Paris, le 8 juillet 1998. Avertie, par un appel anonyme, qu'une femme se fait frapper, la police intervient rue Boyer Barret, chez Véronique Beauséjour, élève avocate et fille d'un ancien secrétaire d'État auprès des victimes. Elle gît à même le sol, mortellement blessée, une plaie à la tempe. À ses côtés, affalé sur un canapé, ivre et endormi, se trouve José, son ex-compagnon, musicien en voie de clochardisation. Incarcéré à la maison d'arrêt de la Santé, il ne se souvient de rien et prétend être victime d'amnésie. Cette affaire fait la une des journaux. La lumière médiatique attire une star montante du barreau, Pierre Alexandre Montfleury, qui fait le forcing pour être désigné par José, puis le force à avouer le crime, seule façon selon lui d'éviter une lourde condamnation. Cependant, Malika Chakraf, jeune avocate commise d'office, s'accroche au dossier et rentre en guerre contre son confrère. Entre manipulation, incompétence, moeurs du palais de justice, Michel Konitz, avocat pénaliste durant quarante ans, nous fait découvrir les dessous, pas toujours très propres, du monde judiciaire au crépuscule du vingtième siècle.
Nombre de pages
292
Date de parution
27/05/2022
Poids
426g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9791037760593
Titre
Du sang sur la robe
Auteur
Konitz Michel
Editeur
LE LYS BLEU
Largeur
148
Poids
426
Date de parution
20220527
Nombre de pages
292,00 €
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A travers l'itinéraire de treize éleveurs de chevaux de course exerçant en France, divers par leurs âges, leurs apprentissages, leurs parcours, leurs manières de travailler et leurs objectifs, Anne Konitz-Hoyeau nous invite à découvrir ce métier si particulier. Chryss O'Reilly, Nicolas de Chambure, Hervé Morin, Miette Forien, PierreTalvard, Anna Sundström et les autres décrivent dans le détail et avec beaucoup d'émotion leur rapport à l'animal, leur quête du futur crack des champs de courses, leurs rêves et leurs difficultés, pour une plongée inédite au coeur de l'univers de ces femmes et hommes de cheval Ils nous ouvrent grand les portes de leurs haras, dévoilant un monde de professionnels passionnés, celui des courses de galop, très exposé et pourtant peu exploré. On ne trouve pas deux trajectoires identiques chez ces éleveurs. Pour ceux qui n'avaient aucun lien dans le milieu, le parcours a été parfois complexe : ils ont pu enchaîner les métiers de garçon de voyage, garçon d'écurie, garçon de cour, lad voire cow-boy ! D'autres ont appris le geste agricole au contact d'animaux différents tels les bovins, les chevaux de selle, les trotteurs et même les bisons. Le rapport des éleveurs au temps est singulier, avec la succession sans cesse renouvelée des sélections, saillies, naissances, sevrages, préparations, ventes, course... La projection dans l'étape suivante est permanente, les entraînant dans un rythme effréné. Certains le vivent en ayant le sentiment de vieillir plus vite que la plupart, parce que le temps défile sans leur laisser le loisir de se retourner, alors que d'autres pensent qu'à l'inverse les éleveurs restent "verts" parce que chaque année renaît l'espoir, une sève qui monte en soi...
Quel est le lien entre une princesse investie dans la philanthropie, un basketteur vedette à la carrière internationale, un membre d'une des familles de banquiers les plus connues, une restauratrice exerçant dans l'Aveyron et sur l'île de la Cité ou encore une famille de médecins installée dans le Limousin ? Ils sont tous passionnés d'hippisme et possèdent des écuries de course. Ils sont propriétaires de chevaux de course. Après Éleveurs. Femmes et hommes de cheval paru en 2019, voici Chevaux de course. Propriétaires, second étage de la fusée du dispositif des courses. Anne Konitz-Hoyeau est partie à la rencontre d'une douzaine de propriétaires d'écuries de course, coffres-forts très particuliers qui abritent non pas des bolides vrombissants, mais des pépites vivantes et hennissantes, ces pur-sang hyper athlètes, objets de toutes les attentions et de tous les espoirs. La princesse Zahra Aga Khan, Tony Parker, Édouard de Rothschild et les autres se sont confiés sur cette passion dévorante, en racontant son origine, sa construction dans un temps toujours long, en évoquant avec émotion ces rêves de victoire renouvelés chaque année, cette adrénaline qui vous submerge quand votre cheval passe le poteau d'arrivée en tête, mais aussi ce poids qui accable quand les résultats ne sont pas au rendez-vous. Sur fond de tradition, de sport de haut niveau, d'argent investi, d'espérances et de désillusions, ce livre est allé chercher le ressenti de ceux qui vivent cette passion avec intensité et qui souvent, comme toute chose intime vécue, ne souhaitent pas l'exprimer en public. Un livre d'autant plus rare...
Expilly Sandrine ; Sureau François ; Konitz-Hoyeau
Saint-John Perse, de son vrai nom Alexis Leger, né à Pointe-à-Pitre en 1887, s'installe au lieu-dit La Polynésie, sur la presqu'île de Giens, en 1957. "Je viens d'habiter presque un absolu", témoigne-t-il dans une lettre à Mina Curtiss, l'amie américaine qui lui a fait don d'une villa plantée face à la mer, Les Vigneaux. Perse y retrouve des parfums, un ciel, une étendue qui évoquent l'île antillaise de son enfance, mais il s'approprie aussi peu à peu une lumière, un relief, une terre méditerranéenne qui deviendront en partie la matière poétique de ses dernières oeuvres. La photographe Sandrine Expilly a elle-même une connaissance intime de ce lieu qu'elle a maintes fois arpenté depuis l'enfance : "Je connais presque par coeur ce bout de terre à l'extrême sud du Var, il ressemble à un navire tourné vers le large et m'emmène chaque fois vers un ailleurs. Plusieurs années durant, j'ai tourné autour de la maison où Saint-John Perse avait vécu, tenté de suivre ses traces, deviné et imaginé ses pas sur la presqu'île. Dans cette série photographique, je questionne la frontière entre terre et mer, entre paysage réel et onirique. J'utilise la matière naturelle du lieu afin d'apposer à mon tour ma propre trace". Si les photographies de Sandrine Expilly nous invitent à redécouvrir l'oeuvre de Saint-John Perse par le biais de la sensation, elles sont loin d'assigner sa poésie à un seul lieu. François Sureau, éclairant le parcours du poète dans un entretien en ouverture de ce catalogue, rappelle ainsi "le curieux exil qu'a été sa vie entière". Les images parviennent ici à entrer en résonance avec la poétique persienne, qui n'a de cesse de louer le monde dans toutes ses dimensions, d'élever ce chant à un absolu et de célébrer les forces élémentaires de la vie.
Toute sa vie, le pauvre Scarron a été malchanceux ; il a passé la moitié de sa brève existence à supporter, avec un courage admirable d'ailleurs, d'atroces douleurs physiques, qui ne sont jamais parvenues à avoir raison de son inaltérable gaieté et de sa belle humeur ; il n'a connu aucune des joies familiales ; une belle-mère l'entraîna dans d'interminables procès et il souffrit presque constamment d'impécuniosité. Seules, quelques solides amitiés jetèrent un rayon de soleil dans sa vie. Après sa mort, son ?uvre entra, pour un long séjour, dans le purgatoire des écrivains. La raison en est simple : ce n'est point qu'elle manquât d'admirateurs, mais il n'était pas opportun, à la fin du XVIIe siècle, de parler d'un poète burlesque et comique, dont la veuve était devenue l'épouse morganatique du Roi-Soleil...