Kekeh-Dika Andrée-Anne ; Graham Maryemma ; Mayes J
PU VINCENNES
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EAN :9782842924133
Toute l'oeuvre de Toni Morrison s'inscrit sous le sceau du regard et des multiples façons de voir le monde, dont les préoccupations littéraires ont toujours été intimement mêlées aux questions du politique et de l'historique. Les voix bilingues réunies dans cet ouvrage, Toni Morrison, au-delà du visible ordinaire, interrogent l'oeuvre à partir de ce que l'écrivaine nomme les "petits mécanismes qui régissent la vie quotidienne", du détail ordinaire, de ce presque rien qui en dit long sur les choses subies et tues, sur ce qui se montre sans toujours être vu. Du premier roman, The Bluest Eye (1970) à Home (2012), en passant par les essais et les entretiens de l'écrivaine, l'ouvrage retrace l'instabilité du monde et les leçons de vie et d'écriture que propose la demeure "Morrison".
Nombre de pages
280
Date de parution
15/01/2015
Poids
430g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782842924133
Titre
Toni Morrison, au-delà du visible ordinaire
Auteur
Kekeh-Dika Andrée-Anne ; Graham Maryemma ; Mayes J
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
140
Poids
430
Date de parution
20150115
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
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Jamaica Kincaid est l'une des voix remarquables de la petite île d'Antigua. Elle est l'auteur d'une oeuvre protéiforme et originale (romans, nouvelles, essais, chroniques, récits de voyage, ouvrages sur le jardin). Le livre souhaite éclairer son oeuvre singulière et montrer ce qui, dans son écriture résiste aux étiquettes trop facilement assignées. L'auteur a choisi de suivre les chemins de traverse et de prêter attention à ce que disent les voix insistantes, faussement insignifiantes, des textes inclassables de J. Kincaid. Par le biais de la notion de reprise et de motifs ordinaires (la marche, le travail de la main, le jardinage, le tricot, l'objet), cet ouvrage aborde les discrètes façons dont l'oeuvre figure les tiraillements du soi, la difficulté du rapport au monde, à la famille, à l'histoire et au verbe.
Partir, quitter la terre matricielle a toujours été un geste majeur pour les populations noires des Amériques. Sans relâche, ces communautés se sont définies comme des populations en partance, prêtes pour un départ vers ailleurs du mythe, du rêve ou de l'utopie. Le départ est alors un geste fondateur qui figure la quête d'un présent autre, d'un espace à venir, rédempteur pour le moi intime, l'individu ou le groupe entier.
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti Fré
Pour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).
La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.
Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.