Les seigneurs de la forêt. Essai sur le passé historique, l'organisation sociale et les normes éthiq
Laburthe-Tolra Philippe
L'HARMATTAN
46,50 €
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EAN :9782296069251
Une fois résolu le mystère de l'origine des Beti du Cameroun, le lecteur se trouvera fasciné par la forte authenticité d'une culture restée à l'écart de toute influence externe, tant musulmane qu'européenne, jusqu'à l'aube du XX` siècle; civilisation complexe, foisonnante, inattendue, faisant éclater toutes sortes d'a priori sur l'Afrique, et dont l'auteur a longuement interrogé les plus anciens témoins en les laissant parler hors de tout esprit de système. Le présent livre est le premier volet d'un tryptique qui doit en comporter deux autres: l'un sur la complexité des croyances et rituels traditionnels, l'autre sur la conversion rapide et massive au christianisme de ce peuple, qui, dans le cours même du processus de changement, a su conserver une remarquable originalité. Biographie de l'auteur Philippe Laburthe-Tolra a fondé en 1962 le Centre d'Enseignement Supérieur du Dahomey (à présent République du Bénin); il a enseigné la philosophie et l'anthropologie sociale à l'Université de Yaoundé de 1964 à 1972. Il est depuis 1977 professeur à la Sorbonne (Paris V), sans cesser pour autant d'entretenir des contacts approfondis avec l'Afrique.
Nombre de pages
487
Date de parution
10/03/2009
Poids
745g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296069251
Titre
Les seigneurs de la forêt. Essai sur le passé historique, l'organisation sociale et les normes éthiq
Auteur
Laburthe-Tolra Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
745
Date de parution
20090310
Nombre de pages
487,00 €
Disponibilité
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Comment s'affirmer simultanément "grand catholique" et rester fidèle à l'héritage des siècles lorsqu'on est Africain ? Pour guérir, les catholiques camerounais tentent de conjuguer la rigueur romaine et le recours aux guérisseurs, la foi en Dieu et la sorcellerie. Le cas du tsoo montre comment une véritable "observation participante" instaure une chaîne d'amitiés actives, et comment une actualité vivante illumine les souvenirs glanés dans les méandres du passé.
A cet instant, le chien se met à gronder, puis se lance dans la cour en aboyant. Les jeunes femmes le suivent sans réfléchir. Un hurlement multiple leur glace le sang. Les ennemis ont investi le hameau en silence et, au cri qui leur sert de signal, une dizaine de guerriers peints escaladent ou renversent de toutes parts la clôture. Et Mbala, les yeux écarquillés derrière la fente du toit, assiste alors à l'un de ces épisodes terribles dont il sent qu'il ne devra rien dire. . ". . Philippe Laburthe-Tolra est professeur d'anthropologie sociale à la Sorbonne. Il a vécu plus de quinze ans au coeur du Cameroun, parmi les descendants de Bendzo. A partir de récits oubliés, il a reconstitué, dans ce roman, leurs extraordinaires aventures.
Saisir l'autre en tant qu'autre : toute l'ambition paradoxale de l'ethnologie et ses difficultés ne sont-elles pas incluses dans cette formule ... On ne peut saisir que soi, suggèrent les différentes formes actuelles de nominalisme. Et pourtant l'autre existe, qui nous surprend, nous dérange ou nous comble. C'est au nom de cette expérience que sont ici refusés les extrêmes du trouble narcissique, de l'impuissance culpabilisée, de la scolastique négativiste, de l'inexactitude péremptoire, de la confusion du style où se complaisent trop souvent certains de nos meilleurs esprits contemporains. Car, dans le sillage des grands fondateurs, nombre de recherches modestes et scrupuleuses présentent ce qu'on attend en fait de l'ethnologie, une vraie rencontre de l'autre, une plus profonde saisie de l'homme. Mais ceci ne suppose-t-il pas que le dialogue, au lieu d'être considéré comme second, se révèle comme d'origine ...
Dans la lignée du Tombeau du soleil, un grand roman ethnographique et historique qui, au fil d'intrigues amoureuses, politiques, religieuses, entraîne le lecteur à la découverte de l'Islam noir, dans les années 1851-1852, avant que la colonisation ne détruise les royaumes théocratiques auxquels il avait donné naissance.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...