De la grammaire du temps. Theodor Fontane, Heinrich von Kleist, Anna Wilde, G-E Lessing, Jürgen Habe
Kluge Alexander ; Delatte Anne-Elise
L'HARMATTAN
15,50 €
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EAN :9782747554398
Alexander Kluge a reçu, en 2003, le prix littéraire allemand le plus prestigieux, le prix Büchner, événement salué par la presse. Pourtant, les écrits d'Alexander Kluge, sont inclassables, à l'image de l'homme lui-même : aussi bien écrivain, philosophe, théoricien de l'art, que réalisateur de films, producteur de programmes culturels pour la télévision et professeur d'université ; ou encore à l'image de son parcours. Né en 1932, il fut l'élève d'Adorno, le collègue d'Habermas, l'émule de Fritz Lang, membre du groupe 47, interlocuteur et collaborateur d'Heiner Müller, et initiateur du Nouveau film allemand. Sa biographie à elle seule est un miroir à mille facettes de l'histoire allemande que ses écrits reflètent. En même temps, ils s'inscrivent bien dans une tradition, comme ils en rendent compte eux-mêmes. D'abord, la tradition des fables de Lessing ou de Kleist, fables métaphoriques et éthiques, qu'ils perpétuent. Ensuite, celle des récits historiques de Fontane et avec eux, une certaine manière de dire l'histoire. Certes, la légèreté grave de Fontane n'est plus de mise, mais la volonté d'éclairer par une " stratégie d'en bas ", les rapports de domination et de production est la même. Il s'agit de décliner la " grammaire du temps " et de montrer qu'elle est arraisonnée à l'arithmétique des passions. La traduction d'Anne-Elise Delatte, qui nous donne à lire pour la première fois ces textes en français, est au plus près de cette mécanique structurée et passionnelle. Elle a su en préserver l'aspect rude et imaginatif en même temps. A travers ses mots, l'on suit les allées et venues d'Alexander Kluge sur la trame de l'histoire de la société allemande ; avec l'auteur et la traductrice, on découvre ou redécouvre cette histoire, ces entrelacs. Placés sous cet éclairage savant, caustique et passionnel, ils gagnent à la fois en densité et intelligibilité.
Nombre de pages
158
Date de parution
01/12/2004
Poids
225g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747554398
Titre
De la grammaire du temps. Theodor Fontane, Heinrich von Kleist, Anna Wilde, G-E Lessing, Jürgen Habe
ISBN
2747554392
Auteur
Kluge Alexander ; Delatte Anne-Elise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
225
Date de parution
20041201
Nombre de pages
158,00 €
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Stalingrad, la bataille où périrent trois cent mille soldats allemands, marque le début de l'effondrement du nazisme. On a souvent décrit cette bataille, mais personne ne l'a vue comme Alexander Kluge. Grâce à sa conception romanesque, il découvre un nouvel aspect et une nouvelle dimension de ce combat décisif. L'auteur a créé un nouveau genre romanesque : le roman document, où le réel et l'imaginaire se chevauchent et sont si étroitement mêlés que le lecteur finit par les confondre. Alexander Kluge s'est servi des communiqués officiels, des articles de journaux, des slogans de la propagande nazie pour montrer les faits. Il a fait le récit des événements au jour le jour, parfois heure par heure, du 10 novembre 1942 au 2 février 1943. Sans négliger les destins individuels, il donne une vue globale de cette bataille, une des plus tragiques de l'histoire de la dernière guerre.
Kluge Alexander ; Marchiori Dario ; Jouanlanne Chr
Ce recueil est une proposition théorique ambitieuse : pour introduire à l'oeuvre monumentale et multiple d'Alexander Kluge, il est composé à la fois d'essais rédigés entre les années 1960 et 1980 (dont on peut lire ici la première traduction française), et de textes littéraires des années 2000, des " histoires " consacrées elles aussi au rince et aux médias (dont quatre récits inédits). Sa forme n'est pas sans rappeler la technique même d'Alexander Kluge, qui a constitué son oeuvre en constellation de fragments, qu'il expose à toutes sortes de montages et de remontages. Le titre lui-même, L'Utopie des sentiments, rend hommage à la place centrale de la subjectivité, dans la vision de l'artiste, qui y voit le lieu d'une rencontre dialectique et révélatrice entre le privé et le public, entre le personnel et le politique. Sa théorie du cinéma met au centre le rôle du spectateur: les films, comme les médias, n'existent que par lui, au coeur de son imagination. Figure centrale de la culture allemande contemporaine, Alexander Kluge est tout à la fois cinéaste, écrivain, enseignant, philosophe, sociologue, théoricien des médias et homme de télévision. Maître de l'essayisme sous toutes ses formes, il est l'un des héritiers les plus inventifs de la Théorie critique de Theodor W. Adorno et conduit une recherche inlassable et inclassable, traversant et réinventant les champs disciplinaires. Parmi ses films les plus connus, on retiendra Anita G. (1966), La Patriote (1979), Le Pouvoir des sentiments (1983) ou encore Nouvelles de l'antiquité idéologique (2009). Les textes ont été réunis et présentés par Dario Marchiori.
Dans ce livre, I'"inquiétante" est présente sur divers champs et à différentes époques. L'aiguillon de l'inquiétude est le même aujourd'hui, lors d'un bombardement dans la région d'Alep, qu'en ce mois d'avril 1945 où ma soeur et moi-même avions dû trouver refuge dans un abri antiaérien. L'écart entre première et seconde nature — entre le surgissement d'une industrie porteuse de bombes (stratégie d'en haut) et l'idée de fuite, la quête d'une issue pour nous, les prisonniers du sous-sol (stratégie d'en bas), demeure un absolu. "[...] Quand les vies sont déchirées par le cours de l'histoire, la poétique ne saurait les raccommoder, les recoller, ou les recoudre. En revanche, s'il s'agit de comprendre ce que le monde nous réserve, elle a la capacité de créer des relations. Elle compose des toiles, à l'instar d'Arachné, cette jeune tisseuse lydienne transformée en araignée, soeur éloignée d'Internet."
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.