Les appellations de pagnes comptent parmi les éléments constitutifs du complexe sémiotique et sémantique africain où l'on trouve l'exposé des croyances, des mythes, des institutions, des structures, des faits, des descriptions de la vie en société. Cet essai d'anthropologie linguistique et cognitive montre que les noms attribués aux pagnes par les femmes africaines sont une énonciation interprétative des motifs illustratifs rationalisés en symboles des choses, des êtres, des phénomènes et des faits, à partir du schème culturel négro-africain, du point de vue féminin, dans le contexte d'une société à tradition orale. Il établit l'existence d'un système de production d'appellations fonctionnant dans toute l'aire culturelle du pagne africain. Ces appellations sont affectées de sens qui relient à des réseaux de significations symboliques ou champs sémantiques.
Nombre de pages
159
Date de parution
11/07/2018
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343145976
Titre
Appellation de pagnes africains. Construction et sémantique
Ce livre explore la manière dont le signe de la femme est utilisé dans les illustrations des pagnes africains. Il montre le caractère sexué du pagne en relation avec les fonctions sociales de la femme, lesquelles contribuent à la structuration de la société. L'objet n'est pas seulement artistique, il est culturel et social et se trouve à la fondation des croyances, des institutions, des structures sociales. Il cesse d'être uniquement un vêtement et devient un lieu de savoir et de culture, un reflet de la société africaine. (illustrations en couleur)
Le pagne représente une réalité socioculturelle primordiale dont l'étude constitue une contribution à la connaissance de la culture et de la société africaine.
Ce numéro consacré au débat théologique et religieux rassemble plusieurs articles : anthropologie religieuse de l'expérience populaire ; l'impact du Concile Vatican II sur les développements de l'ecclésiologie et la communication de la foi en Afrique ; l'en-soi et le pour-nous de l'évènement résurrectionnel, les messages prophétiques entre effervescence religieuse et manipulation politique en Côte-d'Ivoire ; l'endogamie dans les Églises du réveil ; Boko Haram et crise sécuritaire au Nigeria et au Cameroun ; Crise identitaire et fanatisme religieux au Cameroun.
Depuis près d'une trentaine d'années, le système africain de promotion et de protection des droits de l'homme enregistre des développements tant sur le plan normatif que sur le plan institutionnel. Plusieurs logiques orientent cette évolution. Les unes permettent une adaptation aux exigences d'une amélioration de la protection, tandis que les autres contribuent plutôt à en réduire l'efficacité. L'analyse sous l'angle de la cohérence permet d'explorer des pistes de rationalisation du système en vue d'une plus grande effectivité.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...