Etonnant statut du social : presque partout présent, il reste cependant particulièrement énigmatique. Des institutions et des professions le pratiquent, des politiques le gèrent, des disciplines théoriques l'étudient, des colloques multiples l'auscultent, mais le social demeure excessivement implicite : comme s'il allait de soi... Aussi réel qu'évanescent, aussi concret que mythique. Aujourd'hui, si on sait intervenir dans le social, on ne sait guère, de fait, sur quoi on intervient. Or, à ne pas savoir, le risque est fort de faire autre chose que ce qu'on croit ou aimerait faire. Toutes sortes d'impasses, dramatiques parfois, s'y originent. Définir ce que veut dire social est une tâche prioritaire : théoriquement, professionnellement, personnellement, politiquement, historiquement...
Nombre de pages
156
Date de parution
03/05/2000
Poids
275g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738413253
Titre
Déconstruire le social. Séminaire 1
ISBN
2738413250
Auteur
Karsz Saül ; Bachmann Christian ; Buhot de Launay
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
275
Date de parution
20000503
Nombre de pages
156,00 €
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Confronté à la question centrale de l'identité du travail social, l'auteur:s'engage dans une définition suffisamment rigoureuse et donc discutable de ce qu'est le travail social, de ce qu'il peut fournir, de ce à quoi il échoue;articule les trois figures majeures de l'intervention sociale: charité, prise en charge et prise en compte;dessine enfin la clinique de l'intervention sociale, production d'expériences instruites qui à leur tour instruisent les praticiens, démarche transdisciplinaire: incontournable dimension psychique et mise en avant des dimensions idéologiques, politiques et théoriques.
Biographie de l'auteur Philosophe, sociologue, consultant, responsable scientifique du Réseau Pratiques Sociales. Il a dirigé le séminaire "Déconstruire le social" (Sorbonne, 1989-2004). Il est l'auteur de nombreux articles et interventions, dont L'exclusion, définir pour en finir (Dunod, 2000).
Les affaires sociales sont collectives, institutionnelles, syndicales, politiques tandis que les questions intimes sont individuelles, privées, sexuelles, subjectives. Des disciplines spécialisées les étudient, des praticiens y interviennent. Mais dans le réel, ces affaires et ces questions ne sont nullement étanches les unes aux autres. Elles se recoupent, s'interpénètrent, s'excluent et s'hébergent réciproquement. Huit cas typiques le montrent : la vieillesse, la victimologie, la folie, le suicide, la santé, le projet, l'innovation sociale, l'objectivité et la non-neutralité. Au terme (provisoire) de cette investigation sérieuse et menée avec humour, les affaires sociales s'avèrent aussi privées que les questions intimes se révèlent idéologiques. Les savoirs spécialisés deviennent moins dupes de leurs présupposés. Et les professionnels davantage étayés dans leurs pratiques concrètes.
La question de l'exclusion est constamment évoquée, mais aucune définition, ni économiques, ni sociologique, ni politique n'est réellement donnée. Elle est supposée évidente avant même d'avoir été analysée. D'où l'objet de ce livre, qui propose une remise à plat de cette notion, pour dire ce qu'elle est réellement et fournir ainsi des repères à l'ensemble des intervenants sociaux. Une recherche pragmatique au service de l'efficacité des outils d'intervention. Chacun des textes est suivi d'échanges et de réponses des auteurs.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...