Numéros juridiques Juin 2014 : Rupture du contrat à l'initiative du salarié. Démission, prise d'acte
Lagrange Lydie ; Miquel Lucie
LIAISONS
42,50 €
Epuisé
EAN :9782878809343
Le salarié a droit, à tout moment, de signifier à son employeur qu'il met fin à son contrat de travail. Il a notamment la possibilité de présenter sa démission. Celle-ci n'est soumise à aucun formalisme particulier, elle peut être écrite ou verbale. Elle ne se présume pas, et doit résulter d'une volonté sérieuse, claire et non équivoque du salarié. Par ailleurs, lorsque l'employeur ne respecte pas ses obligations, le salarié est en droit de prendre acte de la rupture de son contrat de travail. Ce dernier est alors définitivement rompu. Si le juge estime que les faits reprochés à l'employeur ne justifient pas la prise d'acte, cette rupture produit les effets d'une démission. Dans le cas contraire, elle produit ceux d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Enfin, le salarié reprochant à son employeur des faits justifiant à ses yeux la rupture du contrat peut saisir le conseil des prud'hommes d'une demande de résiliation judiciaire aux torts de l'employeur. Si cette demande est acceptée, la résiliation produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Dans le cas contraire, le contrat de travail se poursuit. Concernant la prise d'acte de la rupture et la résiliation judiciaire, la jurisprudence de la Cour de cassation a récemment beaucoup évolué. Par ailleurs, les deux parties au contrat de travail peuvent convenir d'une rupture conventionnelle homologuée. Dans ce cas, elles doivent respecter une procédure spécifique. La validité de la convention est subordonnée à son homologation par l'autorité administrative. Point spécial : La période d'essai La période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent. Elle ne se présume pas, et existe seulement si elle a été expressément prévue par la lettre d'engagement ou le contrat de travail. Le Code du travail limite sa durée, et encadre les conditions de son renouvellement.
Nombre de pages
86
Date de parution
28/07/2014
Poids
210g
Largeur
210mm
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EAN
9782878809343
Titre
RUPTURE DU CONTRAT A L INITIATIVE DU SALARIE DEMISSION PRISE D ACTE DE LA RUPTURE RESILIATION JUD
Auteur
Lagrange Lydie ; Miquel Lucie
Editeur
LIAISONS
Largeur
210
Poids
210
Date de parution
20140728
Nombre de pages
86,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Indépendamment des congés payés " classiques ", il existe une multitude d'autres possibilités d'absences ou congés, liés à un fait ou une situation particulière : un événement personnel, la maladie d'un proche, un projet de création d'entreprise, la volonté de suivre un cursus de formation, la participation à une mission de solidarité, etc. Une demande de congé sans solde est-elle soumise à des conditions particulières ? Dans quels cas l'employeur peut-il refuser d'accorder un congé sabbatique ? Quels sont les événements familiaux qui ouvrent droit à un congé ? Qui peut prétendre au congé pour création d'entreprise et quelle est sa durée ? Vous trouverez ici des réponses claires et précises sur l'ensemble des dispositions législatives et réglementaires propres à ces congés atypiques, notamment les droits des salariés, les conditions d'utilisation de ces dispositifs, les possibilités de report ou de refus par l'employeur.
La numérologie, un outil incroyablement efficace pour mieux comprendre notre enfant et ses besoins naturels Nous rêvons tous d'être le meilleur parent pour notre enfant. Mais quelle est la définition du bon parent ? Et si c'était d'abord : " Voir, accepter et accompagner son enfant en respectant ce qu'il est, dans sa singularité, en dehors de toute projection " ? Au-delà de ce rêve, la réalité nous montre la difficulté du rôle de parent. Dans la perspective d'une plus grande compréhension et d'une meilleure communication entre nous et l'enfant/ado, la numérologie est un outil particulièrement pertinent et pratique. Il va nous permettre de mieux connaître voire de confirmer les talents, les besoins, les ressources et les motivations de notre enfant/ado. Grace à cette approche innovante, ce livre vous apporte un moyen supplémentaire de l'aider à développer l'expression de son plein potentiel. Et ainsi lui faciliter sa capacité de réalisation et de gagner en confiance en soi et en estime de lui-même. C'est également un joli moyen de revisiter l'enfant que vous avez été et/ou de vous réconcilier avec l'adulte que vous êtes devenu.
Grand bal à Venise. On s'y presse, on s'y bouscule. Américains, Chinois, membres du G20 et altermondialistes... Tous veulent entrer dans la danse du moment : la folle tarentelle endiablée des hydrocarbures. Attirés par l'odeur de naphte, tous s'avancent assoiffés d'or noir et impatients de conduire la danse, la plupart masqués. Du pétrole sous Venise ? Qui sait ...
Montvalon Luc de ; Limou Sandra ; Nassiri Amini Fa
Les risques psychosociaux La crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 est à l'origine de nombreux burn-out et de souffrance au travail. Les causes sont multiples : télétravail forcé engendrant un isolement des salariés, surcharge de travail ou au contraire sous-charge en raison du ralentissement de l'activité de l'entreprise, retour sur site difficile pour certains... Depuis 2002, date de l'entrée dans le Code du travail de la notion de "santé mentale", l'obligation de prévention des risques professionnels à la charge de l'employeur concerne aussi bien les risques physiques ou matériels que les risques psychosociaux (RPS). Or cette dernière notion reste difficile à appréhender, tout comme les moyens d'action à la disposition de l'employeur. Ce numéro de Liaisons sociales - Les Thématiques, dans une approche tout à la fois juridique et opérationnelle, détaille les outils pour agir en amont du risque, mais aussi pour prendre les décisions adéquates face à une situation de souffrance au travail, de harcèlement moral ou sexuel. Point spécial : L'entreprise et les addictions La consommation de tabac, d'alcool ou de drogues par les salariés peut être à l'origine de maladies ou d'accidents du travail. Elle peut aussi induire une baisse de la qualité du travail et de la productivité, des relations professionnelles dégradées, voire des conflits entre salariés. En pratique, le sujet reste souvent tabou et les moyens d'action peu maîtrisés. Si l'employeur est souvent tenté d'agir uniquement sur le terrain disciplinaire, une approche à la fois préventive et répressive est indispensable. L'action contre les addictions passe donc par la définition d'une politique de prévention, en collaboration notamment avec le comité social et économique et le médecin du travail.
Ce dispositif consiste à décompter le temps de travail non pas selon une référence horaire, mais selon le nombre de jours travaillés dans l'année. Ne sont pas applicables aux salariés concernés les dispositions relatives à la durée légale hebdomadaire de 35 heures, celles relatives aux heures supplémentaires, aux durées maximales quotidienne et hebdomadaire. En revanche, ils bénéficient du repos quotidien minimum de onze heures, du repos hebdomadaire, des jours fériés et des congés payés. Depuis sa création en 2000, le succès du forfait en jours ne se dément pas. Et pourtant, les règles en la matière sont particulièrement complexes, et les risques juridiques nombreux : inopposabilité ou nullité des conventions individuelles de forfait ayant pour conséquence le paiement de toutes les heures supplémentaires accomplies au-delà de 35 heures, versement de dommages-intérêts pour manquement au droit au repos, sanctions pénales et civiles ou encore administratives en cas de travail dissimulé... Bien connaître le cadre juridique du forfait en jours est un impératif pour préserver la santé des salariés et éviter le risque de contentieux. Point spécial : Le forfait en heures Le forfait en heures (hebdomadaire, mensuel ou annuel) permet d'intégrer dans la durée du travail du salarié un certain nombre d'heures supplémentaires qu'il accomplit régulièrement. Ces dernières sont rémunérées avec les majorations prévues par le Code du travail. Le forfait peut aussi ne pas inclure d'heures supplémentaires. Cette hypothèse vise en particulier le forfait annuel (il est alors de 1 607 heures pour un temps complet), permettant d'adapter le rythme de travail des salariés aux besoins de l'activité. Dans le cadre du forfait en heures, la durée légale hebdomadaire de 35 heures doit être respectée, tout comme les durées maximales de travail quotidienne et hebdomadaire.
La protection des représentants du personnel Les représentants du personnel élus ou désignés bénéficient d'une protection dans le cadre de l'exécution de leur contrat de travail et à l'occasion de la rupture. Il s'agit notamment des membres du comité social et économique (CSE), des représentants de proximité, des délégués syndicaux, des représentants syndicaux au CSE et des représentants de la section syndicale. Cette protection vise aussi les salariés demandant l'organisation d'élections professionnelles et les candidats. Ainsi, une autorisation doit être demandée à l'inspecteur du travail notamment en cas de licenciement ou de transfert partiel d'entreprise, ou en cas de cessation d'un contrat de travail à durée déterminée ou d'un contrat temporaire, sous certaines conditions. Dans le cadre de leur jurisprudence, la Cour de cassation et le Conseil d'Etat ont apporté de nouvelles précisions sur ce statut protecteur. Point spécial : Les contrôles de l'inspection du travail L'inspecteur du travail contrôle l'application du droit du travail dans tous ses aspects. En cas d'irrégularité, il peut formuler des observations à l'employeur, le mettre en demeure de se conformer à la réglementation, dresser un procès-verbal, procéder à un arrêt temporaire d'activité dans certaines situations dangereuses, ou encore saisir le juge des référés en cas d'urgence. Face à certaines infractions, le Direccte, sur rapport de l'agent de contrôle, peut prononcer un avertissement ou une sanction administrative, ou proposer à l'employeur une transaction pénale. Dans le contexte de la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19, l'inspection du travail est invitée à vérifier le respect du protocole sanitaire national visant à assurer la santé et la sécurité des salariés. En outre, un plan de contrôle a posteriori sur l'activité partielle est déployé.
Le licenciement d'ordre personnel repose sur un motif inhérent à la personne du salarié. Il doit être motivé et justifié par une cause réelle et sérieuse. Le motif est réel s'il est établi, ce qui suppose des éléments matériels susceptibles d'être prouvés. Il doit être objectif, exact et sérieux c'est-à-dire que les éléments qui le fondent sont suffisamment pertinents pour entraîner la rupture du contrat de travail. Il existe deux catégories : le licenciement pour faute et le licenciement non disciplinaire. L'ordonnance n° 2020-1387 du 22 septembre 2017 a assoupli l'obligation de motivation du licenciement pesant sur l'employeur. En effet, une fois le licenciement notifié, l'employeur a la possibilité de préciser le motif, de sa propre initiative ou à la demande du salarié. Le Code du travail prévoit l'attribution de dommages-intérêts lorsque le licenciement est sans cause réelle et sérieuse. L'ordonnance du 22 septembre 2017 a institué un barème d'indemnisation dont les plafonds varient en fonction de l'ancienneté du salarié. Ce barème est cependant écarté en cas de nullité du licenciement. Les irrégularités de procédure peuvent également donner lieu à indemnisation. Enfin, le salarié peut obtenir des dommages-intérêts en vue de réparer des préjudices distincts. Point spécial : L'activité partielle En 2020, de nombreuses entreprises ont eu recours à l'activité partielle afin de faire face à la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19. Ce dispositif permet à l'employeur, lorsqu'il est confronté à certaines difficultés l'obligeant à réduire temporairement son activité, de diminuer le temps de travail des salariés. Ces derniers bénéficient d'une indemnité versée par l'employeur pour les heures chômées, et celui-ci obtient ensuite une allocation financée conjointement par l'Etat et l'Unedic. La mise en oeuvre du dispositif doit être préalablement autorisée par l'Administration. L'activité partielle a connu en 2020 de nombreuses adaptations temporaires et exceptionnelles notamment pour étendre le champ des bénéficiaires et améliorer la prise en charge de l'indemnité versée aux salariés. Une réforme applicable en début d'année 2021 vise à en garantir l'économie et la pérennité.