La métaphysique de tradition analytique ou continentale est florissante. Elle n'est plus seulement travaillée comme objet de l'histoire de la philosophie, elle est redevenue sujet de l'activité philosophique et productrice d'oeuvres nouvelles — qu'il s'agisse de la tradition dite continentale ou de celle dite analytique. Du côté "continental", hérité de Heidegger, c'est estimer que la métaphysique, en tant qu'enquête rationnelle sur l'être, doit être dépassée au profit d'un questionnement poétique. Du côté analytique, hérité du Cercle de Vienne, et notamment de Carnap, c'est prolonger l'ceuvre de philosophes qui estimaient que la logique symbolique nouvellement façonnée devait permettre d'établir le fait que tous les énoncés métaphysiques étaient dénués de sens. L'apologiste de la science que fut Carnap, tout comme son pourfendeur que fut Heidegger, ont l'un et l'autre convergé sur un même mot d'ordre : "le dépassement de la métaphysique". Ce renouveau actuel est donc d'autant plus étonnant que ces deux courants se réclamaient l'un et l'autre de l'héritage de Kant, lequel récusait déjà la triple ambition de la métaphysique théorique à connaître rationnellement la surnature, les choses en soi et les faits ultimes constituant la nature. Cet ouvrage, qui réunit d'éminents spécialistes de la question, propose ainsi un état des lieux de la réflexion métaphysique contemporaine.
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Nombre de pages
487
Date de parution
25/02/2022
Poids
714g
Largeur
152mm
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EAN
9791037013415
Titre
Métaphysique et Sciences. Nouveaux problèmes
Auteur
Künstler Raphaël ; Tiercelin Claudine
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
714
Date de parution
20220225
Nombre de pages
487,00 €
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Künstler Raphaël ; Charbonnier Sébastien ; Engel P
La réflexion pédagogique a pour objectif de déterminer comment un enseignant peut être le plus utile à la progression intellectuelle de ses élèves. Mais on peut inverser la relation en se demandant si les élèves sont utiles à la progression intellectuelle de l'enseignant, et comment faire en sorte qu'ils le soient On pourrait désigner cette question comme l'enjeu d'une pédagogie inverse, l'enseignant s'éduquant lui-même grâce à ses élèves. Tout comme la pédagogie, la pédagogie inverse doit prendre en compte les situations d'enseignement. Et cela d'autant plus que la nature de l'enseignement philosophique en lycée encouragerait à nouer un véritable dialogue avec les élèves, favoriserait un certain style de réflexion, conduirait à privilégier des questions, des méthodes et des références déterminées, à acquérir des vertus intellectuelles spécifiques. Est-ce vraiment le cas ? Telle est la question dont partent les contributions ici présentées et à laquelle elles apportent un certain nombre de réponses stimulantes pour la conduite de la classe de philosophie.
Peut-on convaincre un terroriste de renoncer à l'attentat qu'il projette ? Pourquoi des innocents risquent-ils d'être condamnés et incarcérés ? Les adhérents du Front national croient-ils vraiment à chaque proposition de l'idéologie du parti ? Les scientifiques peuvent-ils soutenir une théorie qu'ils croient fausse ? Ou encore, comment des riverains mobilisés contre un projet local d'aménagement du territoire en viennent-ils à adopter une position environnementaliste globale ? Autant de questions auxquelles ce volume apporte des éléments de réponses. A partir des travaux fondateurs de L. Jonathan Cohen et de la distinction opérée entre croyance et acceptation, les auteurs proposent ici aussi bien des analyses conceptuelles que des études de cas empruntés à des domaines variés (judiciaire, politique, religieux, scientifique), qui permettent une meilleure compréhension des phénomènes sociaux, et notamment des phénomènes de croyances collectives.
Les procès de Nuremberg, d'Eichmann et des membres du bataillon 101 de l'Ordnungpolizei ont amené juges, historiens, sociologues, politistes et philosophes à s'interroger : comment des hommes ordinaires peuvent-ils devenir des meurtriers de masse ? C'est la question à laquelle entreprend de répondre cet ouvrage : les trois principales réponses jusqu'à présent envisagées - situationnelle, structurelle et idéologique - y sont présentées et discutées. Paul Roth conclut que la psychologie sociale suffit à résoudre le problème, et qu'il nous faut par conséquent apprendre à nous résoudre à la superficialité du mal.
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Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?
? L'intelligence artificielle remplacera l'être humain. ? " A force d'entendre cette prédiction, nous sommes tentés d'y croire. Or, si ce n'était pas l'être humain que l'IA allait remplacer... mais Dieu ?? Une question audacieuse à laquelle Gabrielle Halpern répond avec humour et sérieux, en comparant l'IA à Dieu. Ce n'est pas tant notre humanité que l'IA essaie de plagier, que l'omniscience, l'omnipotence et l'omniprésence - caractéristiques du divin. Toujours disponible, prête à répondre à toutes nos prières et questions avec "? bienveillance ? " et "? patience ? ", adaptable à chacun, l'IA n'est-elle pas en train de devenir le dieu sur mesure dont l'être humain a toujours rêvé? ? Quelle intelligence artificielle l'homme a-t-il créée ?? Et surtout, quel homme l'intelligence artificielle va-t-elle créer ??
L'avènement de l'intelligence artificielle et la promesse des ordinateurs quantiques fournissent des instruments uniques pour apprendre à maîtriser l'avenir. Scientifiquement. Bientôt, ceux qui sauront le mieux utiliser ces outils pourront façonner les modes, créer des tendances et dessiner le visage sociétal de demain. Pour autant, cette science en formation n'est pas sans danger, et elle ne peut se faire sans concevoir à la base une méthodologie efficace et éthique. En poser les jalons constitue l'objet de cet essai à visée grand public, grâce auquel les plus avertis pourront également étancher leur soif de concepts, sciences et techniques avancées qui font tant l'originalité que la solidité du propos.