L'imaginaire médico-religieux : un chapitre méconnu de l'histoire de la littérature moderne. De Balzac à Guibert, de Michelet à Leiris, en passant par Zola, Huysmans, Artaud et tant d'autres, un tel imaginaire a configuré les conceptions les plus diverses de la littérature et de l'art. Portraits de l'écrivain en clinicien, en anatomiste de la société, en guérisseur, ou encore en patient, digne de compassion : dans leur variété, ces figures renvoient à une problématique inséparablement médicale et religieuse. On suit ainsi les avatars littéraires d'un très vieux ménage à trois : l'artiste, le médecin, le prêtre. Pacifique, dit-on, dans les temps anciens (celui des chamans par exemple), ce ménage est devenu problématique et conflictuel chez les modernes. II est traversé de divergences, d'exclusions, d'alliances des uns aux dépens des autres, de neutralisations et de retrouvailles. La littérature moderne n'est certes pas identifiable au médical, ni au religieux, mais elle s'y confronte comme à autant de tenaces altérités. Toute son histoire en suscite et en défait les croyances. Ménage à trois, donc : mais avec scènes de ménage...
Nombre de pages
242
Date de parution
27/04/2007
Poids
450g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782859399825
Titre
Ménage à trois. Littérature, médecine, religion
Auteur
Kaufmann Vincent
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
159
Poids
450
Date de parution
20070427
Nombre de pages
242,00 €
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Résumé : Guy Debord (1931-1994) a tout fait pour se soustraire à la tyrannie du regard biographique contemporain, parfaitement convenu et toujours vaguement policier. Il a voulu réfuter le regard qui cherche à identifier, à assigner, à conformer, et a mené contre celui-ci une véritable guerre, noyau intime de celle qu'il a entendu livrer à une société jugée mauvaise. C'est de cela qu'une biographie - forcément intellectuelle doit commencer par prendre acte. Ce livre est fait pour décrire cette guerre : pour détailler les coups imaginés et portés par Debord. Il propose un inventaire des tactiques ainsi mises en ?uvres - de sa science de la clandestinité à son usage du détournement ou de la réfutation, en passant par l'art de la dérive ou par ce qu'on a parfois qualifié de style insurrectionnel, dont l'efficacité se vérifiera notamment en mai 68, moments de révolution mise au service de la poésie. Il est fait pour décrire cette guerre et non pour la continuer : ni du côté de Debord, ni du côté de ses adversaires, ni enfin du côté de ceux qui s'efforcent depuis quelque temps de le flanquer d'une vie dont il n'a jamais voulu. En passant, quelques-uns des mythes les plus tenaces sur Debord commenceront, du moins je l'espère, à perdre un peu de leur force. V.K.
Il y a, au c?ur du geste épistolaire, une fondamentale équivoque, que les écrivains ont souvent exploitée. La lettre favorise, dit-on, la communication et la proximité; mais elle peut aussi disqualifier toute forme de partage et produire une distance, un éloignement, nécessaires à l'avènement de l'?uvre. Les pratiques épistolaires examinées ici sont donc considérées comme autant de laboratoires installés aux frontières de l'écriture poétique. On y passe, par exemple, des scènes d'amour de Flaubert et de Kafka aux scènes financières de Baudelaire, des condoléances et des bulletins de santé de Proust aux emportements d'Artaud, des saluts de Mallarmé aux confidences de Valéry, ou encore aux prospections immobilières de Rilke. A travers les usages les plus divers de la lettre se dessine ainsi une sorte de généalogie de quelques-unes des expériences les plus significatives de la littérature moderne.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.