Bismarck "démon des Allemands" ou "bon Européen"? Le premier chancelier allemand demeure, aujourd'hui encore, enfermé dans cette alternative radicale. Ce livre, qui s'ouvre sur la retraite politique de Bismarck, analyse comment un mythe est fabriqué autour de sa personnalité et pourquoi ce mythe devient un enjeu politique et social majeur dans une Allemagne fragilisée par des crises incessantes. La figure du héros national est construite, utilisée et détournée par les forces nationalistes, elle est combattue par les catholiques, les sociaux-démocrates et surtout les libéraux et elle est finalement récupérée puis abandonnée par les nazis. Cette instrumentalisation du personnage est au centre des débats dans l'Allemagne de l'après-guerre. Certains historiens soulignent que le mythe s'est emparé du personnage malgré lui. L'auteur considère cette objection en étudiant le monde social, les choix politiques et nationaux comme les pratiques de pouvoir du chancelier. Bismarck a-t-il été conservateur ou révolutionnaire? A-t-il été un dictateur ou un opportuniste? Enfin, a-t-il alimenté le nationalisme et l'antisémitisme racial de la fin du XIXe siècle ou en a-t-il retardé le développement? À travers les "facettes" de Bismarck, ce livre propose une réflexion sur l'Allemagne contemporaine.
Nombre de pages
358
Date de parution
27/03/2003
Poids
480g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782724609080
Titre
Bismarck
Auteur
Kott Sandrine
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
135
Poids
480
Date de parution
20030327
Nombre de pages
358,00 €
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Le premier État allemand unifié voit le jour en 1871 sous la domination prussienne à l’issue de trois guerres. Mais l’histoire allemande du xixe siècle est loin de se résumer à l’unité, au militarisme prussien et à la figure autoritaire de Bismarck. Au cours de ce siècle, l’Allemagne s’impose comme la première puissance économique européenne, elle est aussi le premier État social et un pays où intellectuels et artistes produisent des œuvres qui font référence. Les conflits politiques et sociaux violents qui secouent l’Allemagne sont autant de moments où s’inventent et s’établissent des formes spécifiques de démocratie politique et sociale.Cet ouvrage présente le contraste entre ces formes diverses de la modernité et la persistance d’antagonismes, voire de blocages hérités du passé. Ce décalage, entre les modernités sociales et culturelles d’un côté et le caractère traditionnel des structures de pouvoir de l’autre, a longtemps été perçu comme une spécificité allemande ; on pourrait y voir la source de la tragédie du nazisme.Cet ouvrage entend dépasser cette interprétation pessimiste et livrer une image plus colorée du xixe siècle allemand qui est aussi une période d’irruption heureuse de la modernité.Sandrine Kott est professeure d’histoire de l’Europe à l’université de Genève. Sur l’histoire de l’Allemagne elle a publié : L’État social allemand. Représentations et pratiques (Belin, 1995), Le communisme au quotidien. Les entreprises d’État dans la société est-allemande (1949-1989) (Belin, 2001), Bismarck (Presses de la FNSP, 2003), La société de RDA (La découverte, 2011).SOMMAIRE Entre restauration et révolution (1815-1848) Société et économie dans la première moitié du siècle. Entre villes et campagnes L’échec des révolutions de 1848 Fondation et stabilisation du Reich (1860-1890) L’Allemagne industrielle dans la seconde moitié du siècle La société à l’époque de l’industrialisation. Mobilités, inégalités, conflits L’Allemagne de Guillaume II Modes de vie et culture. La société des individus La Grande Guerre et la fin de l’Empire
Plongeant dans les archives des organisations internationales - l'ONU et ses agences, en particulier mais aussi des organisations non gouvernementales et de grandes fondations privées -, Sandrine Kott nous dévoile une autre histoire de la guerre froide. Ces organisations, où se rencontrent et s'opposent des acteurs issus de mondes en conflit, se révèlent être des lieux d'élaboration en commun de savoirs et de projets. Elles rendent possible et encouragent des internationalismes structurés autour de causes qui tout à la fois rassemblent et divisent : droits de l'homme et de la femme, paix, écologie... Elles promeuvent l'idée qu'il est possible d'organiser le monde en régulant ses déséquilibres et ses contradictions. Enfin et surtout elles donnent la parole à une multitude d'acteurs négligés dans les grands récits, en particulier ceux du " tiers monde " dont les revendications de justice ont puissamment marqué l'agenda international de la période. A la guerre froide a succédé l'ère du globalisme marquée par la généralisation des logiques de concurrence. Leur triomphe met en danger les espace de débats internationaux comme les projets de régulation et d'organisation du monde dont les sociétés humaines et leurs environnements naturels auraient, pourtant, plus que jamais besoin. Sandrine Kott est professeure d'histoire contemporaine de l'Europe à l'université de Genève et professeure invitée à l'université de New York (NYU). Elle a publié notamment, Le Communisme au quotidien. Les entreprises d'Etat dans la société est-allemande, (Belin, 2001) et, avec Michel Christian et Ondrej Matejka, Planning in Cold War Europe. Competition, Cooperation, Circulations (1950s-1970s) (De Gruyter, 2018).
Comme les autres pays socialistes, la RDA fut une dictature politique qui eut des ambitions totalitaires, mais il est impératif de comprendre comment cette dictature a fonctionné au quotidien et comment les gens y ont vécu. C'est à ces questions que cet ouvrage veut apporter une réponse en utilisant l'entreprise comme un observatoire privilégié de la société est-allemande. L'auteur souligne que dans l'entreprise, comme dans l'ensemble de la société, une domination et une surveillance de plus en plus rigoureuses coexistent avec une impuissance croissante et une disparition progressive du rapport au réel. C'est dans cet apparent paradoxe que s'affirme le communisme au quotidien. Il est fait d'arrangements locaux informels et de jeux avec les limites du pouvoir, de bricolages et d'ajustements. La dictature politique a finalement accouché d'un monde nouveau particulier, atomisé et communautaire, divisé et solidaire, qui en assure la stabilité, tandis que la dimension utopique a pu constituer un puissant vecteur de propagation et d'intériorisation des valeurs du régime et contribuer à l'émergence d'un " sujet " communiste.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.