Musique et cognition. Perspectives pour l'analyse et la performance musicale
Lalitte Philippe
EUD
20,00 €
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EAN :9782364413368
Cet ouvrage se donne pour objectif d'interroger le rôle de la perception et des sciences cognitives dans les théories et méthodes d'analyse musicale, ainsi que dans l'étude de la performance musicale. Les différentes réflexions et approches analytiques convoquées dans ce volume sont regroupées en quatre champs d'investigation. Le premier explore l'analyse du timbre et les pratiques d'orchestration en ayant recours à certaines notions provenant de la psychoacoustique. Le deuxième concerne l'analyse esthésique de la musique électroacoustique, c'est-à-dire une analyse qui se place prioritairement du point de vue de l'écoute et qui prend en compte le sujet percevant. Le troisième champ s'intéresse, de façon transhistorique et trans-stylistique, aux liens entre l'écoute, l'oreille de celui qui analyse, la notation et la transcription de l'objet musical. Le dernier champ se focalise sur de nouvelles méthodes qui intègrent certaines théories issues des neurosciences dans l'analyse de la performance et dans l'apprentissage du chant. Cet ouvrage interroge le rôle de la perception et des sciences cognitives de la musique dans les théories et méthodes d'analyse musicale, ainsi que dans l'étude de la performance musicale. Il explore les relations entre analyse et perception, entre musicologie et sciences cognitives au travers de quatre grands champs d'investigation. Le premier explore l'analyse du timbre et les pratiques d'orchestration en ayant recours à certaines notions provenant de la psychoacoustique. Le deuxième concerne l'analyse esthésique de la musique électroacoustique en se plaçant du point de vue de l'écoute et donc du sujet percevant. Le troisième champ s'intéresse, de façon transhistorique et trans-stylistique, aux liens entre l'écoute, l'oreille de celui qui analyse, la notation et la transcription de l'objet musical. Enfin, le dernier champ se focalise sur de nouvelles méthodes qui intègrent certaines théories issues des sciences cognitives dans l'analyse de l'interprétation et dans l'apprentissage du chant.
Nombre de pages
322
Date de parution
14/11/2019
Poids
514g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782364413368
Titre
Musique et cognition. Perspectives pour l'analyse et la performance musicale
Auteur
Lalitte Philippe
Editeur
EUD
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149
Poids
514
Date de parution
20191114
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Oeuvre composée pour le ballet, Le Sacre du printemps d'Igor Stravinski doit paradoxalement sa réputation à ses exécutions en concert et au nombre pléthorique de ses versions discographiques. Comme l'affirme David Zinman, Le Sacre est " une sorte de carte de visite " avec laquelle " les chefs d'orchestre peuvent démontrer leurs aptitudes artistiques personnelles ". Aussi Le Sacre est-il l'une des pièces du compositeur les plus gravées avec plus de 180 enregistrements de la version orchestrale. Stravinski considérait ses propres enregistrements comme établissant un modèle d'exécution faisant autorité. CBS en a même fait un argument de vente en inscrivant le slogan " Stravinski dirige Stravinski " sur les pochettes de ses disques. Or ses interprétations ne respectent pas toujours le texte musical, si bien que leur valeur en tant que référence a fait l'objet de nombreux débats parmi les interprètes, les critiques et les musicologues. Cet ouvrage se propose d'apporter un regard nouveau sur la genèse, la réception et l'histoire de l'interprétation du Sacre du printemps. Plus largement, il examine la conception stravinskienne de l'exécution musicale et de l'enregistrement, et relate les liens entretenus par le compositeur avec quelques-uns de ses interprètes privilégiés.
À la sortie d'un concert ou après l'écoute d'un nouvel enregistrement, musiciens, critiques et mélomanes utilisent des termes tels que tempo, phrasé, rubato, justesse, tempérament, dynamique, équilibre, expressivité, virtuosité? Mais à quoi se rapportent-ils ? Quelle est leur origine et leur histoire ? Qu'impliquent-ils dans la pratique de l'interprétation ... Le vocabulaire propre à l'interprétation musicale s'est développé du Moyen Âge à aujourd'hui, à travers la littérature musicale, les traités théoriques, les méthodes de chant ou d'instrument, les ouvrages pédagogiques et les écrits de compositeurs, de musicologues et d'interprètes. L'apparition de ces termes et la substitution de certains d'entre eux par d'autres reflète l'évolution des langages, des styles et des pratiques. Elle montre également que l'interprétation a eu une influence indéniable sur l'histoire de la musique en termes d'esthétique, de facture instrumentale, de lieux et de pratiques du concert ainsi que de réception des ?uvres. Si nombre d'encyclopédies ou d'histoire de l'interprétation ont été publiées en langue anglaise, il n'existe rien de tel en langue française, seulement des biographies et dictionnaires des interprètes. Cet ouvrage vise donc à apporter une synthèse inédite des connaissances actuelles sur l'interprétation, ses pratiques et son histoire. Il a pour ambition d'apporter des réponses précises et concises aux questions que peuvent se poser musiciens, étudiants et mélomanes désireux d'approfondir leurs connaissances.
La musique savante du XXe siècle a réinventé ses matériaux, ses catégories, ses langages, sa notation, ses techniques, ses formes et ses pratiques du concert. Qu'il soit soliste ou membre d'un ensemble, l'interprète est en prise directe avec la création. La projection du musicien dans une oeuvre contemporaine est donc d'une toute autre nature que celle de l'interprète du "grand répertoire". L'objectif de cet ouvrage est de s'interroger sur les conséquences de ces bouleversements pour l'interprète et sur la façon dont la musicologie peut rendre compte de l'interprétation de ce répertoire. Il s'inscrit dans le champ des Performance Studies qui, depuis les années 1990, a initié un changement de paradigme en musicologie qui invite à une nouvelle réflexion sur l'art musical, interroge à nouveaux frais le concept d'oeuvre et redonne à l'interprète sa place dans la création. Ce livre s'est donné pour ambition d'examiner les théories et les méthodes de l'étude de la performance tout en proposant des modalités d'utilisation d'outils informatiques de visualisation et d'extraction de descripteurs pour analyser l'interprétation. La dernière partie est consacrée à une analyse comparative assistée par ordinateur d'interprétations enregistrées des Dix pièces pour quintette à vent de György Ligeti. Les résultats obtenus ont démontré que la créativité des interprètes s'exerce pleinement avec une partition précisément notée et particulièrement virtuose. Ils ont permis de dégager les variables d'interprétation spécifiques à cette oeuvre et de faire émerger à la fois des singularités et des convergences parmi les interprètes quant à la conduite du temps musical et à l'expressivité.
Acteur essentiel de la philosophie du bruit et de la révolution électrique, Varèse a contribué au renouvellement des productions et des esthétiques du XXème siècle. Son oeuvre a constitué - et constitue encore - un véritable programme d'action pour des générations de compositeurs. Sont examinés en particulier dans ce volume les liens qu'ont tissés avec elle, Jolivet, Xenakis, Ligeti, Nono, Mamzoni, Risset, etc... L'ensemble des contributions de ce volume embrasse une large part des thématiques initiées et développées par Varèse.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.