La citoyenneté multiculturelle. Une théorie libérale du droit des minorités
Kymlicka Will
LA DECOUVERTE
23,00 €
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EAN :9782707133748
Les sociétés contemporaines deviennent de plus en plus des sociétés multiculturelles dans lesquelles les groupes minoritaires ethniques ou nationaux réclament une reconnaissance publique et les moyens de préserver leur identité culturelle. Une revendication qui n'est pas sans susciter des conflits qui menacent parfois l'unité territoriale des Etats. Pour Will Kymlicka, la réponse à cet enjeu devenu incontournable constitue aujourd'hui l'un des plus grands défis pour la démocratie. Son propos, dans ce livre devenu un classique de la théorie politique, est de défendre une nouvelle conception du statut et des droits des minorités culturelles. A ceux qui objectent que la reconnaissance de certains droits aux minorités (le fameux "communautarisme") menace la conception de la citoyenneté issue des Lumières, Will Kymlicka répond qu'une citoyenneté multiculturelle est à la fois possible et surtout compatible avec le respect des principes qui gouvernent les démocraties libérales : la liberté individuelle, la justice sociale, l'unité nationale. Cependant, conscient que la même réponse politique ne peut être apportée à des situations souvent extrêmement différentes, l'auteur prend bien soin de distinguer la situation des immigrés, des populations indigènes (tels les Indiens d'Amérique) et les minorités nationales. Mais il s'efforce aussi, au regard de cette diversité des situations, d'analyser précisément les types de revendication et leur légitimité : droits linguistiques et culturels, représentation des groupes et des minorités, répartition des terres, fédéralisme, voire sécession, autant d'enjeux qui sont au coeur des interrogations sur l'avenir des démocraties contemporaines.
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Nombre de pages
358
Date de parution
18/10/2001
Poids
370g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782707133748
Titre
La citoyenneté multiculturelle. Une théorie libérale du droit des minorités
Auteur
Kymlicka Will
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
136
Poids
370
Date de parution
20011018
Nombre de pages
358,00 €
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Les théories de la justice et les débats qu'elles suscitent au sein du monde intellectuel anglo-saxon restent encore mal connus en France. Pourtant, ce courant de la philosophie politique constitue un apport essentiel pour tous ceux qui veulent réfléchir sur des thèmes aussi importants et actuels que l'égalité sociale et la redistribution des biens, la liberté et la propriété individuelles, le rapport entre individu et communauté, l'égalité entre les hommes et les femmes, l'avenir de l'Etat-providenceL'ouvrage de Will Kymlicka constitue une introduction passionnante à ces enjeux qui nourrissent le débat politique et intellectuel dans les démocraties contemporaines. Clair et pédagogique, cet ouvrage de synthèse, écrit par un philosophe reconnu, constitue un outil précieux pour ceux qui voudront aborder les textes de John Rawls, Charles Taylor ou Michael Walzer, devenus des classiques de la théorie politique
Donaldson Sue - Kymlicka Will - Pelluchon Corine -
En matière de droit des animaux les théories classiques visent à protéger les animaux contre les violences qu'ils peuvent subir et érigent une barrière protectrice autour d'eux. Or, une telle approche ne donne aucun résultat pratique significatif. Raison pour laquelle Will Kymlicka et Sue Donaldson se focalisent non sur les droits des animaux mais sur nos obligations concrètes à leur égard. Ce qui suppose que l'on examine nos relations avec eux. Ils proposent trois catégories d'animaux : domestique, sauvages et liminaire. Et pour chacune, trois modèles de vivre ensemble : la citoyenneté, la souveraineté, le statut de résident. Pour ce faire, ils s'appuient sur des travaux concernant les personnes en situation de handicap et la manière dont on peut les sortir de l'invisibilité sociale et politique. Aujourd'hui les théories de la justice intègrent enfin la notion de vulnérabilité reléguant par là même l'idée de citoyens de seconde zone. Cette reconnaissance, à la fois morale et politique, d'individus vulnérables, les auteurs de Zoopolis suggèrent de l'appliquer aux animaux.
Donaldson Sue ; Kymlicka Will ; Madelin Pierre ; P
Résumé : Comment faire coexister les humains et les animaux en tenant compte de leurs intérêts respectifs ? Défendre les animaux en se bornant à énoncer des interdictions ne permet pas de promouvoir concrètement plus de justice à leur égard. Aussi Sue Donaldson et Will Kymlicka cherchent-ils à compléter les théories classiques des droits des animaux. Ils proposent une théorie politique des droits des animaux qui s'appuie sur la reconnaissance de notre appartenance à une communauté mixte ou zoopolis et précise le type d'obligations que nous avons à l'égard des différents animaux. Ils distinguent les animaux domestiques, les animaux sauvages et les animaux liminaux avec lesquels nous n'avons pas les mêmes relations et qui ne sont donc pas en droit d'attendre les mêmes choses de nous. Aux droits universels de base qui sont des droits négatifs servant idéalement à protéger tout être sensible s'ajoutent des droits différenciés et positifs qui dépendent du statut de chaque groupe d'animaux pensé en référence aux catégories issues de la théorie de la citoyenneté et du multiculturalisme (les citoyens, les résidents et les membres d'une communauté souveraine). Cet ouvrage à la fois savant et accessible, où les références se mêlent aux exemples et aux analyses de cas, représente une contribution majeure à la politisation de la cause animale.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
La vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?