Les marges du logement sont devenues de moins en moins marginales. Les mal-logés et les non-logés s'imposent sur différentes scènes en Europe, tandis qu'un nouvel ordre urbain monte en puissance, associé à des spéculations foncières et immobilières multiformes. A travers leurs réponses, les politiques publiques semblent dériver vers un traitement social de la question du logement. Dans le même temps, les intéressés, individus et collectifs, développent des compétences et des manières de s'approprier des formes d'habitat qui peuvent être interprétées autant comme des solutions que comme des problèmes. Cet ouvrage collectif embrasse large : des contradictions des politiques de lutte contre le sans-abrisme en Norvège au recul du logement social en Ecosse, des paradoxes du logement vestibulaire en Angleterre aux qualités des Algécos havrais et londoniens, de la misère vraiment marginalisée des Roms en Roumanie ou en France aux stratégies gagnantes des occupants de squats sociaux à Palerme, des bonnes intentions associatives aux déchirements que la logique gestionnaire impose, les regards et les analyses convergent vers les recompositions de l'Etat social et ses effets sur le logement et la ville en Europe. Entre dignité et indignité, les habitants des logements non ordinaires, pour leur part, tentent d'inventer, en marge, des protections que le droit au logement proclamé ici et là peine à faire exister. Sous la direction scientifique de quatre directeurs, cet ouvrage fait suite à un colloque qui s'est tenu à l'Université de (Paris 10-Nanterre) en septembre 2005. Le colloque a reçu le soutien des universités de Paris 8-Saint-Denis et Paris 10-Nanterre, du GIS réseau socio-économie de l'Habitat, de l'UMR LOUEST du CNRS, de l'ENHR et de la Ville de Nanterre.
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Nombre de pages
240
Date de parution
10/07/2007
Poids
830g
Largeur
160mm
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EAN
9782296026070
Titre
Le logement précaire en Europe. Aux marges du palais
À la maîtresse de la Pension Vauquer, le Père Goriot s'acquittait chaque mois d'une certaine somme pour qu'on lui fournisse nourriture et logement. Ce personnage de Balzac est sans doute le pensionnaire le plus connu de la littérature française. Pourtant, la réalité historique de la pension et des personnes qui la fréquentent reste encore méconnue. En Amérique du Nord, au tournant du XXe siècle, la vie en pension était solidement ancrée dans les habitudes citadines. C'était particulièrement le cas dans la ville de Québec où un ménage sur dix accueillait un ou plusieurs pensionnaires. L'importance de ce phénomène est à situer dans l'ensemble des transformations et des recompositions sociales et résidentielles qui affectent une ville en période industrielle. Dans son étude, Valérie Laflamme restitue avec précision et méthode les lieux et l'environnement dans lesquels évoluaient les pensionnaires de Québec à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. En reconstituant le parcours de quelques pensionnaires, elle dresse le portrait d'une catégorie d'habitants qui fréquentèrent, au gré des événements de la vie, les maisons de pension. Des sources aussi diverses que les recensements, les actes d'état civils, les archives paroissiales et juridiques, les annuaires, les journaux et les livres d'étiquette sont utilisées. L'auteur nous entraîne dans l'histoire des dynamiques migratoires, urbaines et familiales.Valérie LAFLAMME, diplômée de l'École des hautes études en sciences sociales en démographie, enseigne à l'Université des sciences et technologies de Lille. Elle est membre du Centre lillois d'études et de recherches sociologiques (CNRS), et chercheure associée à l'Institut national d'études démographiques.
Le "Leximath junior" est un lexique simple et attrayant à utiliser à la maison et à l'école. Classement par ordre thématique: espace, mesure (longueur, masse, quantité, temps), numération et opérations, conçu pour être utilisé dès le début des apprentissages de base. Complet: Les principaux termes et symboles mathématiques: plus de 120 mots de vocabulaire et index récapitulatif en fin d'ouvrage. En +: La mascotte Mathématou guide le jeune élève qui fait ses premiers pas en mathématiques.
Une théorie, pour être comprise, doit être maîtrisée tant dans ses concepts que dans ses développements. Partant de ce principe logique et méthodologique, l'auteur, en une dizaine de pages, nous initie aux théories en sciences sociales qui ont marqué le XXe siècle. Ce volume se concentre sur les auteurs qui ont donné aux sciences humaines leur force et leur autonomie : Marx, Spencer, Peirce, Le Bon, James, Pareto, Freud, Saussure, Durkheim, Simmel et Weber.
Comprendre une théorie, c'est en connaître les concepts fondamentaux et savoir établir entre eux les liens qui les unissent. C'est dans cet esprit que cet ouvrage d'initiation a été développé : pour chacune des théories, énumérer, d'entrée de jeu, les concepts centraux, en révéler la signification, montrer comment ils s'articulent les uns aux autres. Et puisqu'il s'agit d'un ouvrage d'initiation d'ordre général, faire cela sans égarement, sur une dizaine de pages. Ce deuxième volume se consacre aux théories qui, au xxe siècle, dans le champ des sciences humaines, se sont focalisées sur les individus, sur les acteurs sociaux. Le lecteur y trouvera celles d'auteurs associés à la psychologie (Adler, Jung, Klein, Lewin, A. Freud, Piaget, Allport, Lacan, Rogers, Erikson, Skinner, Bandura, Kohlberg), à la philosophie (Husserl, Bergson, Heidegger, Gadamer, Sartre, Levinas, Beauvoir, Merleau-Ponty, Ricoeur, Rawls, Deleuze, Derrida, Taylor, Gilligan, Honneth), et même à la sociologie (G. H. Mead, Schütz, Homans, Garfinkel, Goffman, Touraine, Becker, Berger, Boudon).
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
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L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.