Kosztolanyi Dezsö ; Babits Mihaly ; Füst Milan ; K
GALLIMARD
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EAN :9782070726189
Une ville, Budapest, au cours des années vingt, une revue littéraire, Nyugat ("Occident"), de faible diffusion et de grande influence, un psychanalyste peu ordinaire et inspiré, Sàndor Ferenczi, et, formant une manière de cercle autour de lui, six écrivains encore mal connus en France - Babits, Csáth, Füst, Karinthy, Kosztoláriyi, Kredy -, voilà ce qui dessine les contours de cet ouvrage composé de nouvelles où le quotidien vire à l'étrange, de très brefs récits à la "chute" surprenante, d'histoires de cas et de chroniques, de réflexions sur le cigare de Freud et le rayonnement de Groddeck... On y rencontre l'angoisse, la folie ordinaire sous l'eau calme du lac. Mais l'humour est présent à chaque page. Rien de tel pour guérir de l'ennui! La littérature ici ne vise pas à illustrer ou à exploiter des thèmes psychanalytiques. Simplement, Freud est passé par là. Ecoutons Kosztolányi - l'auteur du texte qui donne son titre à notre recueil: "La psychanalyse, j'ai appris à la connaître dans ma jeunesse. Je lui dois beaucoup. Mais la création littéraire se nourrit de couches gisant à une telle profondeur, dans l'inconscient que même la psychanalyse, cette science naturelle de notre vie intérieure, est incapable de les atteindre."
Nombre de pages
256
Date de parution
03/03/1992
Poids
239g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070726189
Titre
Cure d'ennui
Auteur
Kosztolanyi Dezsö ; Babits Mihaly ; Füst Milan ; K
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
239
Date de parution
19920303
Nombre de pages
256,00 €
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Kosztolanyi Dezsö ; Peter Adam ; Regnaut Maurice ;
C'est là que m'est arrivée cette chose qu'il serait dommage de ne pas vous raconter. Après tout, je peux mourir à n'importe quel moment, un vaisseau capillaire qui se rompt dans le cerveau, ou le coeur, et personne d'autre que moi, j'en suis sûr, ne pourra jamais vivre une chose pareille". Dans ce choix de nouvelles, Deszö Kosztolányi met en scène son propre double, Kornél Esti. Avec un humour pince-sans-rire teinté d'un certain pessimisme, il raconte le Budapest des années 1920 et, plus généralement, le monde qui l'entoure. On retrouve le ton savoureux du grand écrivain hongrois dans ces courtes histoires fantaisistes, faites de dérision, d'absurde et d'un regard déroutant sur le réel. On pense bien sûr à Kundera. Le romancier hongrois, tout comme le Tchèque, a cet art de dire l'indicible, la sclérose et la mort sur un air de fugue et un ton de plaisanterie. Télérama. Onze textes que vous n'oublierez probablement jamais. Le Midi libre. De petites perles d'ironie et d'humour. Les Echos. Postface d'Ádám Péter. Traduit du hongrois par Ádám Péter et Maurice Regnaut.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.