Historiographies de la philosophie ancienne. Neuf études
Laks André
BELLES LETTRES
35,00 €
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EAN :9782251451213
Les études réunies dans ce livre reprennent des travaux publiés de manière dispersée entre 1989 et 2014. Elles considèrent neuf moments significatifs de la réception philosophique de la philosophie et des philosophes antiques du XVIIIe au XXe siècle. Anaximandre, Héraclite, Parménide, Platon, les Cyniques, mais aussi les traditions doxographiques qui ont modelé leurs images, sont pris dans l'espace complexe où la philosophie et ses historiens croisent tant les théories de l'histoire que les pratiques philologiques. L'unité du propos est assurée non seulement par une trame chronologique, allant de Brucker à Kant, de Kant à Schleiermacher et aux Néokantiens, de Burckhardt à Nietzsche, de Nietzsche à Heidegger et Gadamer, et de la philosophie elle-même à la psychologie historique de Vernant, mais aussi par l'attention qui est portée, dans chaque cas, aux tensions et équilibres intellectuels et disciplinaires mis en jeu. La question générale est celle des critères et de la légitimité des actualisations qui guident la recherche historique. L'ensemble constitue ainsi, à partir d'un domaine spécialisé, une contribution à un domaine de recherche, l'historiographie de la philosophie, dont un critique pouvait encore dire en 1991 qu?« il n'y a guère de discipline dont la procédure est historique où l'investissement exigé en matière de théorie et de méthodologie soit plus réduit », mais qui a connu au cours de ces dernières années d'importants développements. On peut penser que la voie est désormais ouverte à une discussion interdisciplinaire et interculturelle de grande ampleur et portée.
Nombre de pages
226
Date de parution
04/06/2021
Poids
370g
Largeur
157mm
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EAN
9782251451213
Titre
Historiographies de la philosophie ancienne. Neuf études
Auteur
Laks André
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
157
Poids
370
Date de parution
20210604
Nombre de pages
226,00 €
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Cet essai développe une communication présentée au colloque "Que faisons-nous du négatif?", organisé en décembre 2002 par l'Institut de la pensée contemporaine. J'y avais posé la question de savoir ce qu'eux avaient fait du négatif - eux, les Grecs - et plus précisément, ce qu'en avaient fait, après Parménide, le penseur de l'Etre (mais aussi, moins connu, celui de l'Amour), Leucippe, le philosophe du vide (et du plein), et Empédocle, celui de la Haine (et de l'Amour). Au lecteur de juger s'"ils" nous parlent encore de "notre" négatif.
Cette introduction à la philosophie présocratique n'a pas pour but de présenter les différents penseurs que l'on a coutume de rassembler sous cette appellation commune de philosophes présocratiques, mais, sans pour autant les ignorer, de présenter une synthèse de cette philosophie en s'attachant aux enjeux de cette dénomination établie a posteriori, à la question des "origines" et de la "rationalité" de cette philosophie. L'importance de cette question est qu'elle est liée aux origines de la philosophie grecque donc de la philosophie occidentale. L'ouvrage se termine par la confrontation de deux modèles d'historiographie philosophique, relevant pour l'une de la tradition phénoménologique (Gadamer) l'autre de la tradition rationaliste (Cassirer).
Les Lois de Platon constituent une ?uvre majeure dans l'histoire de la pensée politique. La perspective systématique, qui remonte vers les fondements de la législation, s'y combine avec l'élaboration concrète de lois détaillées, ce qui les distingue de la République. Leur importance vient en outre et avant tout de ce qu'elles ont élaboré une série de concepts et de principes politiques appelés à un long avenir. Négativement, les Lois, en un contraste frappant avec la thèse du philosophe-roi de la République, thématisent pour la première fois le principe en vertu duquel " le pouvoir absolu corrompt absolument " (principe dit de Lord Acton). Positivement, les notions de " constitution mixte ", de " règne de la loi ", et de " préambule législatif " y trouvent leur première articulation conceptuelle, voire leur première formulation. Dernier ouvrage de Platon, les Lois restent un texte peu fréquenté, en dépit de leur importance obvie. C'est que, outre leur longueur, elles sont d'écriture difficile et opaques dans leur structure. Le présent essai vise à fournir, d'abord de manière synthétique, puis en commentant un certain nombre de passages, les éléments clefs permettant de s'orienter dans le maquis de développements dont elles sont faites. Il propose ce faisant une interprétation originale de la relation complexe que les Lois entretiennent avec la République, en mettant au centre de l'analyse la question de la relation entre loi et persuasion.
Plus d'un siècle après la publication des fragments et des témoignages des "Présocratiques", réunis par Hermann Diels en 1903 et complétés par Walther Kranz en 1951, ce recueil propose une présentation novatrice des débuts de la philosophie grecque. La présente édition donne à lire les textes découverts depuis, comme le papyrus de Strasbourg, contenant des fragments d'Empédocle. Surtout, elle déplace la coupure, qui n'est plus à "présocratique" mais plutôt, comme le proposait le jeune Nietzsche, à "préplatonicien", Socrate faisant ici l'objet d'un chapitre à part entière. La manière dont a été conçu l'ouvrage est sans équivalent. Il y a dans ce multi-bilingue, outre du grec et du latin, de l'arabe, du syriaque, de l'arménien, de l'hébreu : les textes sont donnés dans leur langue et traduits en français. Leur collecte est facile d'usage : pour chaque philosophe, une introduction, suivie de trois sections portant sur la personne (P), la doctrine (D) et la réception philosophique et littéraire jusqu'à la fin de l'Antiquité (R). S'y ajoutent six chapitres consacrés à des corpus, qui permettent de s'attacher à des thématiques comme les représentations collectives des sophistes ou encore la manière dont le théâtre traite les philosophes et la philosophie. Un glossaire détaillé facilite la compréhension des mots de la philosophie archaïque. Lire Les débuts de la philosophie, c'est lire en même temps de l'Orphée et de l'Hésiode, du Pindare et de l'Euripide, se plonger dans le corpus grec et dans sa transmission, dont le travail d'André Laks et de Glenn W. Most donne une nouvelle intelligence et qu'il rend accessibles à tous.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine