Pour expliquer la complexité des relations sociales dans cette société en pleine crise d'identité, Mohand Khellil invite le lecteur à se pencher sur la conception kabyle de la parenté et de l'organisation sociale, politique et économique qui en découle. De la justice traditionnelle à la revendication culturelle, en passant par le rôle assigné aux femmes et par l'importance des croyances locales, l'auteur analyse faits et institutions. Des exemples concrets et un comparatisme prudent lui permettent de resituer la société kabyle dans le cadre plus général des sociétés traditionnelles. Cette démarche permet de mieux comprendre la signification de certains rites locaux et d'appréhender le changement social aussi bien en Kabylie qu'au sein de la communauté de migrants. Au moment où des interrogations se multiplient sur l'être et le devenir de ce groupe ethnolinguistique, il était temps que quelqu'un fit le point.
Nombre de pages
176
Date de parution
01/12/2004
Poids
258g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782858024322
Titre
LA KABYLIE OU L' ANCETRE SACRIFIE
Auteur
Khellil Mohand
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
258
Date de parution
20041201
Nombre de pages
176,00 €
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Avec le développement de l'immigration en France, insertion et intégration deviennent des questions sociales et politiques essentielles. La reconnaissance de l'interculturalité fait en effet encore cruellement défaut. L'intégration est analysée, ici, à travers les concepts classiques de la sociologie, actualisés et adaptés pour la circonstance, avec des références au "ghetto" et à la "ségrégation" qui ont rendu compte des situations migratoires aux États-Unis. Ainsi, en France, l'intégration individuelle dans l'Etat-nation, si elle reste la règle, semble faire de plus en plus de place à une forme communautaire de ce phénomène. Biographie de l'auteur Mohand Khellil est professeur à l'Université de Montpellier.
Résumé : L'intégration est analysée, ici, à travers les concepts classiques de la sociologie (socialisation, intégration sociale) actualisés et adaptés pour la circonstance, avec des références au " ghetto " et à la " ségrégation " qui ont rendu compte des situations migratoires aux Etats-Unis d'Amérique. De l'intégration, individuelle dans l'Etat-nation, on s'interroge sur une évolution vers une forme communautaire de ce phénomène. Mohand Khellil, docteur en sociologie, est maître de conférences en sociologie à l'Université de Montpellier.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...