En apprendre autant sur la notion d'espace que sur les Amériques, tel est l'objectif de cet ouvrage. Il aborde les manières qui furent et sont encore celles des individus et des groupes d'habiter cette portion du globe, une parmi d'autres, mais unique ne serait-ce que par la puissance que sa simple évocation exerce sur notre imaginaire. Les auteurs nous présentent, indissolublement liés, d'un côté, l'espace, concret, relationnel, actant et construit, de l'autre les Amériques, creuset(s) et terreau(x) infini(s) comme contradictoire(s) de tous les possibles. La mise en tension de ces deux entrées, dont les éléments forment système, renvoie aux thèmes de l'imaginaire et de sa force, du mythe et de ses frontières, de la dialectique du dehors et du dedans, du couple ailleurs/nulle part et enfin de l'ancrage, thèmes qui organisent les contributions d'une quinzaine d'auteurs, relevant d'un vaste éventail de disciplines. Cette diversité permet de jongler non seulement avec les approches mais aussi avec les différentes échelles, du continent au jardin, pour suggérer comment habiter l'espace, aux Amériques comme ailleurs, revient à "faire avec" cet espace et ce qui le compose, matériellement, socialement, mais aussi sur le plan des imaginaires et des mythes, renvoyant à l'actuel comme aux passés réels ou fantasmés, aux avenirs possibles aussi. La conquête semble être ce qui caractérise le plus ces "faire avec" illustrant une espérance qui se concrétise physiquement, matériellement, immatériellement et symboliquement. L'espace, dans les Amériques, convoque et véhicule des pratiques et des imaginaires (tous deux liés) qu'il sédimente ou oublie : il se renouvelle par lui-même et sur lui-même, alternant ruptures et ancrages.
Nombre de pages
307
Date de parution
16/12/2013
Poids
508g
Largeur
165mm
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EAN
9782753527706
Titre
L'espace du Nouveau Monde. Mythologies et ancrages territoriaux
Comment les lieux nous affectent-ils ? Quels sont les facteurs, les mécanismes en oeuvre ? D'un côté, notre humeur du moment, nos représentations, souvenirs, expériences, attentes entrent dans cette construction. D'un autre côté, le lieu, par sa configuration même et le sens que nous lui attribuons, dégage " quelque chose " qui surprend, inquiète ou apaise moralement et physiquement. Dans cette relation changeante ou qui se cristallise dans le passage de l'émotion au sentiment, l'image et l'enjeu de soi ne sont jamais absents. Entre philosophie, sciences de l'action, sciences humaines en s'autorisant un détour par les neurosciences, passant de la maison Uscher aux gradins d'un stade de football, cet ouvrage propose un tour d'horizon nécessairement incomplet sur nos relations aux lieux et tente de saisir comment ces lieux nous affectent, ce qu'ils nous font faire et ce que nous en faisons.
Le sol ne peut plus être une ressource ou un support. Architectes, urbanistes, artistes, élus, habitant sont invités à en retrouver l’épaisseur afin qu'humus et humain riment à nouveau.Les bouleversements économiques, sociétaux et culturels induits par l'accélération des risques climatiques nous confrontent avec stupeur à l'héritage de l'Anthropocène et nous obligent à reconsidérer notre rapport au vivant, nos pratiques d'aménagement du territoire et nos modes de vie souvent dévastateurs. Il convient de repenser en profondeur les modes de construction, de transformation et d'habitation des sols qui nous accueillent pour cesser de les malmener voire les ignorer et apprendre à mieux les partager. Milieu(x), ressource(s) et mémoire(s) sont ici convoqués à travers plusieurs contributions mêlant points de vue de chercheurs et praticiens, présentant des temporalités et des terrains volontairement différenciés pour éclairer un plus juste partage des sols. L'ouvrage s'inscrit dans la série du réseau scientifique thématique Espace Rural projet Spatial. Il s'appuie sur les dixièmes rencontres organisées par les écoles nationales supérieures d'architecture de Saint-Etienne et de Clermont-Ferrand et l'UMR Ressources de l'Université Clermont Auvergne en partenariat avec le Parc Naturel Régional du Livradois-Forez qui se sont tenues à Ambert en octobre 2021.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.