Cet ouvrage entend revenir sur le "prédicat", notion ancienne qui puise son eau dans le katégorein d'Aristote voire, avant, dans le rhêma de Platon. Abondamment récupéré depuis lors dans les travaux de linguistique, ce qui en a démultiplié les acceptions, le prédicat est aujourd'hui d'une polysémie remarquable, qui paraît ne pas faire obstacle à sa prospérité. Si l'insertion récente de la notion grammaticale dans les programmes scolaires du 26 novembre 2015 en France semblait prolonger ces jours heureux, force est de constater que ce nouvel âge d'or hors du champ de la linguistique n'aura pas duré. Rapidement pointé du doigt par ses opposants, le prédicat est alors devenu, malgré lui, le parangon d'une grammaire "réformée", sinon "détériorée" ou "nuisible". En pareilles circonstances, le retour à l'enseignement d'une grammaire plus classique, en France, semblait inévitable... C'est dans ce contexte que l'idée d'un volume défendant et illustrant le prédicat à l'échelle de la francophonie est née : car le prédicat pourrait avoir de beaux jours devant lui en didactique ; comme en linguistique, d'ailleurs, champ de recherches qui compte de nombreux défenseurs du prédicat, notamment en syntaxe.
Nombre de pages
221
Date de parution
04/05/2020
Poids
353g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343202532
Titre
Défense et illustration du prédicat
Auteur
Lachet Caroline ; Roig Audrey ; Plane Sylvie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
353
Date de parution
20200504
Nombre de pages
221,00 €
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La notion de "contraintes linguistiques" s'applique à bien des domaines des sciences du langage. Retrouvées en pragmatique, en phonologie ou en morphologie, elles sont également identifiées en syntaxe et en sémantique, notamment dans le cadre de la complémentation nominale : pourquoi dit-on plus facilement Les triangles ont trois côtés égaux que Des triangles ont trois côtés égaux ? Si l'article paraît contraint dans cet exemple, il se trouve également une série d'autres cas dans lesquels soit la forme du complément soit sa présence même aux côtés du support (nominal) est imposée par la langue. L'objectif de cet ouvrage est donc de revenir sur différentes constructions - essentiellement françaises - qui exigent d'une façon ou d'une autre une complémentation nominale sous peine d'altérer la recevabilité ou la grammaticalité de l'énoncé, voire d'en changer substantiellement la structure syntaxique et/ou l'interprétation.
Goes Jan ; Lachet Caroline ; Masset-Martin Angéliq
Depuis la Grammaire de Port-Royal, la question des relations qui unissent les verbes et les adjectifs aux noms qui en sont dérivés se trouve au centre des débats de la communauté linguistique. L?attention portée aux nominalisations s?est encore accrue au cours des dernières décennies avec l?étude systématique de la notion de structure argumentale et de la question de l?héritage aspectuel. La nominalisation soulève en outre l?épineux problème de la frontière entre les classes grammaticales. L?un des objectifs du colloque de linguistique franco-roumaine était de faire avancer la réflexion sur les problèmes que pose l?analyse des faits relevant de la dérivation verbo- et adjectivo-nominale, aussi bien du point de vue de la morphologie que de la sémantique et de la syntaxe. Fidèle à sa tradition, cette huitième rencontre de linguistes et didacticiens français et roumains a permis de jeter un regard nouveau sur cette problématique en l?abordant non seulement du point de vue linguistique, mais aussi du point de vue de la didactique du français, langue maternelle et langue étrangère, sans oublier la perspective de l?analyse contrastive du français et du roumain.
Cet ouvrage - publié avec le soutien de l'Université Paris Cité - regroupe sept contributions qui envisagent le champ de l'écriture comme un laboratoire réflexif. Lieu de rencontre et d'échanges entre le texte et la pensée qui se forment, s'ajustent et s'enrichissent mutuellement, l'écriture ouvre plus largement la voie à la construction du sens d'un texte, à la construction du sens des apprentissages, ainsi qu'à la construction de l'identité de l'élève. La dimension sociale dans l'apprentissage - depuis la recherche d'idées jusqu'à l'émergence d'une pensée qui prend forme en texte - apparaît ainsi fondamentale. La collaboration entre pairs et le partage du sens favorisent en effet le développement chez les jeunes scripteurs d'une distanciation critique à l'égard de leurs productions. Le travail explicite des stratégies d'écriture avec les élèves permet par ailleurs de mettre au jour les mécanismes de la pensée, qui peuvent ainsi être expliqués et discutés, puis transposés. En rendant visible les rouages de la réflexion et du processus d'écriture, en donnant à voir le texte à un autre - un ou des lecteurs -, l'on cherche à faire évoluer la perception de l'écriture qu'ont les jeunes élèves pour qu'ils libèrent plume et clavier et arpentent librement leur route d'apprenti-auteur. Entre réflexions théoriques et pistes didactiques, cet ouvrage aborde les enjeux cognitifs, sociaux et langagiers de la production d'écrits, la question des écrits intermédiaires et le rôle des brouillons comme outils de travail multimodaux et protéiformes dans l'élaboration des étapes métacognitives. Les différentes expérimentations présentées ont pour objectif d'inciter les professeurs et futurs professeurs à adopter des démarches innovantes répondant à une pédagogie de projet dynamisante et enrôlante pour l'enseignant comme pour la classe. Il s'agit de rendre les élèves acteurs des apprentissages et les conduire à prendre conscience de leur rôle dans la démarche de construction herméneutique, qu'elle soit individuelle ou collective.