Dans un premier temps de cette biographie narrative, c'est à la lumière de l'oeuvre à venir que Frederick Karl étudie le contexte culturel et historique, le milieu familial et la vie de William Faulkner. De l'écrivain qui rassemble encore son matériau, il dresse un portrait sans complaisance, en même temps qu'il relève, dans les premiers écrits, ce qui forme déjà l'esquisse des grands personnages et de la géographie romanesque, et les thèmes qui seront récurrents dans les romans de la maturité. 1929 constitue la date clé de la vie de Faulkner. Avec son mariage et l'alcool se confirment son goût de l'échec et ses pulsions suicidaires. Mais il écrit Le Bruit et la Fureur, nomme son comté - Yoknapatawpha - et sa ville - Jefferson -, use d'une technique et d'une langue qui feront de lui un romancier de génie, éminemment moderne. Durant les douze années qui suivront, Faulkner écrit son oeuvre, d'une prodigieuse abondance. C'est le deuxième temps de la biographie. Sur cette oeuvre, Karl projette de multiples éclairages : biographique, psychanalytique, esthétique, linguistique, ou encore historique. Toutes ces perspectives intimement confondues confèrent à l'ouvrage une unité et une autorité sans précédent.
Nombre de pages
1056
Date de parution
04/03/1994
Poids
1 335g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782070730612
Titre
William Faulkner
Auteur
Karl Frédérick-Robert
Editeur
GALLIMARD
Largeur
152
Poids
1335
Date de parution
19940304
Nombre de pages
1 056,00 €
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Karl Popper et Konrad Lorenz sont nés tous deux à Vienne, le premier en 1902, le second en 1903. Après avoir été amis d'enfance, ces deux penseurs célèbres de notre temps ont suivi des chemins différents, dans la science comme dans la vie. Pourtant, quelque temps avant la mort de Lorenz (1989), ils se sont revus et ont pu constater les multiples convergences de leurs travaux et de leurs convictions. Qu'est-ce que vivre ? Résoudre des problèmes, apprendre, inventer des théories et les mettre à l'épreuve du monde pour en tirer des informations. Tels sont les thèmes que Lorenz et Popper discutent dans la première partie de ce livre, dans un langage très accessible : la vie est un processus de connaissance, pour l'homme comme pour l'animal. Dans la seconde partie, Karl Popper répond à des questions le concernant. Occasion d'une exposition extrêmement claire de ses thèses fondamentales, philosophiques, épistémologiques et politiques. On trouvera là la meilleure introduction à une oeuvre capitale de notre époque.
Karl Rahner définit la théologie pratique comme une science théologique du présent de l'Église appelée à réaliser son essence toujours et à nouveau, ce qu'il désigne comme l'auto-accomplissement de l'Église, véritable dénominateur commun de son travail théologique, dans sa forme et son contenu. Les considérations du théologien allemand sur ce fondement et le statut épistémologique de la théologie pratique pourraient aujourd'hui aider les tenants de cette discipline à éviter le risque de fragmentation et à situer la spécificité de leur démarche dans l'ensemble de l'organigramme d'une science théologique en mutation. L'accès à une vision globale est en effet particulièrement nécessaire au moment où le Synode sur la synodalité (2021-2024) pose à nouveau la question du rapport entre la doctrine et la pratique synodale. Les textes publiés dans ce volume révèlent pour la première fois la cohérence interne de la théologie pratique du jésuite allemand et son intérêt principal pour des questions fondamentales et épistémologiques. Consciente que la sécularité du monde et le pluralisme spirituel de l'humanité peuvent être compris comme une chance pour la foi, la pensée de Karl Rahner rappelle aujourd'hui à la théologie pratique sa tâche de s'interroger sur l'épreuve de la foi en Europe et sur la manière de la laisser renaître autrement.
Karl Jaspers (1883-1969) a fait des études de droit et de médecine. En 1921,il accepte une chaire de philosophie qui lui est enlevée sous le régime nazi. Après la guerre il a occupé à Bâle la chaire qui fut celle de Nietzsche.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.