Pour une critique partisane. Quelques preuves à l'appui
Lachaud Jean-Marc
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782296116474
En intervenant sur différents terrains (arts visuels, arts de la scène...), l'auteur propose une approche critique partisane de quelques démarches artistiques et oeuvres significatives. Il s'agit non seulement d'analyser les enjeux esthétiques de ces partis pris, mais également d'en évaluer la dimension politique émancipatrice. Ces quelques preuves à l'appui, ici rassemblées, montrent que l'oeuvre d'art, par son identité originale, par sa configuration complexe et par sa modalité d'existence décalée, peut exhiber pleinement sa singularité et sa présence au monde dissonantes. Pour l'auteur, il est donc nécessaire, pour qui souhaite maintenir et réactualiser une réflexion esthétique clairement critique (ce qui relève d'un choix philosophique et politique), de se heurter sans préjugés aux frasques de l'art, de mesurer la capacité de ce dernier à scruter la peau, la chair et les entrailles du monde, de créer les conditions pour qu'autour de ces oeuvres licencieuses se noue un échange susceptible de questionner la vie vécue et, peut-être, d'imaginer un autre destin.
Nombre de pages
259
Date de parution
14/04/2010
Poids
410g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296116474
Titre
Pour une critique partisane. Quelques preuves à l'appui
Auteur
Lachaud Jean-Marc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
410
Date de parution
20100414
Nombre de pages
259,00 €
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Dans le cadre du Congrès Marx International 2, une place significative a été accordée, aux côtés des pôles disciplinaires classiques, à des débats s'attachant à démêler quelques fils au regard des problématiques artistiques et culturelles complexes qui ont marqué l'histoire tourmentée de notre siècle. Ces pratiques et questionnements variés, en effet, ont été profondément liés aux conflits, aux tragédies et aux espérances qui la traversèrent. Certains résonnent encore au c'ur de notre actualité déconcertée. D'autres, ici approchés, façonnent déjà notre devenir incertain. En ce sens, ils sont éminemment politiques.Plusieurs ateliers accueillirent des interventions motivées et engagées, prononcées par des philosophes, des historiens de l'art, des sociologues, des critiques... Ce volume rassemble les textes issus de ces échanges passionnants et contradictoires. Il s'articule autour d'intitulés volontairement ouverts, favorisant la compréhension des enjeux pluriels ainsi esquissés: "Art et politique" (Enzo Traverso, Dominique Berthet, Giovanni Joppolo, Vicente Gomez et Thierry Briault), "Art et rue" (Christian Ruby, Martine Maleval), "Résistance et utopie" (Jean-Marc Lachaud, Daniel Bensaïd, Françoise Proust), "Culture métissée et multiculturalisme" (Pierre Bouvier).
Tout au long du XXe siècle, des intellectuels, des artistes et des écrivains, mais aussi des dirigeants politiques révolutionnaires, se réclamant de la pensée de Marx, interviennent dans le champ de la réflexion esthétique. Liés aux soubresauts de l'Histoire, leurs partis pris interrogent le statut et la fonction de l'art, les dimensions critique, contestataire, résistante et utopique de l'oeuvre d'art et le caractère singulier de l'expérience esthétique, en posant des questions décisives: « Qui crée? », « Pour qui? » et « Pourquoi? ».Cet ouvrage analyse les enjeux esthétiques et politiques soulevés par ces constructions forgées d'un point de vue marxiste. Ce retour critique prend en considération les richesses et les limites de positionnements théoriques et d'expérimentations pratiques fondés sur l'espoir de changer l'art et de transformer le monde. Il s'agit aussi d'évoquer les nouvelles figures qui, aujourd'hui, donnent sens à ce que pourrait être une esthétique émancipatrice, et ce, en étroite correspondance avec les nouvelles formes émergentes d'un art idéologiquement et esthétiquement en rupture.
Spectateur engagé et acteur critique de son époque, solidaire des « vaincus » violentés par les tumultes de l'Histoire, Walter Benjamin emprunte de nombreux chemins critiques de manière transversale. Marxiste atypique, il construit avec ténacité une esthétique et une politique de l'émancipation. Les textes ici rassemblés évoquent ses discussions avec, notamment, Theodor W. Adorno, Ernst Bloch et Bertolt Brecht. Ils présentent également ses conceptions sur l'art, et abordent ses novatrices contributions radiophoniques.
Dès les années 1910, aucun art n'est épargné par la tentation du collage. Les avant-gardes explorent, sans modèles normatifs, les perspectives radicalement nouvelles ouvertes par l'art du collage, du montage et de l'assemblage de matériaux-fragments hétérogènes. Ces productions permettent de mettre en scène les contradictions faisant apparaître en tension les inquiétudes et les espérances qui agitent une période historique incertaine.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...