Karl Popper et Konrad Lorenz sont nés tous deux à Vienne, le premier en 1902, le second en 1903. Après avoir été amis d'enfance, ces deux penseurs célèbres de notre temps ont suivi des chemins différents, dans la science comme dans la vie. Pourtant, quelque temps avant la mort de Lorenz (1989), ils se sont revus et ont pu constater les multiples convergences de leurs travaux et de leurs convictions. Qu'est-ce que vivre ? Résoudre des problèmes, apprendre, inventer des théories et les mettre à l'épreuve du monde pour en tirer des informations. Tels sont les thèmes que Lorenz et Popper discutent dans la première partie de ce livre, dans un langage très accessible : la vie est un processus de connaissance, pour l'homme comme pour l'animal. Dans la seconde partie, Karl Popper répond à des questions le concernant. Occasion d'une exposition extrêmement claire de ses thèses fondamentales, philosophiques, épistémologiques et politiques. On trouvera là la meilleure introduction à une oeuvre capitale de notre époque.
Nombre de pages
176
Date de parution
08/01/1992
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782082111942
Titre
L'Avenir est ouvert. Entretien d'Altenberg
Auteur
Lorenz Konrad ; Popper Karl
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
200
Date de parution
19920108
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.