Négligé dans les études spinozistes, l'art est une partie du savoir programmé par le jeune Spinoza et révèle son statut. Avec Spinoza, la Méthode désigne l'art de former le vrai plus facilement et suivant un certain ordre, c'est-à-dire la philosophie à l'?uvre. Au départ, chacun dispose d'au moins une idée vraie donnée, puis est en mesure d'élaborer des ouvrages intellectuels raffinés. Associée à différents registres de l'art de produire des choses difficiles, l'expérience de la production matérielle contribue ainsi à expliquer comment l'entendement se donne ses idées. Dans cette perspective, il convient d'interroger certains enjeux essentiels du spinozisme: l'expérience du corps productif, l'art de concevoir et d'imaginer, l'art du récit, le herem, les Vies de Spinoza. Réarticulés, ces thèmes sont révélateurs du projet philosophique spinozien, inséparable de l'image du philosophe artisan et des questions éthiques et politiques du jeune Spinoza: peut-on se sauver tout seul par l'activité intellectuelle? Que devient le corps lorsque l'esprit forme le vrai? Cette lecture souligne des points d'entrée dans l'?uvre spinozienne et, plus largement, nourrit la réflexion sur le statut des premiers écrits philosophiques. Il paraît légitime de déterminer comment évoluent des questions dans les différents ouvrages d'un philosophe. Mais on peut suivre un parcours dans son ?uvre en tenant compte de potentialités de pensée esquissées dès l'origine: elles portent un éclairage singulier sur une philosophie en cours de formation et sur ses points d'ancrage dans des traditions.
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Nombre de pages
225
Date de parution
08/06/2006
Poids
310g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841743988
Titre
Méthode et art de penser chez Spinoza
Auteur
Klajnman Adrien ; Moreau Pierre-François
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
310
Date de parution
20060608
Nombre de pages
225,00 €
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Ce livre traite d'un " moment " du parcours de Lacan, où il rencontre les leçons de Clérambault, son seul Maître en psychiatrie. Nouant la philosophie, la psychanalyse et la fantaisie, la trame est celle d'un apologue entre Maître Clérambault et son élève Lacan. Nous y avons conçu les ressorts d'une relation complexe. La démarche de l'ouvrage suit les trois scansions du " temps logique " lacanien : " l'instant de voir ", " le temps pour comprendre " et le " moment de conclure ", à l'oeuvre dans la rencontre du Maître et de l'élève. Le premier donne un aperçu sur l'inconscient et une transgression de l'élève à l'endroit du Maître. Le second souligne les leçons du Maître sur la passion des étoffes, la folie à deux et le délire collectif couplé au crime de masse. Le troisième signe le tournant de Lacan vers la psychanalyse, après la seconde guerre, centré sur la criminologie, la psychiatrie anglaise et le trait singulier du sujet. Loin de constituer un simple antécédent embaumé, à ranger dans les limbes du surgissement de Lacan sur la scène psychanalytique, le " moment Clérambault " est constitutif de la fraîcheur du discours psychanalytique, attentif aux conditions de sa naissance.
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.