
L'Équivoque épistolaire
Il y a, au c?ur du geste épistolaire, une fondamentale équivoque, que les écrivains ont souvent exploitée. La lettre favorise, dit-on, la communication et la proximité; mais elle peut aussi disqualifier toute forme de partage et produire une distance, un éloignement, nécessaires à l'avènement de l'?uvre. Les pratiques épistolaires examinées ici sont donc considérées comme autant de laboratoires installés aux frontières de l'écriture poétique. On y passe, par exemple, des scènes d'amour de Flaubert et de Kafka aux scènes financières de Baudelaire, des condoléances et des bulletins de santé de Proust aux emportements d'Artaud, des saluts de Mallarmé aux confidences de Valéry, ou encore aux prospections immobilières de Rilke. A travers les usages les plus divers de la lettre se dessine ainsi une sorte de généalogie de quelques-unes des expériences les plus significatives de la littérature moderne.
| Date de parution | 31/08/1990 |
|---|---|
| Poids | 240g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782707313423 |
|---|---|
| Titre | L'Équivoque épistolaire |
| Auteur | Kaufmann Vincent |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 240 |
| Date de parution | 19900831 |
| Nombre de pages | 0,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Poétique des groupes littéraires : avant-gardes 1920-1970
Kaufmann VincentSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER9,13 € -

Guy Debord. La révolution au service de la poésie
Kaufmann VincentRésumé : Guy Debord (1931-1994) a tout fait pour se soustraire à la tyrannie du regard biographique contemporain, parfaitement convenu et toujours vaguement policier. Il a voulu réfuter le regard qui cherche à identifier, à assigner, à conformer, et a mené contre celui-ci une véritable guerre, noyau intime de celle qu'il a entendu livrer à une société jugée mauvaise. C'est de cela qu'une biographie - forcément intellectuelle doit commencer par prendre acte. Ce livre est fait pour décrire cette guerre : pour détailler les coups imaginés et portés par Debord. Il propose un inventaire des tactiques ainsi mises en ?uvres - de sa science de la clandestinité à son usage du détournement ou de la réfutation, en passant par l'art de la dérive ou par ce qu'on a parfois qualifié de style insurrectionnel, dont l'efficacité se vérifiera notamment en mai 68, moments de révolution mise au service de la poésie. Il est fait pour décrire cette guerre et non pour la continuer : ni du côté de Debord, ni du côté de ses adversaires, ni enfin du côté de ceux qui s'efforcent depuis quelque temps de le flanquer d'une vie dont il n'a jamais voulu. En passant, quelques-uns des mythes les plus tenaces sur Debord commenceront, du moins je l'espère, à perdre un peu de leur force. V.K.ÉPUISÉVOIR PRODUIT27,70 € -

Ménage à trois. Littérature, médecine, religion
Kaufmann VincentL'imaginaire médico-religieux : un chapitre méconnu de l'histoire de la littérature moderne. De Balzac à Guibert, de Michelet à Leiris, en passant par Zola, Huysmans, Artaud et tant d'autres, un tel imaginaire a configuré les conceptions les plus diverses de la littérature et de l'art. Portraits de l'écrivain en clinicien, en anatomiste de la société, en guérisseur, ou encore en patient, digne de compassion : dans leur variété, ces figures renvoient à une problématique inséparablement médicale et religieuse. On suit ainsi les avatars littéraires d'un très vieux ménage à trois : l'artiste, le médecin, le prêtre. Pacifique, dit-on, dans les temps anciens (celui des chamans par exemple), ce ménage est devenu problématique et conflictuel chez les modernes. II est traversé de divergences, d'exclusions, d'alliances des uns aux dépens des autres, de neutralisations et de retrouvailles. La littérature moderne n'est certes pas identifiable au médical, ni au religieux, mais elle s'y confronte comme à autant de tenaces altérités. Toute son histoire en suscite et en défait les croyances. Ménage à trois, donc : mais avec scènes de ménage...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,00 € -

Le livre et ses adresses. Mallarmé, Ponge, Valéry, Blanchot
Kaufmann VincentÉPUISÉVOIR PRODUIT23,20 €
Du même éditeur
-

Ceux qui appartiennent au jour
Doude van Troostwijk EmmaLe temps d'un séjour de quelques semaines dans sa maison d'enfance, la narratrice raconte ses retrouvailles avec sa famille, où, depuis trois générations, hommes et femmes ont choisi le métier de pasteur. Mais quand elle arrive, quelque chose de cet ordre ancien s'est profondément déréglé. De ses proches, elle raconte les rires, les chutes, les chants. De toutes ses forces, elle les soutient, quand leur vie ne semble plus tenir qu'à un fil.EN STOCKCOMMANDER8,50 € -

Autour du monde
Mauvignier LaurentRencontrer une fille tatouée au Japon, sauver la vie d'un homme sur un paquebot en mer du Nord, nager avec les dauphins aux Bahamas, faire l'amour à Moscou, travailler à Dubaï, chasser les lions en Tanzanie, s'offrir une escapade amoureuse à Rome, croiser des pirates dans le golfe d'Aden, tenter sa chance au casino en Slovénie, se perdre dans la jungle de Thaïlande, faire du stop jusqu'en Floride. Le seul lien entre les personnages est l'événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique donnant à tous le sentiment et l'illusion de partager le même monde. Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d'abord rivé à lui-même et à ses propres histoires, dans l'anonymat.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Les Bacchantes
EURIPIDEDionysos est là. Il arrive depuis toujours. Il vient d'ailleurs, mais il est partout; c'est qu'il est le dieu du théâtre. La tragédie qu'il met en place sera plus tragique qu'une autre, puisqu'il s'agit de lui. Il lui faut un homme qui lui résiste, à qui il puisse faire la chasse pour le prendre dans les filets du délire. Les Bacchantes sont la pièce du délire qui finit mal. Ce n'est pas l'auteur et ce qu'il a pensé qu'on cherchera, ni en deçà de lui, la langue et son rythme. L'athée s'est-il converti? Peu nous chaut. Au théâtre le poète est masqué, sous les masques de ses personnages. La vigueur de la mise en perspective dépend de sa discrétion. Telle est la règle de l'objectivité scénique. L'auteur ne délivre pas de message. La victime n'apporte pas de salut. La fête n'en répand pas moins ses lumières et ses fastes, ses fantasmagories, ses jeux de cirque, ses bouffonneries et ses horreurs. L'initiation cultuelle des mystères dionysiaques s'y est faite initiation théâtrale. La gloire est toujours douce, dira-t-on, même pour le dieu. Toute arme est bonne pour gagner, surtout celle de la dévotion.EN STOCKCOMMANDER12,00 €

