226 lettres inédites de Jean Paulhan. Contribution à l'étude du mouvement littéraire en France (1933
Kohn-Etiemble Jeanine
KLINCKSIECK
35,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782252016503
Voici donc le premier corpus complet, et qui couvre trente-cinq ans, des lettres de Paulhan à l'un de ses correspondants. Jean Paulhan "le Patron" ? Le "redoutable" Jean Paulhan ? Dire qu'il fut, entre 1925 et 1965 l'éminence grise de la N.R.F. et de la littérature, c'est au moins le réduire. Mais le mythe a la vie dure. Si Paulhan est en effet le plus efficace de ceux qui firent alors et faisaient faire la littérature ? parfois la meilleure ? au nom de quoi la faisait-il, et la faisait-il faire ? "Pas une idée qui ne passe par la politique, écrivait-il. Bien heureux quand elle ne s'y arrête pas." Voici un "bien heureux" qui nous arrête, car entre les lignes de ces lettres il faudra lire des contradictions qui agitent, s'agitent et ne se résolvent pas. L'Histoire les aura en partie résolues, malgré la N.R.F. et souvent contre celle-ci. Entre 1934 et 1940, entre 1945 et 1965, c'est-à-dire entre l'inflation, le rendement, le 6 février 34, les luttes ouvrières, la guerre d'Espagne, les fascismes français, les autres, la Résistance et ses confusions, la collaboration et ses compromissions, d'une part ; de l'autre la Libération, le Comité national des écrivains (C.N.E., ou Céné), puis la guerre d'Algérie. On lutte, on veut lutter. Selon quelles méthodes ? Au nom de quelles valeurs ? La littérature se découvre déjà un en soi, qui voudrait bien se protéger de l'extérieur, mais sa mauvaise conscience se trouve de nombreux alibis : être "de gauche", être "de droite". Les clivages ne sont pourtant pas aussi simples. A preuve Jean Paulhan, qui flotte entre Blum, de Maistre, Maurras, Chesterton et Lao-Tseu, d'Aragon à Sartre en passant par Drieu, Fernandez, Céline, les Rose-Croix, Guénon, le Tao et le Zen. Son interlocuteur ? ici provisoirement silencieux ? croit, lui, qu'il y croit. Mais à quoi, au juste ? (La Raison est-elle toujours une bonne raison ?) Il croit au Père, en tout cas, ce Jean Paulhan tout-puissant sur lui, ici partout présent, et qu'il faudra tuer, à l'âge d'homme. 226 lettres de Jean Paulhan, ou le triomphe des individualismes luttant pour le bien de tous... et la vanité des "artistes".
Nombre de pages
472
Date de parution
01/01/1975
Poids
658g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782252016503
Titre
226 lettres inédites de Jean Paulhan. Contribution à l'étude du mouvement littéraire en France (1933
Auteur
Kohn-Etiemble Jeanine
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
658
Date de parution
19750101
Nombre de pages
472,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : A partir des Song et pendant trois dynasties, les conteurs populaires ont produit des huaben (ou contes en langue vulgaire) ; après quoi, des lettrés s'efforcèrent de restituer à l'oralité primordiale ses lettres de noblesse écrite. Les huaben racontent des histoires, drôles ou tragiques, qui nous proposent de la Chine des Song et des Yuan des tableaux fort vivants, ceux-là mêmes qui divertissaient les très nombreux auditeurs des conteurs publics. L'invention, la verve, l'ironie font en effet merveille. D'ailleurs, ces proses mêlées de vers fourniront bientôt, par savante agglutination, la trame des grands et longs romans qu'élaborera la Chine à partir des Ming. Avec ces Contes de la Montagne Sereine, la plus ancienne collection de huaben connue, nous sommes aux sources mêmes d'un genre littéraire entre tous fascinant.
La peur de perdre l'autre est souvent au coeur de nombreux comportements dysfonctionnels qui vont venir saboter - voire même détruire - la relation amoureuse. Comment cette peur se développe-t-elle et quelles en sont les racines inconscientes ? Quels sont ses déclencheurs, ses mécanismes tragiques, ses conséquences délétères et, surtout, comment faire pour qu'elle cesse de nous empoisonner l'existence ? Associant la théorie à plusieurs décennies de pratique, Véronique Kohn invite dans son nouvel ouvrage à plonger au plus profond des ombres et lumières de l'intime. Avec beaucoup de clarté, de profondeur et d'humour, elle met cette angoisse à nu : fondements, symptômes et manifestations, notamment chez les différents profils amoureux (frileux, clivé, altruiste, alpha et planqué), mais aussi résonances toxiques aggravantes avec les insécurités de l'être aimé et outils indispensables pour se sortir de ces cercles vicieux autodestructeurs. Face aux situations de tension relationnelle, elle nous prodigue soins et conseils, afin d'opérer un changement de regard sur soi et sur l'autre. Quitte, au passage, à déconstruire la notion même du couple et à se remettre au centre de l'équation. C'est qu'à force d'avoir peur de voir l'autre partir, en étant près à tous les sacrifices pour que cela n'arrive pas, c'est soi-même que l'on risque de perdre... et, souvent, sans même sauver la relation ! Psychologue, psychothérapeute, formatrice, auteure et conférencière, Véronique Kohn est spécialiste de la relation amoureuse depuis de nombreuses années. Son précédent ouvrage, Quel amoureux êtes-vous ? Les cinq profils psychologiques pour aimer et être aimé, également publié aux éditions Tchou, a aidé des milliers de personnes à comprendre et à résoudre leurs problématiques affectives.
Laurence KOHN-PIREAUX, agrégée de Lettres modernes, a enseigné quelques années en lycée avant d'être nommée maître de conférences (Littérature générale et comparée) à l'université de Nancy 2. Elle a consacré sa thèse de doctorat aux procédés auto-réflexifs du -récit contemporain (Borges, Calvino, Ben Jelloun), et a publié des articles sur Senghor, Don Quichotte de Cervantès, Borges et ses rapports avec la littérature arabe, les mythes de la Parole et du Livre Uniques.
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; Wil
Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".