Partager les sols. Milieux, ressources et mémoires en question
Laffont Georges-Henry ; Robin David
PU SAINT ETIENN
24,99 €
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EAN :9782862727882
Le sol ne peut plus être une ressource ou un support. Architectes, urbanistes, artistes, élus, habitant sont invités à en retrouver l’épaisseur afin qu'humus et humain riment à nouveau.Les bouleversements économiques, sociétaux et culturels induits par l'accélération des risques climatiques nous confrontent avec stupeur à l'héritage de l'Anthropocène et nous obligent à reconsidérer notre rapport au vivant, nos pratiques d'aménagement du territoire et nos modes de vie souvent dévastateurs. Il convient de repenser en profondeur les modes de construction, de transformation et d'habitation des sols qui nous accueillent pour cesser de les malmener voire les ignorer et apprendre à mieux les partager. Milieu(x), ressource(s) et mémoire(s) sont ici convoqués à travers plusieurs contributions mêlant points de vue de chercheurs et praticiens, présentant des temporalités et des terrains volontairement différenciés pour éclairer un plus juste partage des sols. L'ouvrage s'inscrit dans la série du réseau scientifique thématique Espace Rural projet Spatial. Il s'appuie sur les dixièmes rencontres organisées par les écoles nationales supérieures d'architecture de Saint-Etienne et de Clermont-Ferrand et l'UMR Ressources de l'Université Clermont Auvergne en partenariat avec le Parc Naturel Régional du Livradois-Forez qui se sont tenues à Ambert en octobre 2021.
Nombre de pages
232
Date de parution
27/11/2024
Poids
510g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782862727882
Titre
Partager les sols. Milieux, ressources et mémoires en question
Auteur
Laffont Georges-Henry ; Robin David
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
160
Poids
510
Date de parution
20241127
Nombre de pages
232,00 €
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En apprendre autant sur la notion d'espace que sur les Amériques, tel est l'objectif de cet ouvrage. Il aborde les manières qui furent et sont encore celles des individus et des groupes d'habiter cette portion du globe, une parmi d'autres, mais unique ne serait-ce que par la puissance que sa simple évocation exerce sur notre imaginaire. Les auteurs nous présentent, indissolublement liés, d'un côté, l'espace, concret, relationnel, actant et construit, de l'autre les Amériques, creuset(s) et terreau(x) infini(s) comme contradictoire(s) de tous les possibles. La mise en tension de ces deux entrées, dont les éléments forment système, renvoie aux thèmes de l'imaginaire et de sa force, du mythe et de ses frontières, de la dialectique du dehors et du dedans, du couple ailleurs/nulle part et enfin de l'ancrage, thèmes qui organisent les contributions d'une quinzaine d'auteurs, relevant d'un vaste éventail de disciplines. Cette diversité permet de jongler non seulement avec les approches mais aussi avec les différentes échelles, du continent au jardin, pour suggérer comment habiter l'espace, aux Amériques comme ailleurs, revient à "faire avec" cet espace et ce qui le compose, matériellement, socialement, mais aussi sur le plan des imaginaires et des mythes, renvoyant à l'actuel comme aux passés réels ou fantasmés, aux avenirs possibles aussi. La conquête semble être ce qui caractérise le plus ces "faire avec" illustrant une espérance qui se concrétise physiquement, matériellement, immatériellement et symboliquement. L'espace, dans les Amériques, convoque et véhicule des pratiques et des imaginaires (tous deux liés) qu'il sédimente ou oublie : il se renouvelle par lui-même et sur lui-même, alternant ruptures et ancrages.
Comment les lieux nous affectent-ils ? Quels sont les facteurs, les mécanismes en oeuvre ? D'un côté, notre humeur du moment, nos représentations, souvenirs, expériences, attentes entrent dans cette construction. D'un autre côté, le lieu, par sa configuration même et le sens que nous lui attribuons, dégage " quelque chose " qui surprend, inquiète ou apaise moralement et physiquement. Dans cette relation changeante ou qui se cristallise dans le passage de l'émotion au sentiment, l'image et l'enjeu de soi ne sont jamais absents. Entre philosophie, sciences de l'action, sciences humaines en s'autorisant un détour par les neurosciences, passant de la maison Uscher aux gradins d'un stade de football, cet ouvrage propose un tour d'horizon nécessairement incomplet sur nos relations aux lieux et tente de saisir comment ces lieux nous affectent, ce qu'ils nous font faire et ce que nous en faisons.
Si la ville au cinéma a déjà fait l'objet de plusieurs ouvrages, la ville industrielle semble, à première vue, souffrir d'un déficit d'image(s). Pourtant, depuis sa sortie de l'usine originelle, le cinéma a filmé la ville en tant que lieu de la machine, de la technologie et du travail, en portant toujours sur elle un regard qui mêle dimensions esthétique, sociale et politique. Par une diversité d'approches et de représentations, il retrace l'histoire de la ville industrielle et aborde sa spatialité. Convoquant des genres variés et des réalisateurs de toutes nationalités, ce livre propose un parcours jalonné d'usines, de mines ou de ports, qui conduit de Clairton au Havre, de Kiruna à Marseille. Il rappelle que bien des villes aujourd'hui perçues comme des métropoles mondialisées (Berlin, Los Angeles, New-York, Rome, Paris, Londres) ont fondé leur développement sur le fait industriel, même si cette mémoire tend parfois à s'effacer avec les démolitions et la gentrification des quartiers populaires et industrieux. De ces relectures de films connus, voire de classiques, et de films à découvrir, qui croisent les perspectives entre architecture, urbanisme, philosophie, sociologie et arts, émerge alors cet objet cinématographique parfois invisibilisé qu'est la ville industrielle à l'écran.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.