Pourquoi "l'écart absolu"? Pourquoi "écart", et pourquoi "absolu"? "Ecart", d'abord, par rapport à quoi Pour Miguel Abensour, l'enjeu de toute pensée critique consistait à se situer à distance des "lignes culturelles et politiques" qui orientent et organisent le réel existant. Il est aisé de se dire "critique"; il l'est beaucoup moins de circonscrire un lieu - et de s'y tenir - où ces "lignes culturelles et politiques" sont tenues à distance, où la pensée se conjugue avec une liberté qui fait entrevoir d'autres chemins, d'autres voies. Un Ailleurs. Une "pensée libre" entendue en ce sens est ou n'est pas - elle ne peut se tenir que dans un écart "absolu" avec le réel existant. Cette pensée annonce obstinément le "retour des choses politiques", que le réel existant cherche à recouvrer, pour lui substituer la Nécessité économique ou la Morale. "Retour des choses politiques" lisible tout autant, suivant Abensour, dans la persistance de l'utopie ou du motif de l'héroïsme en politique que dans les écrits de penseurs et de philosophes contemporains qui, même quand ils ne se proposent pas explicitement de faire du politique leur objet, tissent néanmoins la trame d'une "philosophie politique" étrange, aux contours indéfinis, intempestive eu égard à la tradition, que l'on s'autorisera à dire "critico-utopique". L'écart absolu n'est pas I"'objet" de l'oeuvre de Miguel Abensour : plutôt que d'en parler, il serait plus juste de dire qu'elle l'incarne.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
380
Date de parution
14/09/2017
Poids
470g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782845342774
Titre
L'écart absolu : Miguel Abensour
Auteur
Labelle Gilles
Editeur
SENS ET TONKA
Largeur
150
Poids
470
Date de parution
20170914
Nombre de pages
380,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Il y a un peu plus de vingt ans, Marcel Gauchet livrait ses réflexions sur le long et lent processus de désenchantement du monde qui, de l?intérieur même de la compréhension religieuse du monde, a abouti à l?affirmation de l?autonomie humaine et à la prise en main par les hommes de leur destin collectif. Cette thèse a fait l?objet de nombreuses discussions et controverses qui portaient sur la validité de la reconstruction historique générale, sur la méthode guidant cette dernière, et enfin sur la vérité du diagnostic final. Ces questions ont leur intérêt et ont été déjà vivement débattues. Ce livre sur et à partir de la pensée de Gauchet sera toutefois différemment orienté. Il porte davantage sur les effets du désenchantement sur la démocratie elle-même que sur l?origine du désenchantement du monde. Il semble en effet que la démocratie contemporaine, en gros la démocratie des individus et des identités, subisse à son tour les effets du désenchantement et qu?elle tende à devenir une démocratie "contre elle-même". C?est du moins dans ce sens que l?on pourrait lire les ouvrages plus récents de Gauchet, La religion dans la démocratie (1998), La démocratie contre elle-même (2002) et La condition politique (2007). L?avènement de cette démocratie désenchantée ouvre tout un ensemble d?interrogations qui seront au coeur de cet ouvrage : un tel diagnostic est-il juste ? Jusqu?à quel point la démocratie peut-elle se retourner contre elle-même ? Un régime politique qui effacerait toute trace de croyable est-il possible ? Comment la démocratie doit-elle réagir devant les tentatives idéologiques de réenchantement du monde ? Quelles seraient les ressources internes à la démocratie pour corriger les excès provoqués par son propre désenchantement ?
Le style de leadership dictatorial qui a régné pendant des décennies s'avère de plus en plus désuet. Il est complètement dissocié de l'énergie du coeur qui s'installe graduellement sur la planète, touchant toutes les sphères de la vie. Le prestige, le pouvoir et l'ego heurtent les valeurs fondamentales des êtres humains et les coupent de leur sagesse intérieure. La tête a trop longtemps prévalu, c'est maintenant au coeur à prendre la relève. Après plus de 15 années d'accompagnement et de coaching auprès de leaders venant de différentes sphères du monde des affaires, Ghislaine Labelle a senti le besoin d'explorer et de partager une forme de leadership qui tient compte des valeurs fondamentales de l'être humain et de sa raison d'être. Son ouvrage tente de sensibiliser toute personne qui occupe ou qui se prépare à occuper une position où elle doit exercer son leadership. Que vous soyez président ou premier ministre d'un pays, directeur général d'une entreprise, superviseur d'une équipe, collègue ou coéquipier ou encore parent, vos paroles, vos actions et vos décisions influencent vos concitoyens, votre organisation, vos employés, vos collègues, vos amis et vos enfants, mais également l'humanité tout entière. Ce livre peut vous aider à faire une véritable différence positive dans la vie de tous ces gens.
Appréhender les figures marquantes de la culture contemporaine dans tous les domaines, de la littérature au sport en passant par les arts et les sciences, pour saisir leur oeuvre au feu vif d'une lecture personnelle et profonde, tel est l'enjeu de cette collection. Contrairement au régime du dictionnaire ou de la biographie, ces ouvrages ne visent pas l'exhaustivité, mais plutôt à extraire un certain nombre de figures et de thèmes (gestes, objets, notions...), dont la constellation définit le plus exactement possible la singularité du personnage concerné. En même temps qu'une galerie de portraits, la collection vise ainsi à former une anthologie des objets et des usages de la modernité, tels qu'ils sont façonnés par les icônes.
Bilan de compétences, validation des acquis de l'expérience, éducation permanente, formation continue, éducation tout au long de la vie..." des expressions que tout le monde connaît mais derrière lesquelles se cache une aventure, personnelle et mystérieuse, celle d'apprendre à l'âge adulte. Chacun se demande si apprendre à 30, 40 ou 60 ans, ou à tout autre âge au-delà de la scolarité, c'est toujours la même chose qu'à l'école dont il garde de multiples souvenirs, des meilleurs à ceux qu'il voudrait oublier. Cette question d'actualité n'est pas neuve : des textes du 19e siècle l'attestent. Les auteurs de ce livre, en portant témoignage de leur propre reprise d'études, mettent en relief certains traits de l'apprentissage adulte et forgent ainsi des clés pour le penser. Ces réflexions, issues de leurs travaux de recherche, s'inscrivent tout à la fois dans des courants anciens et des voies nouvelles qu'elles contribuent à valider. Ce faisant, le lecteur se reconnaîtra au gré des pages qui lui parlent d'hier et d'aujourd'hui mêlés. Il y trouvera de quoi mieux vivre et comprendre son propre chemin.
Mon intention était, en mai-juin 1968, de montrer comment naissait la police de l'esprit, comment naissaient les automatismes, les comportements, les nostalgies et les abandons par lassitudes. Etre moderne ce n'est pas ratiociner sur le passé, fût-t-il révolutionnaire. Nous savions, en tant que patriciens des révolutions, en tant qu'opposant aux organisations de régulation des économies-politiques capitalo-communistes, que la fossilisation commence par la raréfaction des paroles échangées. La prise de paroles restait l'essentiel. "
Cet ouvrage décrit un temps relatif. Il lance une littérature relative, celle d'un monde en morceaux. Dix personnages et le témoignage d'un narrateur. Seul ce dernier est nommé. Les autres apparaissent grâce à des numéros signalés au début de chaque chapitre. Le résultat garde l'apparence du livre, du " codex ". Il n'est pas à lire. Il peut se poser, se regarder. Il peut s'abandonner, se détruire. Il peut s'ouvrir, s'appréhender, sur papier comme sur écran en interrogeant au hasard les séquences, avec tours et détours, en suivant une des actrices (ou acteurs), ou plusieurs, et - s'il le faut - du début à la fin. Des bouts, des rimes, des riens se succèdent, ils sont le journal de nos affres, de nos plaisirs, un guide codé de la vie quotidienne. Vous êtes devant un miroir.
Soit un héros indécis, un deus ex machina capricieux, une belle duelle, des comparses peu amènes, des zoziaux, aquatiques s'il vous plaît, (e come no ?), des nourritures terrestres, et des substances léviteuses, des morts violentes et stupides, comme il convient... et voici un roman rôdeur conforme aux règles du genre avec ses déplacements erratiques, ses étapes hasardeuses, ses auberges espagnoles et ses motels, ses rencontres et contes inopinés, ses digressions inutiles et ses propres oiseux, tout empreints de l'ambiguïté des choses et des mots. Avec sa morale en forme de conseil d'ami, optimiste, forcément optimiste : de ce monde embrouillé, débrouillez-vous !
Le " marxisme " qui est mis en cause ici est essentiellement le dogmatisme de ses interprétations restrictives, comme économisme pur, par toutes les bureaucraties social-démocrate et soviétique. La pensée révolutionnaire globale - et d'abord celle de Marx - est plus libre et riche. Et le changement de toutes les conditions existantes sera l'œuvre des producteurs eux-mêmes, devenant créateurs. " A J