La République Démocratique du Congo a connu deux élections générales au suffrage universel direct depuis son accession à l'indépendance en 2006 et en 2011. Au cours de ces élections, les médias saisissent l'opportunité de mettre en scène les enjeux des élections, les candidats et leurs projets de société. De nos jours, les études dans les Sciences de l'information et de la communication se penchent de plus en plus sur la fabrication d'une image prégnante dans et par les médias. La construction d'une image valorisante de soi est devenue une préoccupation des présidentiables et des états-majors qui les soutiennent dans leurs campagnes en vue de remporter les élections. Il existe ainsi une tendance à la valorisation de soi et à la mise en exergue du candidat au détriment du programme et des projets de société tendant à répondre aux attentes et aux aspirations des citoyens-électeurs. Bref, l'accent lors des campagnes est davantage mis sur la légitimation des présidentiables à travers l'exaltation de leur personne. Le mérite de Célestin Katubadi est d'avoir examiné comment cette image s'élabore concrètement face aux autres et comment elle construit des identités et exerce son influence.
Nombre de pages
206
Date de parution
03/10/2017
Poids
265g
Largeur
135mm
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EAN
9782343105598
Titre
Image de soi et discours éléctoraux. Analyse des stratégies de communication électorale des présiden
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...