La bataille de Pylos. 425 av. J.-C. - Athènes contre Sparte
Lafargue Philippe
NUVIS
14,00 €
Epuisé
EAN :9782363671653
En 425 avant J.-C., Athènes, contre toute attente, remporte à Pylos (Péloponnèse) une victoire décisive sur Sparte. Cette bataille devient, chez les Athéniens, l'enjeu d'un débat sur la guerre, l'impérialisme et la démocratie. Elle ajoute à la popularité d'un personnage singulier de la vie politique athénienne : le démagogue Cléon, détesté par Aristophane, Aristote, Plutarque et presque toute la postérité. Philippe Lafargue fait d'abord revivre au plus près une bataille qui marque l'évolution des techniques de combat à la fin du Ve siècle avant J.-C. On comprend alors mieux ce qui se joue chez les contemporains de l'exceptionnel événement, à commencer par Thucydide. Acteur malheureux des affrontements sans cesse repris entre les deux cités, et finalement remportés par Sparte en 404 avant J.-C., il s'en fera l'historien avec La guerre du Péloponnèse, livre fondateur de la science historique. La bataille de Pylos montre ainsi comment l'écriture de l'histoire et l'invention de l'événement sont indissociables du politique et d'une réflexion sur la démocratie.
Nombre de pages
264
Date de parution
19/01/2022
Poids
300g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782363671653
Titre
La bataille de Pylos. 425 av. J.-C. - Athènes contre Sparte
Auteur
Lafargue Philippe
Editeur
NUVIS
Largeur
137
Poids
300
Date de parution
20220119
Nombre de pages
264,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Donald Trump, Boris Johnson, Marine Le Pen... Depuis plusieurs années, ceux que l'on qualifie volontiers de démagogues ont envahi l'espace médiatique. Mais bien loin d'être une sorte de maladie récente de la démocratie, la démagogie lui est consubstantielle. Car elle a toujours été là : les Grecs anciens, et notamment les Athéniens, qui ont inventé la démocratie il y a près de 2 500 ans, ont aussi inventé la démagogie. Dans un régime qui repose sur la volonté du peuple, comment faire autrement que de le séduire pour conquérir le pouvoir ? En dressant des passerelles entre l'Antiquité et aujourd'hui, en nous montrant que la politique n'a guère changé depuis l'époque de Cléon et Périclès ¿ même si de nos jours les insultes y sont moins courantes qu'au Ve siècle avant J. -C. ¿, Philippe Lafargue nous amène à réfléchir sur le sens du grand théâtre électoral. Et nous permet de mieux comprendre les impasses dans lesquelles nous nous trouvons
En 425 avant J. -C. , Athènes, contre toute attente, remporte à Pylos (Péloponnèse) une victoire décisive sur Sparte. Cette bataille devient, chez les Athéniens, l'enjeu d'un débat sur la guerre, l'impérialisme et la démocratie. Elle ajoute à la popularité d'un personnage singulier de la vie politique athénienne : le démagogue Cléon, détesté par Aristophane, Aristote, Plutarque et presque toute la postérité. Philippe Lafargue fait d'abord revivre au plus près une bataille qui marque l'évolution des techniques de combat à la fin du Ve siècle avant J. -C. On comprend alors mieux ce qui se joue chez les contemporains de l'exceptionnel événement, à commencer par Thucydide. Acteur malheureux des affrontements sans cesse repris entre les deux cités, et finalement remportés par Sparte en 404 avant J. -C. , il s'en fera l'historien avec La guerre du Péloponnèse, livre fondateur de la science historique. La bataille de Pylos montre ainsi comment l'écriture de l'histoire et l'invention de l'événement sont indissociables du politique et d'une réflexion sur la démocratie.
Le héros de ce livre ? Un homme fait de tous les hommes et qui les vaut tous (mais que pas un ne vaut). Ce qu'il fait est littéralement extraordinaire, ce qu'il dit est inouï. Il va vite ; il était ici ; il n'est déjà plus là. Sa bague le tire en avant : avec elle à son doigt, il n'épouse rien ni personne. Voici un chat et un crapaud rouges, voici Sarah Palin amoureuse, voici un pape beau garçon et quelques fruits, un cycliste ayant une conception exigeante de l'équilibre et la nuit sans fin, menaçante - sans compter les menées du diable. Plongez dans ce feu ! N'en privez pas votre famille ! Jetez-y vos amis !
Certains êtres ont une destinée extraordinaire ; on s'aperçoit après leur mort que cette destinée aura été totalement improbable, que leur vie n'aurait jamais dû être ce qu'elle a été. Mozart est de ceux-là : de tous les grands compositeurs, il est sans doute celui qui aura eu la destinée la plus invraisemblable, et sa vie a fait de lui ce qu'il est devenu : un génie unique en son genre. D'autres êtres ont une vie tragique. Ils ont accumulé incompréhensions et désillusions ; ils ont traversé crise sur crise et cela les a marqués de plus en plus profondément. Mozart est aussi de ceux-là : il est mort ruiné, discrédité et vilipendé par la haute société viennoise. Pourtant, il a écrit pendant ses deux dernières années, pathétiques à plus d'un titre, quelques uns de ses plus beaux chefs d'oeuvre. Certains êtres enfin ont une mort rédemptrice. Ils ont quitté le monde pauvres, déchus, calomniés. Mais ils sont devenus immenses après leur mort. Mozart est encore de ceux-là : il est assurément l'un des compositeurs les plus universellement célébrés. Ce livre relate la vie de Mozart telle qu'elle fut, débarrassée des légendes, des parti-pris et des clichés qui encombrent souvent ses biographies. Il la resitue dans son contexte, ce non-dit du texte dans lequel se trouve, selon l'auteur, la clé de ce que certains commentateurs appellent encore "l'énigme" Mozart. Car sa destinée extraordinaire, sa vie dramatique, son apothéose ne peuvent être pleinement comprises et appréciées qu'en se situant historiquement au moment où il a vécu, et géographiquement là où il a vécu. On saisit alors pleinement combien sa musique, éminemment humaine, est tragi-comique comme il en a été de son existence. Mozart pleure et rit tout à la fois ; il se désespère et garde espoir en même temps. Cette humanité-là est omni-présente dans les oeuvres considérables qu'il nous a laissées et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas ne pas les aimer : comme l'a écrit Stendhal, le nom de Mozart ne périra pas tant qu'il se trouvera des âmes sensibles. La recherche concernant Mozart et ses oeuvres continue d'être très active. Des documents de première importance ont été découverts au cours de ces dernières années, dont l'auteur a tenu le plus grand compte dans son travail. Ils rendent plus actuelle et plus nécessaire que jamais cette biographie novatrice et remarquablement documentée, qui montre à quel point Mozart, en dépit de toutes ses vicissitudes, était en avance sur son temps. Ce livre devrait être lu et médité par celles et ceux qui ne peuvent se passer de sa musique, soit parce qu'ils l'écoutent, soit parce qu'ils la jouent. Et il devrait leur permettre de mieux l'écouter, de mieux l'apprécier - et, sans doute aussi, de mieux l'interpréter.