est celle d'un choix en faveur de l'Action catholique. L'" option " définie, en 1967, par l'épiscopat confirme cette perspective. Bien souvent, elle a été traduite en priorité, au détriment d'autres réalités ecclésiales. En 1975, la fin du mandat accordé par les évêques aux mouvements d'Action catholique aurait mis un terme à cette hégémonie. La réalité est finalement tout autre. Les privilèges pour soutenir cette politique demeurent jusqu'à aujourd'hui dans des domaines variés, notamment par la nomination d'aumôniers ou l'attribution de, subventions et de locaux. De la part de l'épiscopat, ce soutien quasi exclusif à ces mouvements, devenus numériquement faibles, souvent critiques à l'égard de l'Église catholique et davantage préoccupés, selon la formule de Jacques Maritain, par " l'agenouillement devant le monde " que par l'évangélisation, étonne. En revanche, en dehors des instances ecclésiales officielles, jaillissent de nombreuses initiatives qui, sans complexe, ?uvrent dans la perspective d'une annonce explicite de la foi et se rallient avec enthousiasme aux appels venus de Rome, au magistère de l'Église et à l'enseignement pontifical. Parfois limité pour ses effectifs, ce renouvellement actuel témoigne néanmoins, à l'évidence, d'un apport qualitatif réel depuis un quart de siècle.
Biographie de l'auteur Né en 1963, Ludovic Laloux est docteur en histoire et agrégé. Nommé à l'institut universitaire de formation des maîtres du Nord - Pas-de-Calais, il est membre du comité éditorial de la revue Histoire du christianisme magazine.
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