Drôles de Valentines. La tradition poétique de la Saint-Valentin du Moyen Age à aujourd'hui
Koble Nathalie
HEROS LIMITE
20,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782940517350
La tradition poétique de la Saint-Valentin du Moyen Age à aujourd'hui, anthologie bilingue. La tradition poétique de la Saint-Valentin est d'origine courtoise. Née au XIVe siècle en temps de guerre, en Angleterre puis en France, elle est d'emblée bilingue : sous la plume de Chaucer, John Gower, Christine d'Orléans ou Christine de Pizan, elle transpose dans la langue poétique le désir et la difficulté de l'échange, souvent avec impertinence. La circonstance amoureuse fait de l'activité poétique le lien qui soude une communauté où chaque voix s'exerce à la variation, thématique et formelle, pour dire, dans les formes du temps, « je t'aime? », ou bien « ? moi non plus ». Cette « formule valentine », associée au rituel du calendrier et à la fête collective, a eu de beaux jours devant elle : en Angleterre, plus discrètement en France, chez les poètes américains les plus novateurs, la Saint-Valentin nourrit une tradition poétique à la mémoire discontinue, qui traverse les époques, les continents et les styles. La présente anthologie met au jour cette tradition dans ses deux langues de naissance, pour en souligner les lignes de force, des origines à aujourd'hui. La traduction des textes, anciens et contemporains (pour la plupart inédits) s'efforce de mettre en valeur les expériences formelles et les énigmes qui sont en jeu dans ces valentines, pour en saisir l'art de la circonstance et le trait d'esprit.
Nombre de pages
292
Date de parution
22/01/2016
Poids
440g
Largeur
148mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782940517350
Titre
Drôles de Valentines. La tradition poétique de la Saint-Valentin du Moyen Age à aujourd'hui
Auteur
Koble Nathalie
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
148
Poids
440
Date de parution
20160122
Nombre de pages
292,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ecrites en français dans les années 1270, probablement par un franciscain de Venise, les Prophéties de Merlin du pseudo-Richard d'Irlande couronnent près d'un siècle d'écriture en prose. Ce texte protéiforme, à l'image des "muances" qui caractérisent les apparitions de Merlin dans les romans du XIIIe siècle, réfléchit les tensions inhérentes à l'écriture des cycles romanesques. Le texte est placé sous le signe de la métamorphose : sa tradition manuscrite, sa composition, ses procédés d'écriture travestissent la forme romanesque et donnent naissance à un roman, décentré et instable, qui joue de l'effet de cycle pour ouvrir la fiction arthurienne à d'autres espaces littéraires. Dernier roman du Graal, le récit affiche ses principes d'écriture : la parole prophétique, omnisciente, est transmise par un dispositif fictionnel complexe qui assimile l'héritage de Robert de Boron et de ses successeurs. Pour transformer le discours prophétique en roman, le prosateur érige la mise en écrit des oeuvres de Merlin en aventure et fait mourir prématurément son protagoniste, "entombé" dans une montagne magique : la voix prophétique, intarissable, reste enfouie, recueillie par une multitude de personnages qui parcourent les forêts en quête du tombeau ou se pressent dans l'atelier d'écriture pour y continuer le livre posthume. Leurs errances croisent les aventures des chevaliers arthuriens, déstabilisés par la folie dans laquelle a sombré leur roi, Lin moment dessaisi de sa fonction centralisatrice au profit d'autres modèles de souverain, d'autres terres de fiction. En faisant mourir le "Prophète des Aventures", le romancier se libère d'un langage univoque et livre la fiction arthurienne à une multiplicité de points de vue, au risque d'en bouleverser l'harmonie. Rivales du maître défunt, les fées du royaume incarnent les enjeux poétiques du roman en prose : dans les Prophéties de Merlin, la passation de pouvoir du prophète aux fées, du singulier au pluriel, de l'omniscient au fragmentaire, de l'autorité à la rivalité, révèle que l'écriture romanesque est inséparable de la polyphonie et de l'excès et laisse entrevoir l'ombre inventive du compilateur.
Edition bilingue établie, traduite, présentée et annotée par Nathalie Koble et Mireille Séguy. Dans notre mémoire littéraire, l'apparition des lais narratifs bretons a fait deux fois événement: pour les auditeurs du XIIe siècle, qui en ont fait un succès littéraire, déterminant ainsi la constitution d'un genre qui a fait école, mais aussi pour nous, lecteurs contemporains, qui n'avons cessé, depuis leur découverte, de les éditer, de les traduire, d'en commenter l'énigmatique attrait. En proposant de lire côte à côte les lais de Marie de France et plusieurs lais anonymes, le présent volume voudrait faire apparaître la cohérence d'un corpus constitué sur plusieurs décennies. Choisis pour la richesse des résonances qu'ils offrent avec les lais de Marie, les cinq lais anonymes ici présentés bénéficient d'une édition et d'une traduction nouvelles. Les lais de Marie de France ont été traduits d'après l'édition de Jean Rychner, entièrement revue.
L'écriture de Nathalie Koble se caractérise par un travail de déplacement dans la reprise. Faisant sien le " make it new " d'Ezra Pound, elle invente une langue poétique hybride, entre les temps, les langues et les genres. Extérieur chambres est une consolation de poésie. Le livre rejoue des itinéraires, disperse les voix, varie les dispositifs d'écriture et de lecture. Pour donner forme à l'aléatoire et créer de l'espace, il fait boucle autour de trois moments essentiels : le déplacement, la rencontre, la disparition. Et fait tourner.
Pour son numéro 50, L'Ours Blanc propose à ses lectrices et lecteurs de découvrir l'écriture à deux mains de deux poètes français connus et reconnus, Anne Portugal et Vincent Broqua. Ils cosignent ici une suite de théorèmes littéraires dans lesquels se noue un dialogue complice et amusé autour des questions fondamentales qu'engage l'acte d'écriture et son rapport au monde.
L?écrivain et critique David Bosc tente dans ce court texte de penser le rapport singulier que les écrivains peuvent entretenir avec le langage. Son texte s?ouvre sur l?adage fameux de Nicolas Boileau, selon lequel « Ce que l?on conçoit bien s?énonce clairement ». Cette affirmation est d?emblée mise en regard d?autres citations qui constituent autant de témoignages d?écrivains sur leur expérience. David Bosc, en lecteur et en écrivain, entre en dialogue avec ces voix plurielles et s?interroge avec elles sur la place de l?intention et du rythme dans l?écriture, sur ce qui peut pousser à écrire, ou sur ce qu?on peut entendre ou désigner par auteur ou créateur. Il se fraie un chemin à travers des mots dont il fait entendre toute l?épaisseur de sens : celui d?instance, par exemple, qui serait peut-être plus juste que celui d?auteur pour penser la création. Il fait ainsi résonner, dans ce tissage de voix d?autres «praticiens» et penseurs, , et ce depuis leur singularité, une expérience commune de l?écriture, celle d?un non-savoir, et d?une aventure qui relève moins d?une intention maîtrisée que d?un perdre pied au sein du langage. Ce texte reprend une conférence prononcée au Banquet du livre d?automne de Lagrasse, le 29 octobre 2016.
Quitter les lieux communs, prendre ses distances avec tel ou tel discours à la mode et retrouver enfin "une parole dense, une culture fondée, un monde intimement et intensément vécu" . Voici, pour le poète, l'essentiel. Territoires chamaniquesest le fruit d'un long travail de récolte de chants et de poèmes oraux. Kenneth White nous introduit avec jubilation à une poésie première, qui n'a cessé de nourrir, à travers le monde, un sentiment de proximité avec les choses et les êtres. Une poésie qui dessine une géographie originale et originelle dont les contours délimitent les fondements mêmes de notre culture. Cet ouvrage a fait l'objet d'une première édition en 2007.