Violences politiques fondées sur le genre. Études latino-américaines
Lacombe Delphine
L'HARMATTAN
18,00 €
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EAN :9782140497964
Ce livre réunit des études de cas au sujet de la politisation des violences sexistes et fondées sur le genre en Amérique latine. Les chapitres s'inscrivent dans le sillage d'une intense et remarquable histoire féministe et épistémologique latinoaméricaine, qui a non seulement permis d'analyser et de dénoncer très tôt la dissémination et l'effet de structuration des violences machistes dans toutes les sociétés du continent, mais a aussi contribué à fournir ou à conforter ailleurs des clés d'interprétation, un langage et des répertoires d'action pour stimuler des revendications au long cours. Chaque étude donne à voir dans leurs dimensions les plus actuelles certaines des opérations de reconnaissance des violences vécues par les femmes et les filles, par les dissident. e. s de l'ordre hétéronormé, par les défenseuses des droits humains. Dans un contexte où les prises de conscience récentes paraissent saturer l'espace médiatique, ce livre rappelle l'importance de préserver conjointement l'approche historique et les études empiriques.
Nombre de pages
162
Date de parution
19/09/2023
Poids
190g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140497964
Titre
Violences politiques fondées sur le genre. Études latino-américaines
Auteur
Lacombe Delphine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
190
Date de parution
20230919
Nombre de pages
162,00 €
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Cet ouvrage permet de relire l'histoire nicaraguayenne contemporaine à l'aune du genre. Il apporte un regard neuf sur l'imbrication des pactes patriarcaux et de pouvoir dans l'entretien des violences sexistes. Il fournit des éléments de compréhension plus généraux sur la façon dont les politiques contre ces violences sont menées dans une sorte de dissociation instrumentale entre l'objet fédérateur qu'elles représentent, et l'étouffement de controverses plus souterraines qu'elles engendrent à propos de l'impunité masculine.
Lacombe Delphine ; Jarry-Omarova Anna ; Marteu Eli
Ce numéro de Cultures & Conflits interroge le processus de globalisation du genre, compris comme un changement d'échelle des enjeux politiques relatifs aux rapports sociaux de sexe. Les politiques de genre relèvent en effet aujourd'hui d'une programmatique portée par des institutions internationales aux prétentions universelles et intégratives d'enjeux sociaux pourtant configurés par des trajectoires nationales et locales contrastées. En explorant la singularité d'expériences collectives de femmes au Nicaragua, en Inde, en Israël/Palestine et en Mongolie, les auteures de ce dossier montrent que la seule analyse d'une uniformisation transnationale des politiques de genre et de l'automaticité de leur réception par les mobilisations et les gouvernements n'est pas suffisante. Elles donnent plutôt à voir les formes de résistance et de production localisées de répertoires d'action sur les questions de genre, ainsi que les effets d'adaptation et de réappropriation composites des prescriptions internationales. En choisissant de saisir in situ les formes d'interactions entre mouvements de femmes, Etats et organisations internationales, les contributions de ce dossier permettent d'enrichir la compréhension localisée, et non moins comparative, de la circulation internationale et transnationale du genre.
Forgé dans les milieux académiques et féministes états-uniens à la fin des années 1960, le concept de genre a enrichi les recherches en sciences sociales par une épistémologie permettant de dénaturaliser les différences, les inégalités et les identités sexuées. Controversé lors de ses diffusions, objet de contestation par nombre de mobilisations conservatrices, il est toutefois devenu routinier, comme le montre la diversité de ses usages dans des programmes d'action publique ou "d'aide au développement", ainsi que l'affirmation d'un champ académique internationalisé des études sur le genre. Selon des temporalités correspondant à des logiques nationales, le concept a été approprié au gré de la promotion du gender mainstreaming par les organismes multilatéraux depuis la quatrième conférence mondiale sur les femmes (1995). Devenu catégorie d'intervention publique, il fait aussi partie du langage et des répertoires des groupes militants. Ainsi, mobilisé à toutes les échelles (locales, nationales, internationales) par des acteurs aussi contrastés que l'ONU et ses agences, l'Union européenne, des gouvernements et des municipalités, des associations locales et des milieux académiques, le genre connaît aujourd'hui un véritable éclatement. L'ouvrage interroge les modalités situées de ses circulations et de ses traductions en actions publiques, militantes, scientifiques et développe des analyses critiques de son succès globalisé et globalisant.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...