Kopp Nicolas ; Réthy Marie-Pierre ; Brelet Claudin
L'HARMATTAN
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EAN :9782296011915
L'ŒIL, Observatoire d'Ethique Interculturelle de Lyon, a pour objectif de préserver la dimension éthique de notre société démocratique et pluraliste dans son approche de l'homme. De nouveaux savoirs et techniques, le dynamisme de la recherche scientifique, les forces du marché, le souci de juste allocation des ressources, ainsi que les demandes de la société, mettent les acteurs des systèmes de santé dans des situations confuses. Cet ouvrage est le premier témoignage des rencontres et des recherches décidées par ces auteurs venus d'horizons divers, engagés dans l'ensemble du monde francophone à partir de Lyon où se sont tenues les Premières Journées internationales francophones d'Ethique interculturelle, en 2004. Pour les auteurs de cet ouvrage, l'humanité peut mieux se constituer en s'ouvrant sur le différent, sur le multiple. Par regards croisés, ils questionnent la place relative du progrès, abandonnant le mythe simpliste selon lequel seul le progrès techno-économique entraîne les progrès sociaux, politiques et moraux... Au contraire, ils adoptent les principes d'incertitude et de complexité. Ils s'interrogent sur l'éthique interculturelle résultant d'une interaction à géométrie variable entre nos appartenances à différents groupes humains - culturels, sociaux, professionnels... sur le bon usage de la vie qui peut présupposer d'avoir en tête un archétype de la vie humaine, une vie exprimée dans sa plénitude. Certaines cultures ont exalté le héros, le chevalier ou le saint, avant de mettre en avant l'homme engagé ou l'entrepreneur accompli. Ils partagent la conviction que l'univers, la vie en général et la vie humaine en particulier ne sont pas des réalités monolithiques, mais résultent de l'interaction entre des polarités apparemment opposées, mais complémentaires. En effet, chaque être humain résulte des relations tissées avec l'Autre, s'enrichissant personnellement à travers chacune d'entre elles, s'ouvrant ainsi progressivement à toute l'humanité dans sa diversité. Nous construisons notre singularité en fonction de notre ouverture sur l'universel. Ce livre multidisciplinaire intéressera médecins et autres soignants, philosophes, spécialistes des sciences humaines et de l'éducation, des sciences exactes, voire responsables politiques.
Kopp Nicolas ; Thomas-Antérion Catherine ; Réthy M
La maladie d'Alzheimer inquiète, angoisse, bouleverse. Elle remet en question l'identité personnelle et notamment l'autonomie, altérant l'existence en termes de choix, de relation à l'autre, d'expression de la volonté et de la pensée. Elle impose aux sujets malades de nouvelles règles de décision; elle demande une adaptation du milieu et des autres à ce nouveau mode d'être. Ce livre réunit les interrogations de différents acteurs (médecin, cadre infirmier, psychologue, sociologue, philosophe, juriste) sur celte question difficile et les problèmes qui en découlent. Quelle représentation se fait-on de la maladie? Que va susciter son annonce? Quelle place nos sociétés, nos institutions, nos prévisions de santé publique peuvent-elles accorder au statut de la personne dite "démente"? Que peut être l'accompagnement d'un patient dont on pense qu'il est "déchu" de son identité et d'une partie de ses droits? L'enjeu de celte réflexion pluridisciplinaire est d'une part épistémologique, en exposant l'écart existant entre l'image de la maladie, sa conception scientifique, la réalité vécue, et d'autre part éthique, en invitant à ne pas confondre entrée dans la dépendance et perte d'autonomie. Cet ouvrage défend le principe d'un respect de l'autonomie propre à motiver soignants et "aidants" vers plus d'écoute, de confiance, de nuances, d'échanges, de compréhension et de sollicitude.
À travers cet ouvrage, la communauté médicale, scientifique, sociologique, philosophique, juridique propose d'approfondir les réflexions sur la vulnérabilité des patients, des familles, des proches et même des soignants, durant les phases très précoces de la maladie mais également tout au long du développement du handicap mental, cognitif et comportemental, et même du handicap physique jusqu'aux stades sévères, lorsque le patient a perdu toute autonomie, toute capacité à décider, lorsqu'il doit être placé en institution où il finira certainement ses jours. La maladie d'Alzheimer représente un facteur de risque de fragilité et de décompensation aiguë majeur, son diagnostic précoce permet d'impliquer le patient dans un parcours de soins médicaux, paramédicaux, sociaux et parfois juridiques permettant de prévenir au mieux les états de crise incontrôlés. Cet ouvrage insiste également sur l'ensemble des mesures que l'on peut appliquer afin de prévenir ces décompensations. Des psychologues, des médecins responsables d'espaces éthiques, des soignants, des philosophes vous proposent dans ce livre de réfléchir aux questions éthiques que vous vous posez dès le diagnostic et de partager leurs réflexions. Il n'est plus question de se demander si la société peut assumer le handicap mental et physique lié à la population vieillissante mais comment elle doit s'organiser pour que nos têtes grises puissent traverser la période du grand âge en toute dignité.
Il apparaît que l'encéphalopathie spongiforme bovine dite " maladie de la vache folle " a contaminé l'homme. Ainsi est apparue une nouvelle maladie dite " nouvelle variante " de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. La maladie de Creutzfeldt-Jakob, comme les autre encéphalopathies spongiformes, est paradoxale. En effet elle est transmissible mais comporte des facteurs génétiques. Elle est, par ailleurs, " dégénérative " ce qui signifie qu'elle comporte une mort neuronale progressive d'origine et de mécanisme mystérieux. Sommes-nous au début d'une épidémie de grande ampleur ? Nul ne peut l'exclure à l'heure actuelle. Quel est l'agent responsable ? Le prion ? Ou également un virus encore inconnu ? De nombreuses questions sont posées aux scientifiques qui les amènent à forger des concepts totalement nouveaux en particulier en biochimie des protéines et en biologie cellulaire. Quels aliments proscrire ? Comment se protéger ? Deux médecins du CHU de Lyon et un vétérinaire, chef de laboratoire du Centre national d'études vétérinaire et alimentaire tentent de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.