Qu'est-ce qui bloque l'envol de la recherche scientifique au Congo-Kinshasa ?
Kamba Eyanganunga albert
PUBLIBOOK
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EAN :9782342370317
En République démocratique du Congo, la recherche scientifique tarde à prendre son envol à cause des pesanteurs institutionnelles (absence d'une politique scientifique), financières et matérielles (faible part du budget alloué au secteur de la recherche, infrastructures rudimentaires, équipements peu nombreux et vétustes) et humaines (pas de formation suffisante de certains chercheurs, peu de motivation à cause des conditions de vie et de travail précaires). En considérant les retombées technologiques, stratégiques et géostratégiques, sociétales et économiques de la recherche scientifique, nous ne pouvons que faire le plaidoyer pour qu'on inverse la tendance. Le recours à la recherche scientifique devra être privilégié dans la quête des solutions aux questions d'intérêt national. Pour y arriver, il faudrait que l'on surmonte les pesanteurs sus-évoquées.
Nombre de pages
336
Date de parution
01/12/2023
Poids
442g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782342370317
Titre
Qu'est-ce qui bloque l'envol de la recherche scientifique au Congo-Kinshasa ?
Auteur
Kamba Eyanganunga albert
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Poids
442
Date de parution
20231201
Nombre de pages
336,00 €
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Dans un environnement scolaire marqué par des forts taux de déperdition et des faibles niveaux d'acquis par les élèves, certaines écoles sortent du lot. Ces écoles primaires dites efficaces font de la différence et constituent des véritables oasis dont il faut scruter les conditions de fonctionnement en vue d'en déceler celles qui déterminent la performance élevée de ces écoles et ainsi envisager les stratégies d'amélioration des performances des écoles peu efficaces. Les écoles primaires efficaces fonctionnent dans un climat scolaire positif, recourent à des pratiques éducatives maximisant le temps d'enseignement et à des pratiques managériales participatives et orientées vers les objectifs. Aussi ce sont les facteurs de l'environnement socio-éducatif et ceux relatifs aux élèves qui déterminent les performances des écoles primaires.
Ces deux dernières décennies, des efforts importants ont été consentis en faveur de l'universalisation de la scolarisation en RDC. Notre analyse suggère que cet objectif semble encore assez éloigné à cause des disparités scolaires importantes selon les provinces, le genre et les niveaux d'enseignement. Cela tient au financement du secteur éducatif par les ménages qui a montré toutes ses limites et à une gestion des établissements peu transparente. Notre conviction est que l'on doit mobiliser davantage des ressources financières en faveur de l'école, s'engager dans une autonomisation de la gestion scolaire et adopter des politiques éducatives favorisant les provinces de l'Est, les filles et les milieux particulièrement démunis. Telle est la voie qui conduit à une intégration nationale réussie, soubassement d'un Congo émergeant.
Kamba Eyanganunga Albert ; Kimenya Musailwa Déogra
La participation scolaire des filles à Kisangani n'est pas à la hauteur des attentes car elle se fait en dents de scie. Si en début de scolarité primaire, on dénombre autant de filles que de garçons, les effectifs des premières diminuent au fur et à mesure qu'on évolue dans le cursus scolaire et chutent de manière importante au secondaire. On dénombre de moins en moins de filles que de garçons au niveau secondaire. Lorsqu'on considère la représentation dans les filières d'études, les filles sont surreprésentées en pédagogie générale et sous-représentées dans des filières où les sciences, les techniques, les mathématiques, la physique, la biologie et la chimie sont sollicitées. Cet état des choses prélude une faible représentation des femmes dans les professions scientifiques et techniques plus tard. De plus, le rendement quantitatif, le taux de réussite aux épreuves nationales et aux épreuves objectives sont faibles voire mitigés. Si les filles du primaire ont une opinion positive sur leurs aptitudes intellectuelles, par contre, celles du secondaire se représentent comme pas assez aptes pour les sciences et les technologies. Et la violence sexuelle en milieu scolaire, qui s'ajoute à toutes les discriminations négatives dont la fille est victime dans la société, est un frein dans la scolarisation de la jeune fille.
Au Congo-Kinshasa, le régime du Président Mobutu a été qualifié par les observateurs de régime de stabilité politique et de paix sociale, du moins jusqu'à la fin des années 1980. Comment Mobutu a-t-il réussi cette stabilité politique et cette paix sociale durant une très longue période de son règne ? Quels sont les mécanismes qui ont le plus contribué à la reproduction de son pouvoir, et de ce fait à sa domination et à sa longévité politiques ? Cette double interrogation centrale constitue le fil conducteur de cet ouvrage. L'auteur part de l'hypothèse selon laquelle la violence politique apparaît, à côté de la corruption et de la tolérance à la débrouille, l'une des composantes principales de la rationalité politique du régime mobutiste, et donc l'un des mécanismes fondamentaux qui ont permis la longévité de ce pouvoir. Elle est l'une des stratégies du pouvoir qui influencèrent fortement les comportements des acteurs sociaux durant le règne de Mobutu. Le pouvoir l'a utilisée de façon systématique et organisée, non seulement contre toute contestation de son régime mais également comme stratégie et moyen de domination du champ politique et de la société. Pour corroborer son hypothèse, l'auteur a analysé des textes, réalisé des entretiens et exploité des documents audiovisuels. Au final, cet ouvrage montre aussi qu'une gestion et une domination politiques qui recourent abondamment à la violence - avec comme compléments la corruption et la tolérance à la débrouille - conduisent, dans la longue durée, à la faillite de l'Etat et à la déliquescence de la société. Tel est le cas du Congo-Kinshasa.