Marabouts ou marchands du développement en Afrique ?
Kankwenda Mbaya
L'HARMATTAN
27,50 €
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EAN :9782738492197
Il y a quarante ans, beaucoup de pays africains devenaient indépendants. Quatre décennies d'efforts de développement, de politiques et programmes ont été menés plus ou moins résolument par les gouvernements africains avec l'aide technique et financière de leurs partenaires extérieurs. Mais le mal-développement du continent s'aggrave. Les guérisseurs modernes. prenant les allures des marabouts du développement, se sont présentés au chevet du malade, annonçant des diagnostics, et prescrivant des médicaments de toutes sortes. Ils ont aussi payé les traitements par un système d'aides et de prêts dits au développement. Les résultats sont médiocres. les populations africaines souffrent toujours. Le développement ne s'achète pas et ne se vend pas. La reconsidération de l'aide, les réformes économiques, la "bonne" gouvernance sont de nouveaux chevaux de bataille dans l'arsenal stratégique du système marchand du développement. Ce livre présente la problématique du développement de l'Afrique dans le contexte de la mondialisation. L'originalité de la démarche conceptuelle, la pertinence de l'analyse et la force de l'argument font de ce livre une contribution remarquable à la compréhension des problèmes du développement en Afrique contemporaine et lui donnent un éclairage nouveau. Elles ne diffusent pas une perception pessimiste des perspectives du continent à la fin du XXe siècle. Elles témoignent plutôt d'une profonde conviction. celle de la nécessité de redéfinir un autre paradigme de développement plus porteur pour l'Afrique et la stratégie de sa mise en oeuvre au seuil du XXIe siècle.
Nombre de pages
319
Date de parution
15/05/2000
Poids
398g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738492197
Titre
Marabouts ou marchands du développement en Afrique ?
ISBN
2738492193
Auteur
Kankwenda Mbaya
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
398
Date de parution
20000515
Nombre de pages
319,00 €
Disponibilité
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...