Quand j'ai quitté le Michigan en 1974, à douze ans, j'ai annoncé à tous mes amis que je partais à Los Angeles pour devenir une star de ciné. Mais dès que j'ai commencé à me balader dans l'Austin Healey de mon père en fredonnant (sans grand talent) les chansons diffusées à la radio, j'ai annoncé: C'est décidé. Je veux devenir chanteur." Ainsi se raconte le leader d'un des groupes rock les plus déjantés de ces 20 dernières années. Fils du dealer attitré du tout Hollywood, Kiedis plonge à l'adolescence dans l'univers de la scène musicale underground. Après des années passées à errer de fix en trip, de magouille en combine, c'est en fondant les Red Hot Chili Peppers, en 1983, qu'il trouve l'exutoire qui lui manquait. Le groupe sillonne le pays, entraînant derrière lui une foule de fans en délire et croisant la route des plus célèbres artistes (Kurt Cobain, Sinéad O'Connor, les Rolling Stones, etc.). Mais être une star du rock a ses revers. Lorsque Kiedis prend conscience que l'héroïne peut avoir sa peau, il décide d'entreprendre une véritable quête spirituelle, qui le mènera de l'Inde à la Nouvelle-Zélande, pour mieux le renvoyer à ses origines. Scar Tissue est le témoignage sans tabou, scandaleux et hilarant, du "membre le plus camé et sexy du groupe de rock le plus camé et sexy de Californie". Biographie de l'auteur Anthony Kiedis a grandi à Los Angeles, où il vit toujours, et a fondé les Red Hot Chili Peppers en 1983. En 1991, leur album Blood Sugar Sex Magik devient culte dans le monde entier. Californication, paru en 1999, s'est vendu à 13 millions d'exemplaires. Leur dernier album, Stadium Arcadium, est numéro 1 des ventes dans tous les pays où il est sorti et les Red Hot Chili Peppers sont actuellement en tournée mondiale. Scar Tissue est déjà un best-seller traduit dans 15 pays.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.
En près de cinquante ans de carrière, le génie créatif de David Bowie s'est illustré dans tous les domaines : la pop, l'art, la scène, le rock, la mode, le cinéma, le son et le style. Artiste aux mille visages, se jouant des formes et des genres, il aura composé vingt-neuf albums. Bowie. Les Années studio célèbre le génie créatif de l'artiste, en retraçant l'ensemble de sa production studio, depuis son premier album éponyme en 1967, en passant par les classiques des années 1970 que furent The Rise And Fall Of Ziggy Stardust, Aladdin Sane, Station To Station, Low et "Heroes", jusqu'aux petits bijoux que sont The Buddha Of Suburbia ou son ultime opus, Blackstar, lancé deux jours avant son décès. Cet ouvrage, riche d'illustrations rares ou emblématiques signées des plus grands photographes, évoque la genèse de chacun de ces albums, les replaçant dans leur contexte social et musical. Extraits d'interviews, témoignages de ses proches, albums live, singles, compilations, rien n'est oublié dans cet hommage à l'un des artistes majeurs, parmi les plus originaux et imprévisibles, de ces dernières décennies .
Gouard Richard ; Geudin Christophe ; Bricout Grégo
A l'intersection des arts graphiques et de la production musicale, les 33-tours constituent depuis plus d'un demi-siècle un médium visuel et sonore jamais égalé. Depuis l'explosion du phénomène rock dans les années 1950, le disque vinyle a capturé l'imagination de millions d'auditeurs par le biais de pochettes composées à partir de photographies, d'illustrations ou de typographies étudiées. Il se décline au fil des ans sous différents formats (gatefold, picture-discs, vinyles colorés...) et traverse les décennies suivantes en épousant les tendances visuelles de chaque époque. Sévèrement concurrencés par l'avènement du CD dans les années 1990 et 2000, les 33-tours bénéficient aujourd'hui d'un regain d'intérêt auprès d'une nouvelle génération d'auditeurs et de collectionneurs. Au-delà de la nostalgie vinylique, Vinyles rend hommage à "l'objet" disque tout en reproduisant près de 250 pochettes emblématiques dans un luxueux recueil illustré.
Avant sa mort, survenue le 7 novembre 2016 à Los Angeles, Leonard Cohen a passé de longs mois à reparcourir ses carnets, nombreux et étalés sur des décennies, pour opérer une sélection de textes en bonne part inédits (poèmes, chansons, extraits de ses carnets de notes) qui, accompagnés de dessins marqués par l'autodérision, composent le livre qu'il décide de laisser à la postérité, comme un dernier cadeau plein de vie : plein de toute sa vie. On retrouve bien sûr dans ces pages les thèmes de prédilection de celui qui a commencé sa carrière comme poète et romancier, avant de devenir aussi le musicien mondialement célébré qu'on connaît. Il est question d'amour, de passions, de jalousie et de peur de l'abandon, de flamme jamais éteinte, de sexualité, de relations entre les êtres, du temps qui passe et laisse ses traces, de religion aussi, d'aspiration à la sagesse, d'états dépressifs et mélancoliques toujours teintés d'humour.
Marquis de Sade, Etienne Daho, Niagara, Les Nus, Marc Seberg, Dominic Sonic, Kalashnikov, Fraktur, Ubik? Ces artistes ont émergé de la scène rennaise à la fin des années 1970-début des années 1980. L'ébullition punk et rock remuait alors Rennes, en faisant éclore des chanteurs et des musiciens qui allaient influencer les générations suivantes. Comment Rennes est-elle devenue une figure de proue de la musique française à cette époque ? Quels artistes en étaient les acteurs ? Que sont-ils devenus ? Comment et pourquoi ce moment et ce lieu ont-ils été si fondateurs pour les générations suivantes de musiciens ? Pourquoi cette « génération rennaise » est-elle restée si créative ? Grégoire Laville est allé à la rencontre des acteurs de cette époque fondatrice pour des entretiens au long cours, illustrés par des photos personnelles, souvenirs éloquents de cet âge d'or rennais. Entretiens avec Etienne Daho, Frank Darcel (Marquis de Sade), Philippe Pascal (chanteur de Marquis de Sade puis Marc Seberg), Christian Dargelos (Marquis de Sade puis Les Nus), Pascal Obispo, Dominic Sonic, Arnold Turboust, Fraktur (Sergeï Papaïl), Ubik (Philippe Maujard), Hervé Bordier, Jean-Louis Brossard...