Le lion, "roi des animaux", le cheval, la plus noble conquête de l'homme "... Ces formules de Buffon ont contribué à réduire leur auteur à une sorte de La Fontaine en prose. Or ce styliste hors-pair fut aussi l'une des figures majeures de la pensée scientifique au XVIIIe siècle. Académicien, intendant du Jardin du Roi - le futur Muséum d'Histoire naturelle - pendant un demi-siècle, grand propriétaire terrien en Bourgogne, maître de forges, sylviculteur, Buffon a mené de front ses activités multiples avec une énergie et un talent hors du commun. Dans son oeuvre grandiose, l'Histoire naturelle - 36 volumes publiés entre 1749 et 1788 Buffon tente de décrypter l'ordre de la nature: cet esprit encyclopédique, expérimentateur passionné, incomparable agitateur d'idées, y pose des questions fondamentales sur l'âge de la Terre, la naissance du vivant, les espèces, la place de l'homme... Sans toujours apporter les bonnes réponses, le naturaliste ouvre des voies nouvelles qui, au siècle suivant, permettront notamment la naissance de la biologie. Yves Laissu donne un portrait vivant et attachant de ce visionnaire de la science."
Nombre de pages
127
Date de parution
08/03/2007
Poids
195g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782070343171
Titre
Buffon. La nature en majesté
Auteur
Laissus Yves
Editeur
GALLIMARD
Largeur
126
Poids
195
Date de parution
20070308
Nombre de pages
127,00 €
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Résumé : 1793 : le " jardin royal des plantes médicinales ", fondé en 1635 à l'initiative de Louis XIII, devient Muséum national d'histoire naturelle. Le décret de la Convention confirme le nouveau Muséum dans ses trois missions : collecte et conservation des collections, recherche dans les sciences de la Nature et de l'homme, diffusion des connaissances. Yves Laissus, ancien directeur de la Bibliothèque centrale du Muséum, retrace l'histoire de cette institution qui a su, au fil des siècles, préserver son identité tout en restant fidèle à ses missions, 1995 : aujourd'hui, le Muséum, un des plus anciens organismes scientifiques de la France, est aussi l'un des mieux à même de relever les défis du XXIe siècle.
Résumé : Déjà surprenante par les lieux où elle s'est déroulée, l'expédition d'Egypte a pris un caractère vraiment exceptionnel avec la Commission des sciences et des arts de quelque cent soixante membres qui accompagna les troupes de Bonaparte. Il y avait là des naturalistes de toutes les spécialités, des physiciens et des chimistes, des mathématiciens et des ingénieurs, des peintres et des musiciens et même des typographes - sans oublier bien sûr des " antiquaires ". Pour la plupart très jeunes, ils constituaient la fleur de la science française dans le droit fil des curiosités des Lumières. Ils avaient nom Berthollet, Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Monge, Conté, Vivant Denon... Tous furent éblouis pour le restant de leurs jours par l'extraordinaire aventure exotique qu'il leur fut donné de vivre, en dépit de la méfiance et de la jalousie qu'ils inspirèrent aux militaires et de conditions de vie devenues difficiles par suite du départ de Bonaparte et de l'assassinat de Kléber. L'égyptologie leur doit son essor, les sciences naturelles et physiques ainsi que les techniques de multiples progrès. Quant à l'Egypte du XIXe siècle, elle a largement profité de la masse de connaissances rassemblées et ordonnées par les savants français. Nul ne s'avise d'ailleurs de leur contester la gloire qu'ils se sont acquise durant leurs trois années de présence dans la vallée du Nil.
Depuis la fin du Moyen-Age, le liquide que l'on tire des nombreux puits forés dans le sol de Paris, gravement pollué par l'infiltration des eaux usées qui véhiculent ordures et immondices, et par les cimetières qui empoisonnent la nappe phréatique, est impropre à la consommation humaine. Sous l'Ancien Régime, les Parisiens boivent donc l'eau de quelques sources jaillissant dans le voisinage de la capitale, captée et amenée par des aqueducs, et surtout l'eau de la Seine qu'on puise directement dans le fleuve ou qui est pompée pour alimenter des fontaines. Mais Paris manque d'eau, de plus en plus cruellement. En 1802, au premier consul qui lui demande ce qu'il faut faire pour l'embellissement de Paris, le ministre Chaptal répond: "Donnez-lui de l'eau". Sous le Premier Empire et jusque vers 1830, l'ingénieur des Ponts et Chaussées Pierre-Simon Girard, ancien de la campagne d'Egypte où il a côtoyé Bonaparte, dirige la réalisation du canal de l'Ourcq et préside à celle des canaux Saint-Denis et Saint-Martin. Directeur des eaux de Paris, il améliore considérablement la distribution de l'eau dans la ville, construit des égouts et fait progresser la salubrité publique. Son oeuvre, injustement oubliée, préfigure celle d'Eugène Belgrand sous le Second Empire. Par ailleurs mathématicien chevronné, membre de l'Académie des sciences, Girard est l'auteur de travaux remarqués sur la mécanique des fluides, en particulier sur les phénomènes de capillarité.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.