Les Routes de la voix. L'Antiquité grecque et le mystère de la voix
Lachenaud Guy
BELLES LETTRES
55,00 €
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EAN :9782251326849
J'ai fait l'hypothèse que la rupture du lien entre voix et langage avait une valeur heuristique, à condition de transgresser les frontières que l'érudition établit trop souvent entre les savoirs véhiculés par les textes techniques, les analyses des philosophes qui vont bien au-delà d'une approche physiologique de la voix et de la parole. et les textes qui mettent en scène la parole. Après avoir présenté les mots qui désignent la voix, j'examine les définitions proposées par les Anciens et l'entrelacs des métaphores qui tentent d'éclairer ce mystère. Les médecins et les philosophes explorent les relations transitionnelles entre le corps et la voix, mais aussi entre le dedans et le dehors. La voix est sans cesse contrecarrée par les déficiences physiques et intellectuelles, par les émotions et les circonstances de la vie sociale. C'est pourquoi l'aphonie. l'aphasie et le silence retiennent mon attention. En ce qui concerne les états de la voix, la confrontation avec les catégories modernes fait apparaître la richesse du vocabulaire des Grecs : force et faiblesse, tension de l'aigu et du grave. voix parlée et chantée. voix pathétique. Si les Anciens gardent en ligne de mire le langage humain sous sa forme la plus achevée, la distinction entre l'animé et l'inanimé et la classification des vivants sont mises en question et contredites, comme plus tard chez les poètes. voire chez certains théoriciens et penseurs de la modernité. Les paradoxes du Crawle, qui définissent l'orthonymie comme homophonie entre les choses et les mots, jettent le trouble. et le Loches prône l'harmonie entre ce que nous disons et notre genre de vie. La philosophie platonicienne et ses interprètes illustrent la complémentarité de la grammaire et de la musique, pour peu qu'il en soit fait bon usage. Les Lois identifient art choral et paideia. Le "dialogue intérieur de l'âme avec elle-même", dont nous parle le Phèdre, me conduit à étudier les deux discours, "immanent" et "proféré" et le repli de l'âme sur elle-même. Je propose au lecteur de suivre en ma compagnie un parcours herméneutique qui conduit d'Homère, Hésiode ou Platon à Proclus et aux Chrétiens, sans m'interdire de leur faire répondre en écho les voix des poètes ou des penseurs modernes.
Nombre de pages
233
Date de parution
14/02/2013
Poids
385g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782251326849
Titre
Les Routes de la voix. L'Antiquité grecque et le mystère de la voix
Auteur
Lachenaud Guy
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
160
Poids
385
Date de parution
20130214
Nombre de pages
233,00 €
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Je dis parfois que je suis un héritier, bien éloigné, de Vallès, de Péguy et des camarades dont l'école a favorisé la promotion. Je ne puis m'empêcher de stocker des notes de lecture comme autant de tesselles en attendant qu'elles prennent place dans la mosaïque de mes écrits. C'est pourquoi je suis bien incapable d'écrire sans notes de bas de page". En mêlant le caractère intime de sa vie personnelle au sérieux de ses années de recherche, Guy Lachenaud nous livre un récit autobiographique saisissant. Equilibre parfait entre science et authenticité, de l'antiquité grecque ou romaine au monde d'aujourd'hui, découvrez les cahiers entrelacés d'un humaniste.
Les Argonautiques, grand poème cyclique et érudit d'Apollonios de Rhodes (c. 295-240 avant J.-C.) a fait l'objet de nombreuses éditions. Les Argonautiques retrace la légende ancienne et répandue des dieux et héros qui allèrent en Colchide conquérir la Toison d'Or, dans un retour à l'imitation d'Homère tout en y introduisant des éléments étiologiques. Ils sont le remaniement épique d'un mythe vu par un grec de la diaspora qui affirme son panhellénisme face aux mondes barbares. Cependant, les scholies, issues de commentaires anciens aujourd'hui perdus, n'ont jamais été traduites dans leur ensemble, bien qu'elles méritent d'accompagner le lecteur du poème. Des ?uvres fondatrices de la littérature archaïque aux inventaires du savoir historique, mythologique et géographique à partir de l'époque hellénistique, elles nous livrent les éléments d'une tradition mythographique, géographique et historique qui perdure et se renouvelle constamment. C'est pourquoi elles doivent retenir l'attention de tous ceux qui s'intéressent à l'histoire des interprétations. Ce livre prend en compte des travaux récents concernant des textes (historiques ou mythographiques) dont il ne subsiste plus que des épaves et les pratiques anciennes du commentaire grammatical et littéraire. Le travail des scholiastes est examiné clans toutes ses dimensions. En effet, le scholiaste n'est pas seulement un compilateur. Le grammairien, technicien de la langue, devient un professeur de lettres, et même un écrivain quand les scholies prennent l'allure d'un récit. Une introduction et divers tableaux, principalement généalogiques, complètent ce volume.
Quelque chose cloche ce matin... Tous les habitants de Lutèce ont oublié de se réveiller. Et pour cause, le coq Sinfonix n'a pas poussé son fameux et tonitruant cocorico ! Pire encore, le volatile a disparu de la ville ! Et s'il avait été enlevé par les Romains ? Idéfix et ses amis doivent absolument le retrouver avant qu'il ne finisse en poulet rôti !
Par Toutoutatis ! Idéfix et ses amis ont trouvé une belle balle en cuir dans leur repaire. Elle appartenait à Chevrotine, la chienne de l'ancien chef gaulois Camulogène. Mais quand Turbine l'emmène dehors pour jouer avec... elle se la fait voler par la légion canine ! Les Irréductibles doivent absolument la reprendre avant que le vieux pigeon Asmatix ne se rende compte de sa disparition !
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Depuis sept ans, Le Bulletin des Belles Lettres est le compagnon idéal de vos bibliothèques, arpentant les livres et les époques avec pour seule boussole un thème annuel. Ce numéro part à la rencontre des langues imaginaires, nées par frictions étincelantes avec notre réalité commune. Il rend hommage à l'intraduisible, à ce qui se joue à la lisière des langues et des mondes connus. Certains tissent des mots comme un flot, de conscience ou de rimes. Chez Simine Dânechvar, Virginia Woolf et James Joyce, la langue romanesque prend des formes intimes qui subjuguent la conscience ; les poètes Yahya Kemal et Ahmet Hâsim réinventent l'art poétique turc ; avec Rilke la poésie passe d'une rive à l'autre ; Lewis Carroll fait du langage sa créature. D'autres parlent des langues nouvelles. Déchiffrez l'elfique de Tolkien et conversez en na?vi ; adonnez-vous à la glossolalie jubilatoire d'Antonin Artaud ; inventez des hiéroglyphes avec Athanasius Kircher ; écoutez la confession d'un interprète extra-terrestre mise en récit par Alexander Dickow et animée par Laurent Gapaillard. Cryptogrammes pirates, alphabets sorciers, runes merveilleuses et faux japonais d'un mythomane génial vous initieront au mystère des signes.
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Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Émilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce « grand coeur catholique », qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot « prophétie ». Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un « théâtre dont la scène est le monde », épouse en une langue sublime les contours de l'Écriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l?Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.