L'édition de Jacques Truchet, que nous reprenons ici, fait autorité depuis une trentaine d'années. Elle a été publiée et rééditée plusieurs fois aux Classiques Garnier entre 1970 et 1983. Il s'agit d'une édition critique des Maximes et des textes qui leur sont associés (Sentences, Portraits, Réflexions diverses, Choix de lettres). Au début des années 80, de nouvelles découvertes ont été faites. Il s'agit notamment d'une copie dite "Mayer-Bléneau", que l'on doit à Pierre Bérès. Elle modifie quelque peu la "généalogie" des Maximes. Une nouvelle édition de l'oeuvre devenait non seulement possible mais souhaitable, sans bouleverser le travail de Jacques Truchet. Ce volume propose également une présentation neuve des Mémoires. Le lecteur d'aujourd'hui même peu familiarisé avec les écrits de cette période pourra suivre aisément ce chef-d'oeuvre de narration romanesque (sur les aventures de Condé, de Madame de Longueville, sur la "Fronde des Princes", sur Mazarin, sur Anne d'Autriche) et de perfidie calculée. Il retrouvera la source d'épisodes célèbres popularisés par Dumas. Il découvrira enfin l'expérience humaine singulière qui nourrit la sagesse du grand moraliste. Nous donnons aussi un texte court, capital et rarement édité depuis les "Grands Ecrivains", L'Apologie du Prince de Marcillac (c'est le titre porté par La Rochefoucauld jusqu'à la mort de son père) où l'auteur explique et justifie sans complaisance son engagement dans la Fronde.
Date de parution
28/11/2001
Poids
553g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782253132578
Titre
MAXIMES, MEMOIRES, OEUVRES DIVERSES
Auteur
LA ROCHEFOUCAULD F.
Editeur
LGF
Largeur
125
Poids
553
Date de parution
20011128
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce volume contient les oeuvres suivantes: Portraits - Mémoires - Traités - Maximes - Réflexions diverses - Fragment autographe pour Zaïde - Correspondance - Testaments olographes - Témoignages des contemporains. Édition de Louis Martin-Chauffier, introduction de Robert Kanters. Édition revue et augmentée par Jean Marchand.
Fleuron de la littérature classique, les Réflexions ou Sentences et Maximes morales de La Rochefoucauld arrachent la forme brève aux usages scolastiques de la citation et du florilège pour renouer avec l'art de l'aphorisme. Leur extrême accomplissement, consonance rigoureuse d'une forme et d'une pensée, a fait l'unanimité dès leur parution. Il en va tout autrement de leur contenu. La perfection de l'énoncé, son ironie constitutive, la réserve de l'auteur, qui ne signe pas son ?uvre et ne la commente jamais, en font un mystère aux intentions étonnamment ambiguës, voire mystérieuses. Pénétrées d'augustinisme, Maximes et Réflexions proposent une vision très sombre de l'homme et du monde. Sont-elles une dénonciation de l'univers impur de la Chute et " une préparation à l'Evangile ", comme l'affirment les proches du duc, ou, expression d'un " jansénisme sans la rédemption " (Sainte-Beuve), dressent-elles un simple constat ? Conçues dans la mouvance de Port-Royal, prennent-elles rang auprès des Pensées de Pascal ou participent-elles à la subversion des fondements de la morale chrétienne qui conduit, au XVIIIe siècle, à la naissance de l'utilitarisme et de la théorie économique ? La responsabilité du sens est laissée au lecteur. Poli pendant vingt ans (1657-1678), l'ouvrage présente des couches de sédiments distinctes. Elles mettent l'?uvre en perspective, restituent le processus d'une création, le mûrissement d'une vocation. Cette nouvelle édition, rassemblant le plus grand nombre d'états des Maximes, un historique de chaque pièce de l'édition canonique de 1678 et une correspondance entièrement revue, fournit les matériaux d'une enquête essentiellement herméneutique. La série Littératures publie des ?uvres de toutes littératures et de tous siècles, connues ou peu connues, qui ont marqué l'histoire littéraire, la culture ou l'évolution des idées. Ces ?uvres sont éditées dans la tradition des Éditions Champion : le texte publié est celui faisant autorité au regard des spécialistes qui ont procédé à son complet réexamen en s'appuyant sur les dernières avancées de la recherche. Littératures propose ainsi une édition sûre, des textes parfois inédits et toujours accompagnés du meilleur environnement critique et explicatif (bibliographie, index, dossiers complémentaires, etc.).
Nietzsche fut un grand admirateur de deux des plus illustres moralistes français, La Rochefoucauld et La Bruyère. Il a merveilleusement décrit la sobriété du style propre au Grand Siècle: c'est "une sorte de musique de chambre de la littérature qu'on chercherait vainement dans le reste de l'Europe". La collection "Le Monde de la Philosophie" rassemble les oeuvres majeures des plus grandes figures de la philosophie, de Platon à Nietzsche.
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n'excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues. Il fallut, pour le mettre en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial. Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances. C'est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.
Antonine?? Clara?? laquelle de ces deux figures constituait la véritable personnalité de l'être charmant qu'il avait rencontré? Elle avait à la fois le sourire le plus franc et le plus mystérieux, le regard le plus candide et les yeux les plus voluptueux, l'aspect le plus ingénu et l'air le plus inquiétant. "Arsène Lupin, dit Raoul, résout, bien sûr, le premier, une ténébreuse affaire de meurtre, et avec quelle maestria! Amoureux, il risque sa vie. Ingénieux, il s'échappe alors qu'il est cerné par la police ou les truands. Insolent, il joue des tours aux deux.Le gentleman-cambrioleur est au mieux de sa forme pour notre plus grand bonheur. "