Cet ouvrage explore les ressemblances et les imbrications, mais aussi les antagonismes et les divergences entre le vivant et le non-vivant. Comment le vivant et le non-vivant se juxtaposent ou s'ignorent, comment disparaissent les barrières entre le vivant et le non-vivant, quels sont les risques auxquels s'expose le vivant dans son commerce avec le non-vivant ? voilà des questions abordées dans ce recueil de textes.Au-delà de leurs rapports topologiques/spatiaux, il s'agira aussi de saisir la vie et la non-vie dans leur portée historique/temporelle : sont évoqués, au fil des pages, les vitalistes de Montpellier, Henri Bergson, Richard Dawkins et, surtout, les philosophes qui pensent notre actualité. Rahma Khazam est chercheure membre de l'Institut ACTE, Sorbonne Paris 1, et affiliée à ENSADLab, Paris. Elle a étudié la philosophie puis l'histoire de l'art, elle est docteure en esthétique et sciences de l'art à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur le modernisme, la théorie de l'image, le réalisme spéculatif, le nouveau matérialisme et l'esthétique contemporaine. Parmi ses publications récentes : « Son et image : face au réel », in "L'écho du réel" (2021).
Nombre de pages
302
Date de parution
09/03/2023
Poids
377g
Largeur
140mm
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EAN
9788869763656
Titre
Objets vivants
Auteur
Khazam Rahma
Editeur
MIMESIS
Largeur
140
Poids
377
Date de parution
20230309
Nombre de pages
302,00 €
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Une nouvelle énergie poétique que l'on découvre dans ces textes du poète arabe Adel Khozam, habile à produire des images, à unifier les sens et les idées. Un autre horizon dans l'art d'écrire la poésie, décrire le quotidien de l'homme contemporain, le développement des identités et le chevauchement des frontières culturelles et esthétiques.
Chez la Princesse Elodie de Zèbrazur, il se passe des choses vraiment pas ordinaires. Madame Brichard a beaucoup plus de travail que d'habitude. Augustin le chien qui faisait n'importe quoi est tout le temps dérangé dans ses habitudes. La Princesse Elodie de Zèbrazur passe ses journées à rêver. Mais que se passe-t-il chez la Princesse Elodie de Zèbrazur ? Vous l'apprendrez en lisant cette nouvelle aventure de La Princesse Elodie de Zèbrazur et Augustin le chien qui faisait n'importe quoi.
La question « qui suis-je ? » occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
Cet ouvrage retrace le parcours de Michèle Firk (Paris, 1937- Guatemala City, 1968) figure libre et engagée, à la croisée du cinéma et des luttes révolutionnaires. Critique, journaliste et militante, elle participe aux réseaux d'aide au FLN, puis aux combats internationalistes en Amérique latine. Son histoire s'inscrit dans une période de tensions qui s'ouvre sur les affrontements de la Seconde Guerre mondiale, se poursuit dans les déchirements de la Guerre froide et voit émerger le tiers-monde sur la scène internationale. A travers quatre essais et des documents inédits, les auteurs reconstituent une trajectoire marquée par la cohérence entre pensée, écriture et action, jusqu'à son engagement dans la guérilla guatémaltèque. L'ouvrage interroge aussi le rôle politique du cinéma dans les années 1950-1960 et éclaire une figure méconnue, emblématique des engagements transnationaux du XXe siècle. Sébastien LAYERLE Historien du cinéma, maître de conférences en études cinématographiques et audiovisuelles à l'université Sorbonne Nouvelle. Diplômé de science politique, il consacre l'essentiel de ses recherches aux liens entre le cinéma et l'histoire. Dernier ouvrage publié : "Cinéma, marxisme, matérialisme. Pour une critique du cinéma" (Mimésis, 2023). Caroline MOINE Professeure en histoire culturelle et politique (XXe-XXIe siècles.) à l'Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines/Université Paris-Saclay, directrice du Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines. Spécialiste de l'histoire des relations culturelles internationales après 1945, elle s'intéresse aux domaines des médias et du cinéma et des mobilisations politiques de solidarité internationale.
Alors qu'elle s'apparente à un symbole de fixité et d'immuabilité, la montagne pourrait être considérée comme un motif anti-cinématographique. Elle traverse pourtant toute l'histoire du cinéma. Dans une première partie consacrée aux expériences minérales, cet ouvrage revient sur l'attraction exercée par la montagne sur les cinéastes et les personnages de films, ainsi que sur les forces de transformation qu'elle opère par sa puissance d'agir. Une seconde partie interroge les esthétiques telluriques qui en découlent, lorsque la montagne passe du statut de toile de fond au premier plan pour devenir le sujet principal, selon une logique de décentrement de nos regards anthropocentrés qui pourrait nous reconnecter à l'histoire sédimentée de notre planète. Une troisième partie observe comment la matière même des films est emportée dans une tectonique des images qui nous donne à voir matériellement les réalités de l'extractivisme et des effondrements en cours à l'ère de la crise environnementale. Vincent DEVILLE est Maître de conférences (HDR) en Histoire et esthétique du cinéma à L'Université de Montpellier Paul-Valéry. Ses travaux portent sur le cinéma expérimental et d'avant-garde, sur la contribution des formes du montage à l'écriture de l'Histoire, ainsi que sur les représentations de la nature et du vivant au cinéma en lien avec des préoccupations environnementales.
Dans Le film qui m'est resté en mémoire, Victor Burgin s'intéresse aux souvenirs fragmentaires de films qui traversent fugacement nos pensées, se mélangeant par la suite aux souvenirs d'autres films ou d'événements réels. Constituées, pour l'essentiel, de perceptions et de souvenirs, de telles « images-séquences » n'ont pas été étudiées par la théorie du cinéma ou de la photographie. Nous conduisant des écrits de Roland Barthes à La Jetée de Chris Marker, et en s'appuyant sur les apports de la psychanalyse, l'auteur nous invite à réfléchir sur les enjeux et les usages de nos souvenirs fragmentaires de films.