Ici, quand quelqu'un est faible ou qu'il tombe, ce n'est pas seulement lui qui est foutu, mais les autres avec lui. Ici, être faible c'est comme être voleur ou traître. " Ils s'appellent Micky, Zaki, Double-Zéro, Alon, Miha l'Idiot, Avner, Peretz-crise-de-nerfs. Ils ont dix-huit ans. Ils se passionnent pour la musique, les femmes, la philosophie ou le foot. Ils viennent des beaux quartiers de Jérusalem, des kibboutzim ou des bidonvilles. Rien ne les rapproche et pourtant ils vont vivre ensemble et découvrir leurs rêves et leurs frayeurs les plus intimes, les plus inavoués. Déshabillés, rasés, rhabillés, ils sont les jeunes recrues de l'armée israélienne. Pendant quelques mois ils vont être formés pour accomplir l'activité la plus ancienne et la plus redoutable du genre humain : la guerre. Commence alors leur insertion rythmée par les ordres, la fatigue, les rituels. Venus de cultures et d'ethnies, d'univers différents, chacun de ces jeunes réagira à sa manière face à la machine à broyer. Loin de se vouloir un roman pacifiste "politiquement correct", Infiltration est une ?uvre qui montre la façon dont la guerre s'infiltre dans le c?ur humain. Considéré dès sa parution en 1986 comme un des livres majeurs écrits sur l'expérience militaire et, par là même, sur la société israélienne, Infiltration doit son succès phénoménal à ce sentiment partagé par tous les lecteurs que Kenaz a réussi à capter puis à traduire la perte irrémédiable de l'innocence.
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Nombre de pages
528
Date de parution
20/08/2003
Poids
710g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782234056220
Titre
INFILTRATION
Auteur
Kenaz Yehoshua ; Pinhas-Delpuech Rosie
Editeur
STOCK
Largeur
153
Poids
710
Date de parution
20030820
Nombre de pages
528,00 €
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Je me souviens de cette douleur, de cette honte de la trahison et de l'échec. Je ne savais pas où emporter cette honte. J'ignorais d'où avaient surgi en moi de telles profondeurs de méchanceté. " Chacun des protagonistes des nouvelles rassemblées dans ce recueil pourrait prononcer ces mots du jeune narrateur de Moment musical, qui, à l'occasion d'un apprentissage problématique du violon, vit une irréversible initiation à la cruauté. Comment l'amour se transforme-t-il en haine ? Quand et pourquoi déserte-t-on l'enfance pour passer sans rémission à l'âge adulte ? En quels lieux secrets de l'âme la perversion trace-t-elle ses chemins ? Sans jamais céder à la tentation de faire vibrer la note lyrique de l'écriture, soumettant au contraire celle-ci à la contrainte de la plus exigeante pudeur, Yehoshua Kenaz porte, sur les " passages " de la vie, et sur la mort de l'innocente, un regard à jamais bouleversé par l'inacceptable découverte de la magie du mal, de la beauté du péché - et de la tentation de s'y accomplir.
Résumé : Victime d'une banale fracture de jambe, la vieille Mme Moscovici a dû quitter son appartement de Tel-Aviv et intégrer le service de gériatrie de l'hôpital G. C'est l'enfer, dit-elle, peuplé de morts-vivants et de personnages ambigus. Entre l'entretien de sa chevelure à quoi elle voue un véritable culte, le combat acharné pour récupérer son autonomie, les conflits et les bons moments passés avec ses amies, Mme Moscovici s'y construit cependant une vie bien réglée. C'est alors que surgit Lazare Kagan qui va en gripper le mécanisme : peintre alcoolique, menacé d'amputation, extraordinaire figure de don Juan délabré, il réveille en elle la coquetterie, la jalousie, le goût de la fantaisie. L'hôpital devient alors le lieu de circulation du désir et des passions les plus contradictoires. Mais pas plus comme enfer que comme haut lieu érotique, cet endroit n'appartient au monde réel, comme le dit Kagan. Mme Moscovici devra réintégrer celui-ci, se confronter à elle-même puis se résigner à vivre sans illusions, indifférente à tout, sous le regard implacable des étoiles. Métaphore de la vieillesse écrite sans complaisance, ce récit possède, comme le dit Amos Oz, "un formidable effet cathartique de compassion pour ce qui est notre lot à tous".
Un jour viendrait où l'un d'eux demanderait:"Quand nous reverrons-nous t"Et cela signifierait le terme d'une chose, le commencement d'une autre et la fin de l'état de grâce des premiers temps, si tant est que ce moment ait jamais existé."Il se passe à la fois peu et tellement de choses dans cet immeuble de Tel-Aviv. Gabi, la trentaine, belle et solitaire, attend son amant dans un appartement loué pour leurs rencontres clandestines. De l'autre côté du mur, une oreille collée à la cloison, son voisin l'épie, à l'affût du moindre de ses soupirs. A quelques pas de là, un vieillard paralysé, voué au ressassement infini, reprend goût à la vie grâce à son aide-infirmière philippine, tandis que les parents d'un jeune déserteur se lancent à la recherche désespérée de leur fils.Construit comme une fugue à plusieurs voix, Retour des amours perdues saisit à l'aide de détails du quotidien à la fois anodins et révélateurs, l'essence de la société israélienne d'aujourd'hui. Les antagonismes entre voisins d'origines culturelles différentes que Kenaz dépeint avec ironie et tendresse, rejouent à petite échelle les tensions qui agitent un pays d'immigrants en perpétuelle mutation. Mais bien que les protagonistes du roman soient inscrits dans un contexte social défini, c'est avant tout l'humain que Kenaz, le plus intimiste des écrivains israéliens, cherche à dévoiler. Prisonniers de leur monde, ses personnages, pourtant unis à leur insu par un drame commun, se croisent, s'évitent, se parlent mais ne se comprennent jamais.
Pendant la guerre du Golfe, une vieille dame meurt à la suite d'un incendie qui s'est déclaré dans la cage d'escalier d'un immeuble de Tel Aviv. s'agit-il vraiment d'un accident ? Sur un canevas discrètement policier, l'auteur fait apparaître, en les concentrant de manière saisissante, tous les motifs de la problématique modernité de tel Aviv.
Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s'envole l'un à la suite de l'autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu'au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ? Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est roman-vrai d'un couple à l'unisson de son désir de liberté et mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe, sur laquelle s'écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l'autre renaît, qu'est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ? Ode à la beauté de l'instant, ce livre puissant est avant tout un hymne à la vie.
Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j'ai fait un drôle de cauchemar. La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s'introduire dans notre lit. Elle attendait tapie dans l'ombre que je m'endorme pour s'infiltrer et prendre Pauline. C'était elle qu'elle voulait. Elle s'en fichait de moi. Je lui mettais des bâtons dans les roues. Ca ne lui plaisait pas. Je passais la nuit à monter la garde. La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier". Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
Est-ce que tu me vois, maman ? J'ai deux crédits à la banque, deux enfants que j'étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d'araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée, j'ai un abonnement à la gym, une carte de métro et une autre du Carrefour Market, je ne me fais pas les ongles, je ne me coiffe ni ne me teins les cheveux, je mets du rouge à lèvres une fois par an et surtout sur les dents, je suis toujours aussi raisonnable, aussi peu fantaisiste : je mets beaucoup d'énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman. Je n'ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être une adulte."
Le narrateur, un dénommé Julian, nous prévient dès les premières pages : il y aura bien une histoire dans ce livre. Une histoire d'amour, celle de deux amis d'université qui se sont aimés puis séparés dans les années 1960. Quarante ans plus tard, Julian tente à nouveau de les réunir. Départ(s), c'est aussi une réflexion sur la nature malicieuse de la mémoire, le temps qui passe, la place du bonheur dans nos vies et quand vient le temps de dire au revoir. Julian Barnes, l'un de nos plus grands romanciers contemporains, signe un roman perçant sur le lien entre fiction et réalité, entre chance et destin. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin